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Aspirateur De Langue - "Guily-Guily Show Bar"

Aspirateur De Langue - "Guily-Guily Show Bar"
chronique Aspirateur De Langue - Guily-Guily Show Bar
7.5/10 0

écouter "Bye Bye"


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CD album CD album (58:03)

 

Style musical : 

Fusion metal rock cuivrée et barrée

 

Année : 

2008

 

Tracklist :

01. Rocky Boy
02. Turbulence
03. Tango With a Fly
04. Warhole
05. Appaloosa
06. Golden Boy Junkie
07. Rackmaninov
08. Manfred
09. Bye Bye
10. Lee Bruce

 

Label : 

Autoproduction

 

Lieu d'enregistrement : 

Studio d
Dans le même style :
Living Colour - Stain

J’aurais monté un groupe, il se serait appelé Aspirateur de Langue. Clairement. Ou alors Gencive Charnue. Et s’il avait fallu sortir un premier album, j’aurais vendu mon âme à Lucie Fer (la Déesse du Metal) pour trouver une idée de titre du genre Guily-Guily Show Bar. C’est rien de moins que le titre parfait. Oscar de l’imaginaire le plus brillamment givré, loin devant la concurrence. L’album contiendrait 10 titres de musette’n’B de rue que ça vaudrait quand même la moyenne, rien que pour la pertinence et la pétillance de ces trouvailles. Si. Comment ça, ça en dit long sur mes goûts de chiotte?

 

De la discographie d'Aspirateur de Langue, c’est l’EP Hot, sorti plus tôt cette année, qui est venu le premier chatouiller mes tympans. J’avais bien aimé le délire, un peu moins le son. Enfin quand je dis le son, je parle de l’enrobage, de la prod, du mix, de toutes ces choses qui font le paquet cadeau autour. Les chromes autour du moteur, le 90-60-90 autour du cerveau. Pour rappel, à ce niveau-là c’était un peu lège’, sans vraiment de volume, à la limite du raplapla – pour peu que l’on ait mis sur l’autre plateau de la balance l’une des ces prod’ bien testostéronées comme on sait les faire dans la famille metal. Hot cétait une ambiance cuivrée, du rock funky délire bien sympatoche, un truc fait par des potes pour des potes, mais pas exactement le nouveau mètre-étalon en matière de nawak metal. Avec ce manifeste discographique pour unique référence, on n'aurait pas forcément imaginé le groupe ouvrir pour – par exemple – Estradapshere, à cause de cette fameuse prod’ donc, ainsi que de la dimension a priori plutôt « locale » de l’entreprise. Et comme cet EP était la charrue venant après les bœufs Guily-Guily Show Bar, le risque était grand que le constat ne soit guère plus folichon pour ce dernier.

 

Et pourtant. Je ne sais pas, peut-être est-ce parce que j’étais déjà au courant de ce à quoi j’allais être exposé. Peut-être est-ce dû au format long qui laisse plus de temps pour se faire à l’enveloppe sonore. Quoiqu’il en soit Guily-Guily Show Bar est passé plus facilement que Hot. Ouaip. Et le plaisir a cette fois franchement pris le pas sur les petits agacements. Pourtant les fondamentaux restent à peu de choses près les mêmes. La guitare metal est toujours enterrée tout au fond, là-bas, loin du front sonore. Et l’ambiance générale est toujours à la grosse déconne entre potes. Sauf qu’il me semble que tout cela se tient bien mieux. La voix de Kevin, zébulon cartoon à l’accent frenchy bien marqué, me semble cette fois plus dans la lignée des Pedral-from-Vladimir Bozar ou des Simon-from-City Weezle. Et surtout, tout connement: on (enfin je) accroche bien plus aux morceaux.

 

D’ailleurs je serais bien embêté pour choisir mon titre préféré ce coup-ci. Le pêtage de boulard « Tango with a Fly », sorte de tango jazzy qui part en vrilles à la Fishbone (« Oh mummy, don’t beat me, please, punish me! »)? Ou le vieux rock’n’snap-ya-fingaz d’« Appaloosa » qui swingue avec classe avant de finir en vieux trip noisy? Ou peut-être le cartoon jazz boogie léger (hum, au début surtout…) et barré de « Rackmaninov »? A moins que les élucubrations de ce bon vieux « Manfred »…? Ou alors le metal rock foufou de « Bye bye » et les couleurs ragga-jazz – allez, disons ska – de son refrain? Entre les 5, mon cœur balance... Tout m’a l’air mieux cette fois: les petites accroches, les interventions de saxo, les délires. Et quand le groupe pête un bon vieux câble sur fond de swing, de groove, de funk, de boogie-woogie, j’en passe et des plus remuants du popotin, qu’il navigue entre Fishbone et Mr Bungle, là c’est le bonheur!

 

C’est marrant, c’était surtout sur les 2 prochains EP que j’attendais le groupe. Et les voilà qui marquent des points en tirant une "vieille" cartouche. L’explication est sans doute à trouver entre – côté groupe – des fluctuations au niveau de la composition et de l’inspiration et – côté chroniqueur – une meilleure assimilation de l’univers de nos amis nantais. En tout cas ça sent bon pour la suite! Vivement la prochaine génération d’Aspirateur de Langue (le Bucco-Spir2000 ou le cure-dent Dyson?) donc!

 

PS: c'est un détail pour certains, mais l'objet en lui-même est superbe. Ainsi au lieu du bête livret habituel, ce "mini digipack" contient une fiche par chanson avec, pour chacune d'elles, un chouette artwork dédié (...par contre pourquoi ne pas avoir mis les paroles au dos?). Et même si cela a déjà été fait, le CD a été savamment travesti en 33 tours, touche de bon goût s'il en est. J'aime.

 

 

 

 

La chronique, version courte: fusion metal rock jazzy délirante et sympatoche. Il y aurait un peu à redire sur le son, mais on se laisse engloutir la langue avec gourmandise. 

photo de Cglaume
le 12/10/2011

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