MAGRUDERGRIND - MagrudergrindSi vous êtes en rade de grind les copains, j’ai LE remède pour vous foutre la banane avant ce dur retour à la réalité qu’est la rentrée… Magrudergrind, c’est comme le Port Salut, c’est marqué dessus ! Du bon grindcore en veux tu en voilà : 17 titres, 26mn, ça blaste, ça braille, ça défouraille mamie, mais pas que, c’est aussi un peu de subtilité. Particularité du groupe, pas de bassiste, et pour imiter Sepulturastaman sur une précédente chronique du groupe, le bassiste c’est comme les aïgus dans le drone : ca sert a rien. Une bonne année pour le grind il semblerait, avec les vénères d’Agoraphobic Nosebleed, les papis Napalm Death, et donc la petite surprise pour ma part, les Magrudergrind qui viennent tabasser la gueule de tous ceux qui se foutent en travers de leur chemin. Une putain d’énergie à la fois brutale sur les blast et punk sur les pouta pouta que l’on affectionne tant. Un bon son bien gros taillé dans de la bidoche et dans le parpaing (malgré le manque de basse), une saloperie de hargne et une vélocité qui donnent envie de tout arracher sur son passage. Poussez les murs comme on dit ! Ajoutez a cela des bouts de samples de hip hop vraiment originaux pour le coup et surtout pas dégueux (« Heavier bombing »), et une lourdeur pachydermique genre « nous aussi on aime bien eyehategod et trap them » (« Bridge Burner » pour en témoigner). Après je vais pas vous mentir sur la marchandise, c’est pas le genre du groupe a révolutionner le genre ni à inventer le fil a couper le beurre, ça reste bas du front, efficace et super haineux. Mais on n’en demande pas plus, Magrudergrind ç’est du grindcore, on n'écoute pas ça pour se rendre plus intelligent : a consommer sans modération (parole de sxe) ! Une super énergie et une grosse patate font la différence quand, en plus d’un gros son (on n'est pas si loin que ça d’un Rotten Sound en matière de mur de son bien massif), on a de bons riffs mêlant sans donner une impression de patchwork mêlant old school (presque crusty) et le plus moderne (sur les ralentissements) voir même hardcore sur les parties plus groovy. Le groupe ne confond pas urgence et précipitation en ne faisant pas que du « tout a fond » : pendant une petite demie heure, le disque passe très bien, n’est pas redondant et ne donne pas non plus une impression de trop peu, et surtout il ne fait pas mal a la tête (entendez part là qu’il n’y en a pas a ras bord). C’est l’atout majeur de ce disque qui ne nous gave pas de blasts a 2000 à l’heure non stop pendant 20mn et des brouettes. En clair, si vous voulez bouger la tête et faire mine de blaster dans le vide en serrant les dents (et oui on fait tous ça) ce disque est fait pour vous ! C’est aussi simple que cela. Franchement c’est le disque qui manquait a ma grindothèque en ces temps de vaches maigres et je pense ne pas me tromper en disant que ce skeud va plaire à beaucoup et faire des heureux. Le grind c’est décidément pas chiant, on fait play ca déboule a toute berzingue, on est content, on en veut d’autre alors on remet le disque. Et le disque pour cette fin d’été c’est cet album éponyme de Magrudergrind, play fast or don’t ! Les autres chroniques du groupe Magrudergrind : - Magrudergrind - Sixty two trax of Thrash (2005) |
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[page du groupe Magrudergrind] Support : CD album Tracklist : 1. The Protocols Of Anti-Sound Année : 2009 Label :Candlelight records Durée : 26:00 |
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