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Dog Fashion Disco - "Sweet Nothings"

Dog Fashion Disco - "Sweet Nothings"
chronique Dog Fashion Disco - Sweet Nothings
7.75/10 0

écouter "Tastes So Sweet"


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CD album CD album (1:09:12)

 

Style musical : 

Smart nawak metal

 

Année : 

2014

 

Tracklist :

01. Greta
02. War Party
03. Scarlet Fever
04. Tastes So Sweet
05. Doctor's Orders
06. Envy The Vultures
07. Approach And Recede
08. Down The Rabbit Hole
09. We Aren't The World
10. Struck By Lightning
11. Sweet Nothings
12. Pale Horse
13. End Of The Road
14. (Hidden Track)

 

Label : 

Rotten records

 

Lieu d'enregistrement : 

Wrightway Studios
Dans le même style :
Dog Fashion Disco - The city is alive tonight - live in Baltimore

Lors des 7 dernières années, Todd Smith et Jasan Stepp n’ont pas franchement chômé, la paire n'ayant eu de cesse de nous balancer ses cotillons nawak metal au visage sous le nom de Polkadot Cadaver. Avec 3 albums à leur actif – dont 2 particulièrement excellents – et un EP encore tout frais, ils ont réussi à mettre la communauté metal-foutraquophile dans leur poche. Sauf que quand on est aussi hyperactif que ces 2 zoziaux (...je vous épargne la liste de leurs side projects), cela n’est pas encore assez. C’est ainsi que, cédant à la demande des fans ainsi qu’à une envie pressante (la soif de live, ça finit par peser sur la vessie), nos 2 compères ont reformé Dog Fashion Disco, « le groupe d’avant », histoire de faire revivre leurs vieux tubes sur scène lors de quelques dates stratégiquement planifiées. On aurait du mal à le leur reprocher tant il y a de bonnes choses dans la discographie du Médor du Dancefloor.

 

M’enfin ce genre d’histoire, on sait bien comment ça finit…

 

...Et ça n’a pas loupé! C’est que quand on met un doigt dans la nostalgie, on se retrouve vite à finir tout le pot. Et en effet, l'envie de relancer la machine, puis de re-proposer du matériel neuf sous le nom du cabot ressuscité arrivèrent vite. Le groupe se lança donc logiquement dans la – désormais – traditionnelle campagne de crowdfunding et réussit à lever ainsi plus de 85000 dollars… Ce qui lui permit non seulement d’organiser quelques dates sur Londres, mais également de bûcher non pas sur 1, mais sur 2 nouveaux albums  Sweet Nothings étant le premier de ceux-ci.

 

Alors pour ceux qui ont découvert les merveilleuses aventures de Jasan et Todd au pays du metal barré via les épisodes PolkadotCadaveriens, vous pouvez approcher en toute confiance: il est en effet extrêmement difficile, lors d’une l’écoute à l’aveugle d’un morceau de Dog Fashion Disco, de savoir si celui-ci est extrait du répertoire de l’une ou l’autre des 2 formations. Allez, on va dire que le versant metal du cadavre à pois est plus acéré, ceci étant d’autant plus sensible que sur Sweet Nothings, à l'opposée, le groupe fait beaucoup usage des cuivres et autres claviers divers… Mais pour être honnête, aucun de ces 13 morceaux n’aurait  dénoté sur un album de Polkadot Cadaver. Non, en fait, plus que jumeaux, ces 2 groupes sont même carrément siamois.

 

Par contre je vous préviens: lors de la 1ere écoute de ce 7e album, on flippe quand même un peu – surtout si l’on n’a pas été prévenu. Parce que « Greta », le tout premier morceau, est minimaliste, sombre, nostalgique… à la limite de l’autisme. Enfin c’est ce que l’on se dit alors, en particulier si l’on a encore les échos de l’excellent Last Call In Jonestown en tête. C’est qu’on a envie que ça taille dans le gras nous autres, que ça badaboumise, que ça balance du refrain larger-than-life en veux-tu-en-voilà! Heureusement, la suite nous rassure vite. Car Todd délivre toujours ses confessions mi-caressantes mi-menaçantes, en alternance avec des accès rageurs légèrement teintés de distorsion « indus ». Car le bon gros metal vient toujours nous thrasher au visage (« War Party », « Tastes So Sweet »), la basse jouer les gros matous ronronnant et imposant, et les digressions circus/nawak rompre avec régularité le sombre voile psychiatrique de certains morceaux où la lumière peine à percer (comme sur « Envy The Vulture » par exemple).

 

« Bon alors quoi: il est bon ou pas l’album au Petit Chaperon Rouge? »

 

La réponse n’est pas binaire. Oui, Sweet Nothings est bon... Mais. "Mais", car lors d’écoutes distraites, aucun morceau ne nous saute vraiment à la tronche pour nous forcer à lâcher un « ‘tain ça déchire là! ». Car « Greta » ne nous permet pas de commencer cette nouvelle aventure en mode Benco-je-démarre-plein-pot. Et puis car il y a un poil trop de tortillons sombres à la « Down The Rabbit Hole », tunnels au bout desquels on ne voit jamais une lumière franche et éblouissante inonder nos faciès poupins.

Le truc c’est qu’il faut laisser un peu de temps à l’opus, lui accorder quelques écoutes attentives – sans faire la vaisselle ou lire un journal en même temps quoi. Alors là oui, l’œuvre se dévoile pour laisser scintiller les trésors enfouis dans ses recoins, et déployer ses amples refrains…

 

On découvre alors que « War Party » est un morceau de nawak metal très percutant – qui, au passage, aurait fait un titre d’ouverture parfait. On se prend alors le metal’n’roll rutilant de « Tastes So Sweet » en pleine poire, un grand sourire en travers de la trogne. On déguste encore « Struck By Lightning », ainsi qu’un morceau-titre faisant des détours remarqués chez Lenny Kravitz. On savoure enfin la lonesome cowboy song « End Of The Road » qui clôt l’album (...si l’on ne compte pas la piste 14 et sa longue liste de remerciements) en alliant nonchalance, spleen, séance de reggae sud-américain (!) et metal sombre. Mais le top-of-the-pop, ce sont les tubes en puissance « Pale Horse » (variété, ambiance et gros refrain), « We Aren’t The World » (et ses trépidations rehaussées de trompette) et le fantastique « Doctor’s Orders » (généreusement cuivré, funky en diable, et doté d’un refrain tout en strass et spotlights).

 

Todd et Jasan nous ont tellement habitués à sortir des albums pleins de tubes que, dès qu’un Sweet Nothings sort – moins direct, moins frais, moins démonstratif que ce à quoi on s’attendait –, on en viendrait presque à jouer les difficiles. Ce serait faire une grossière erreur: ce nouvel opus est tout à fait du niveau des précédents. Essayez-le donc, et insistez un peu si ça ne rentre pas tout de suite (on ne peut pas faire une overdose de poppers… Si?).

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: 7e album de Dog Fashion Disco après 7 ans d’inactivité, Sweet Nothings continue à faire dans le "smart nawak metal" typique de ce à quoi nous avait habitués la paire T.Smith / J.Stepp. Plus cuivré et un micro-poil moins metal que le dernier Polkadot Cadaver, un peu moins direct également, cet opus est néanmoins tout à fait digne de votre intérêt. Plus "sweet" que "nothing" donc.

photo de Cglaume
le 22/09/2014

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