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Benighted - "Carnivore Sublime"

Benighted - "Carnivore Sublime"
chronique Benighted - Carnivore Sublime
9/10 0

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CD album CD album (37:46)

 

Style musical : 

Fucking Crazy Brutal Death

 

Année : 

2014

 

Tracklist :

01. X2Y
02. Noise
03. Experience Your Flesh
04. Slaughter/Suicide
05. Spit
06. Defiled Purity
07. Jekyll
08. Collection Of Dead Portraits
09. Carnivore Sublime
10. Les Morsures Du Cerbère
11. June And The Laconic Solstice

 

Label : 

Season of Mist

 

Lieu d'enregistrement : 

Kohlekeller Studios, Seeheim (Allemagne)
Dans le même style :
Darkrise - RealEyes

Je pense qu'on gardera tous, en tant que bons citoyens français, un souvenir ému de cette petite polémique que notre ex-première dame de France Valérie Trierweiler nous a livré avec son bouquin et ses histoires de « sans-dents ». Mais bon, honnêtement, il faut quand même remettre les choses dans leur contexte : nous avons là un étal d'une femme bafouée par l'adultère d'un ex-compagnon batifoleur. Et la légende urbaine raconte ce qu'elle veut, de même que la presse à scandales qui a pointé le bout de son nez tel une nuée de corbacs investissant un nid de cadavres mais peut-être que ce terme sorti de la bouche de notre actuel président a peut-être été erroné. Après tout, on ne peut pas acquérir ce statut sans aimer ses concitoyens, tout particulièrement cette classe moyenne qui représente bien plus de la majorité des habitants de l'Hexagone, à plus forte raison lorsqu'on représente un parti socialiste, c'est bien connu... Non, par le terme « sans-dents », nul doute que M. Hollande voulait parler de tous ces gens qui ont prêté une oreille à Carnivore Sublime de Benighted.

 

Car il n'y a pas besoin d'en faire une dissertation de dix-mille pages : l'album le plus récent des Stéphanois agit comme un véritable parpaing en pleine face qui déloge les dents une par une. Et comme il est sacrément génial, on le repasse, encore et encore, jusqu'à toutes les recracher. Et notre Président a bien raison de se moquer tant on a l'air sacrément con : ce n'est vraiment pas avec notre sourire sans quenottes qu'on aurait pu se permettre de serrer la damoiselle Julie comme il a pu le faire. D'ailleurs, chacun des chroniqueurs de l'équipe vous dira que cette galette n'a jamais été chroniquée par simple omission. Excuse bidon car la vérité est bien plus cruelle et égoïste. Personne ne voulait prendre le risque de perdre son sourire bright de lover. Tout ça pour quoi ? On se le demande car finalement, ça ne les a pas permis à atteindre la mère Gayet. Pas de chance les gars, François a mieux su se servir de ses charmes et physique avantageux que vous.

 

Mais si François se moque, c'est peut-être un peu parce qu'il est envieux. Parce que les galipettes, ça va cinq minutes mais ça lui a quand même fait louper un album de brutal death de haute volée. Une nouvelle référence dans le genre, tant sur le plan national que sur le plan international. Parce que franchement, Benighted nous file une mandale encore plus magistrale que la précédente, Asylum Cave, déjà fort bourrine, tout en se payant le luxe d'atteindre un niveau supplémentaire en terme de maturité. Si beaucoup accordaient ce statut à Identistick, Carnivore Sublime en fait de même, ne faisant que glorifier davantage une discographie sans fausse note ni faute de goût.

 

Pourtant, Benighted ne se réinvente pas plus que cela. Juste que le combo s'est encore plus monté le bourrichon pour atteindre une violence et une brutalité sans précédent. Et même si les tempos varient, la jauge d'intensité, elle, ne varie pas d'un iota et reste bloquée dans le rouge. Une aiguille proche de la case surchauffe, il faut l'admettre, sans jamais l'atteindre. Ce qui n'empêche pas de ressortir rincé. Mais épuisé par ce même sentiment de satiété physique post-orgasme. Bref, les incisives ont sauté mais rien à craindre pour notre appétit sexuel puisqu'on s'est pris une bien belle galipette sonore. Déferlement d'hyper-violence savamment maîtrisée – par on ne se sait quel miracle tant on pourrait entrapercevoir l'ombre d'une camisole au-dessus de la tête des Stéphanois – blindée de mélodies accrocheuses et de passages groovy. Et qui bouffe dans tous les râteliers de la folie voisine, entre hardcore, grind, furious noise et black aussi blastant que glauque. Bam, voilà les canines de moins.

 

Et Benighted se paie même le luxe de partir vers un peu d'exotisme tel le break tribalisant du titre éponyme arrivant comme un cheveu sur la soupe pour repartir de façon aussi tonitruante qu'il était venu. Beau trip qui te fait bien cracher deux molaires. La présence du vilain Kvarforth (Shining) vaut son pesant de cacahuète tant « Spit » retranscrit à merveille le don du Suédois dans les prestations entremêlant abjection, dérangement, adoration et plaisir coupable. Tu les sens bien tes quatre molaires en moins ? Et que dire de la technicité ? Tout le monde brille, tant musicalement que vocalement. Pas besoin de faire de prog pour prouver qu'on sait bien jouer, surtout que là, ça casse deux molaires en plus. Et puis merde François, t'as été con d'écouter le démon de midi, histoire de redonner seconde jeunesse au flasque Popaul, tu loupes des putains de hits en puissance au fort potentiel brise-genoux en salle. Ah non, ce ne sont pas les rotules qui sont au sol mais les dernières dents de sagesse qui restaient.

 

Non franchement, François, tu as de quoi être un peu envieux dans tes boutades. Malgré tout, tu as beau conserver un beau sourire intégral de façade, tu rigoles beaucoup moins pour étouffer – plutôt efficacement, une chance qu'il y a plein de misères en France et dans le monde pour détourner l'attention – le fait que les innombrables demandes de dentiers et autres appareillages dentaires qui découlent de l'écoute de Carnivore Sublime creusent de jour en jour le trou béant de la sécu. Et que l'Elysée se prend également une multitude d'attaques de plus en plus virulentes du syndicat des Petites Souris qui en ont plus que ras-le-cul des heures supp' à la chaîne. En tout cas, tu peux toujours te pavaner toute dents dehors devant les caméras et les appareils photo, je n'en ai que cure : ces 38 minutes d'orgasmes répétables à volonté compensent ma perte de sex-appeal. Et je reste fière d'être une sans-dents, bordel !

photo de Margoth
le 05/06/2015

Commentaires

cglaume

cglaume le 05/06/2015 à 12:15:10

Genre tu as l'air certaine qu'aucun de nous n'a ses entrées chez Julie... Genre.

cglaume

cglaume le 05/06/2015 à 12:16:17

(non parce qu'on m'a dit que du côté de Cobra...)

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 05/06/2015 à 17:59:26

Sans déconner, on n' a pas les meilleur(e)s dans la team ???

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