HUATA - Open the Gates of ShambhalaHuata est breton (je dis ça car c'est l'excuse que l'on m'a donné sur le forum quand j'ai demandé comment ça se prononce, je dois pas être le seul à me le demander d'ailleurs, donc Huata ça se prononce hu-a-ta, dixit le boss.
En fait, cela signifie "conspuer" en Breton (en gros, siffler, huer, tout ça quoi). Cela dit, et moins communément, il s'agit aussi d'une expression utilisée pour parler de "chasse aux sorcières". En quelque sorte, les deux termes ont beaucoup en commun, mais c'est sur le deuxième que je m'appuie. J'aurais pu trouver la traduction de "sorcier" pour nommer mon groupe mais il se trouve que ça se dit (si vous y arrivez) GWRAC'H. Dans le genre t'es-pas-cap-de-prononcer-comment-que-j'm'appelle, ça en jetait mais pas super pratique quand même. Surtout si les trois quarts du groupe ne savent même pas prononcer ça correctement... dixit Carcinos.
La pochette maintenant : une fille nue !!! Les bras tels des flèches de grues (quel humour...). Il y a d'autres trucs derrière, mais étant un obsédé c'est le seul truc de l'artwork que je retiens.
On enchaîne rapidement sur la musique : Open the Gates of Shambhala est en téléchargement gratos pour notre plus grand bonheur. Enfin, il faut aimer le stoner/doom sans rien de révolutionnaire avec juste des bons riffs bien lents et lourds, redondants et saturés. Certains passages grooveraient presque malgré un côté très très sec ; Huata lit le doom dans les entrailles de groupes tels qu'Electric Wizard ("Diving in a swamp" illustre parfaitement mon propos, et l'intro de ce morceau est bonnard, soit dit en passant). Le son des guitares est juste comme il faut, abrasif, chaud et lourd à la fois, hyper saturé forcément. La basse est pas mal non plus dans ce registre, extrêmement présente pour alourdir encore un peu plus la musique de Huata. D'ailleurs cette basse est l'élément le plus entraînant du disque, surtout quand le rythme décolle sans s'alléger ; tandis que les guitares se font parfois très drone à laisser trainer leurs accords, brassés au floyd ou transdoomés à la pédale, cela dis je n'ai pas entendu d'abus de larsens.
Dans les aspects négatifs, parlons de la batterie qui semble ne pas avoir subit les mêmes soins que les autres instruments, que ce soit pour les compositions ou le son. Pendant les passages les plus calmes, la batterie n'est pas aussi fignolée que le reste ; c'est une sensation bizarre et dûre à expliquer, son absence n'est pas gênante mais sa présence a quelque chose de moins agréable/utile, sur les passages les plus drone/doom elle à tendance à se faire quelconque voir inexistante. Sans compter que par rapport aux guitares elle à un son étriqué. Certains passages vocaux laissent un petit goût amer (ça manque un peu de gras dans les passages lourds et pesants), quand ils sont trop noyés dans le marasme musical et qu'ils sont légèrement en retrait il manque un peu de définition ; c'est peut-être dû à la production qui les étouffe trop. Chose très rare pour moi, je pense que quelques petites parties de chant clair sauce doom canal histoire apporteraient un côtés mystique/obscur renforçant l'impact de leur musique. |
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[page du groupe Huata] Support : CD album Tracklist : 1. Alchemist reborn Année : 2010 Label :throatruiner records Durée : 34:18 Lieu d'enregistrement : 8, rue Poul Palud Trégastel |
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