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Les chroniques Drawers - All is one (chronique)

Drawers - All is one
7.25/10
CD album CD album (53 minutes)
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Style : Stoner Sludge

Année : 2011

Tracklist :

Caput Mortuum Ocean
Grey Sailor
Black Queen
Ivory Lighthouse
Blue Keel
Silver Hand
Purple Ride
Red Ballet
Electric Seat
Golden Adieu
Muddy Smoke
Azurite Constellation

Label : Slowburn Records

Dans le même style :
Jack and the Bearded Fishermen - Places to hide

Il y a un peu plus de deux ans, j'étais plutôt enthousiaste à la découverte de Drawers. Grosse hydre poilue à 5 têtes bien pleines de riffs lourds et de rythmiques stoner-sludge à faire s'envoler des touffes d'amarante blanche à travers le sud des USA.

 
Avec All is one, je dois avouer avoir été quelque peu déçu.
Mais qu'on ne me fasse pas dire ce que je n'ai pas dit : cet album mérite largement la note arbitraire et dénuée de sens de 7.25/10 puisqu'il est bon ! 
Seulement... Sur l'ep on prenait un pied qu'on ne prend pas vraiment sur toute la longueur de l'album.
 
Pourtant, pris un à un, les morceaux ont tout ce qu'il faut : un lot de testostérone inépuisable (l'énorme "Black Queen") dans les guitares. Puissance virile tout aussi présente dans le chant, qui renferme une forme de "rage du désespoir" plutôt rare dans le genre, mais qui se marie bien aux allures massives des parties instrumentales.
 
Il y a des étrangetés comme les sons au second plan (vraiment très discrets) sur "Caput Mortuum Ocean" qui traduisent peut-être les profondeurs : peu probants mais loin d'être éliminatoires pour cet excellent titre.
Notez aussi l'intro de "Grey taylor" dans laquelle se rencontrent une guitare hard 80's et des sonorités sludge : un paradoxe qui fonctionne bien.
 
En fait, dans l'ensemble on a quelque chose de couillu et super cohérent : personne ne se détache et l'esprit de groupe est là. 
Vous vous demandez alors : où est le problème ? 
 
Une sorte de petit passage à vide : à un moment on se détache toujours le temps de 2 ou 3 titres en ayant parfaitement conscience qu'on rate quelque chose ! Une mésaventure qui m'est souvent arrivée dans la 2nde moitié : le choc ne tient pas sur la longueur (ou peut-être est-ce moi, fébrile chroniqueur, qui ne tient pas).
Ce n'est pas faute d'avoir fait ce qu'il fallait puisque Drawers descend tout d'un cran arrivés aux 2/3 de l'album : le ton devient plus grave, le rythme plus lent, les guitares encore plus lourdes : à se demander s'ils ne cherchent pas "le bruit marron".
 
Bruit peut-être trouvé avec le vibrant "Azurite constellation".
Petit cadeau instrumental de départ d'un peu plus de deux minutes qui souffle tout dans les dernières secondes grâce à une production du tonnerre.
 
Solide, Gras, Pachydermique mais encore imparfait, le sludge des toulousains rejouira, assurément. Ils franchissent le pas du premier album avec brio. 
Il ne faut pas toujours faire attention quand je fais la fine bouche pour quelques détails : Drawers ne peut que vous plaire.
photo de Toukene
le 09/12/2011

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