CALLISTO - Providence
Que ceux et celles ayant connu Callisto avant 2009 commencent à pleurer car ce Callisto là n'est plus. Eh non ! Le "nouveau" Callisto sauce 2009 est bien différent de ce que l'on a pu connaitre auparavant. Après deux albums typiquement postcore, et de bonne facture, les Finlandais ont eu la mauvaise idée de changer de vocaliste. Modification ayant également entrainé un changement relativement important du style du combo. Exit donc le postcore, Callisto baigne à présent dans la mer d'un métal hybride et mélodique. S'il est vrai qu'il est bon pour un groupe de changer et d'évoluer, clair en est que Callisto a pris la mauvaise direction. Sur cet album le groupe a voulu surtout chercher une sorte d'intensité mélodique qui se développe progressivement pour exploser et envouter, à la façon du post-rock donc. Seulement, les explosions sont plus que rares et il faut admettre qu'il ne se passe pas grand-chose durant les 68 minutes de cet album. Les dix titres ont tous à peu de chose près la même construction, difficile donc de les distinguer les uns des autres et d'être envouter par la musique. Musicalement, le groupe a mis de côté ses goûts sludgisant et les ambiances lourdes, pesantes. Les nouvelles compositions sont beaucoup plus lumineuses et moins oppressantes, avec notamment un clavier et des effets qui tissant une toile de fond sonore…toile de fond semblant toujours être la même d'ailleurs. Prenant des allures nettement plus progressifs, les nouveaux morceaux ont également moins de percutant. Tout d'abord à cause d'un manque d'intensité certain et également à cause du nouveau chanteur. Ce dernier nous fait "bénéficier" de son chant clair 95% du temps, chant clair trop poussif et poli à mon goût. Occasionnellement ce dernier se lâche, en même temps que les guitares, pour nous offrir un rappel de ce qu'est le vrai Callisto sauce postcore. Je pense notamment à la fin de "In Sessions" (seul titre à tenir vraiment la route à mon goût) et surtout sur "Drying Mouth", morceau énervé de bout en bout. Malheureusement ces passages son bien trop rares. "Providence" dure plus d'une heure, une très longue heure. Si quelques titres sortent du lot ("In Session", "Eastern Area" ou "Drying Mouth"), le reste s'empêtre dans une monotonie ennuyeuse à souhait. Si certain groupes réussissent à évoluer de façon conséquente et réussie (comme Cult Of Luna), Callisto a raté la marche ce coup là. Les autres chroniques du groupe Callisto : - Callisto - True Nature Unfolds (2005) |
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[page du groupe Callisto] Tracklist : 1. In Session (6:34) Année : 2009 Label :Fullsteam Records/Svart Durée : 68 minutes |
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