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A THOUSAND YEARS SLAVERY - A Fury Named Spartan


A Thousand Years Slavery est un jeune groupe suisse qui sort avec « A Fury Named Spartan », leur premier EP. Je trouve assez désolant de voir qu’à l’heure actuelle, des groupes se risquent toujours à un metalcore, somme toute, assez basique.

Non seulement la scène metalcore (ici plus Deathcore) commence dangereusement à saturer, mais si en plus des groupes comme celui-ci sortent des CD qui ne sont autres que des accumulations de clichés… On court droit à la caricature d’un style qui, pour moi, est quasiment en perdition !

 

Si je m’acharne comme ça sur ce combo c’est qu'ils ont tout d'abord fait quelque chose qui passe très mal : le chant clair. Un groupe de Deathcore commençant avec une bonne patate, de bons riffs, de bonnes rythmiques et qui vous claque un chant clair sur plusieurs titres… Il y a de quoi crier au scandale ! Bien que le chant ne soit pas faux, il n’offre rien d’exceptionnel non plus… Lorsque l’on entend ça sur les premiers morceaux, on se dit que c’est juste un passage, donc rien de grave.

On se concentre donc de nouveau sur cet EP, et on tâche d’être un peu plus tolérant… Mais arrivé au morceau « une étoile incandescente » (déjà rien que le nom…), le groupe m’achève, c’est la cerise sur le gâteau comme on dit. Ce morceau est d’une inutilité la plus totale (désolé d’être si méprisant) : en gros c’est un poème (en français dans le texte) sur fond d’arpèges lents et de clavier. Et les textes ressemblent fortement à casimir et le lac des cygnes…

Donc on se demande quand même si le groupe n’essaye pas délibérément d’attirer les minettes de 14 ans. C’est d’ailleurs dommage que A Thousand Years Slavery ait basculé du "côté obscur", car le reste de la musique vaut déjà un peu plus le coup.

Les grattes, par exemple, offrent une prestation tout à fait respectable avec de très bonnes mélodies inspirées du Death mélodique scandinave, ainsi que plusieurs solos dans la même veine. En ce qui concerne le reste, le groupe n’invente rien ça c’est certain, mais au moins c’est efficace. Les growls du chanteur ainsi que sa voix criarde sont bien plus appréciables que le chant clair, une bonne performance de sa part également. En plus de ça, le son est vraiment bon pour une première livraison. Nous avons même droit à quelques infrabasses en début de "moshpart" (si l’on peut appeler ça ainsi).

 

Cet EP aurait donc pu avoir une valeur nettement supérieure si les suisses n’avaient pas choisit d’être si naïfs (si naïveté il y a…). On peut d’ailleurs remarquer que « A Fury Named Spartan » traite de la Grèce antique, ce qui est un bon point niveau originalité. Donc jeunes kids metalleux découvrant le metal extrême vous y trouverez sûrement votre compte, mais amis puristes passez votre chemins en espérant que A Thousand Years Slavery se durcira par la suite...


Domain-of-death
le 21/04/2009
 
A THOUSAND YEARS SLAVERY - A Fury Named Spartan

4,5/10

[page du groupe A Thousand Years Slavery]

Support : Maxi-cd / EP
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Tracklist :

1. Epicurean
2. Drastic Oversleep
3. An Eternal Tree
4. Une Etoile Incandescente
5. A Fury Named Spartan
6. Betrayed Flavour


Année : 2008

Label :Conatus Records

Durée : 23:19





commentaires

> Finisterra (le 21/04/2009 à 11h53)
Ahah, j'avou que "une étoile incandescente" est franchement nulle... Des textes d'une niaiserie pas possible...

> cedrik (le 21/04/2009 à 14h31)
Salut,

merci pour la chronique.
Juste une mini précision: "une étoile incandescente" est un hommage à un proche qui s'en est allé. Ca explique sans doute les paroles un peu "niaise"...

Sympa d'avoir pris le temps d'écouter le skeud malgé tout !

Salutations.

cedrik


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