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Melvins - "Live At Third Man Records"

Melvins - "Live At Third Man Records"
chronique Melvins - Live At Third Man Records
7,689/10 0
 

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Vinyle 12" Vinyle 12" (39:11)

 

Style musical : 

Moaning ludlow

 

Année : 

2013

 

Tracklist :

A1. Charmicarmicat
B1. It's Shoved
B2. Anaconda
B3. At The Stake
B4. Queen
B5. Cow
B6. Your Blessened

 

Label : 

Third Man Records

 

Lieu d'enregistrement : 

Third Man Records

groupe Melvins
Melvins

Chroniques :

Mangled Demos From 1983 (1983)
Gluey Porch Treatments (1987)
Ozma (1989)
Live Flexi Single (1990)
With Yo' Heart Not Yo' Hands (1990)
Love Canal/Someday (1990)
Bullhead (1991)
Your Choice Live Series (1991)
Eggnog EP (1991)
Tanx (1991)
Split 7'' (1991)
Dale Crover EP (1992)
Night Goat 7'' (1992)
Joe Preston EP (1992)
King Buzzo EP (1992)
Lysol (1992)
Melvana EP (1993)
Lizzy EP (1993)
Houdini (1993)
Stoner witch (1994)
Prick (1994)
Stag (1996)
Singles 1-12 (1996)
The Bit EP (1996)
Honky (1997)
Alive At The Fucker Club Australia (1998)
The maggot (1999)
The Bootlicker (1999)
The Crybaby (2000)
Electroretard (2001)
Colossus of destiny (2001)
Millennium Monsterwork (2002)
Hostile Ambient Takeover (2002)
26 Songs (réédition) (2003)
Pigs Of The Roman Empire (2004)
Never Breathe What You Can't See (2004)
Message Saved / Thank you! (2004)
Sieg Howdy (2005)
(A) senile animal (2006)
A Live History Of Glutony And Lust (Houdini Live 2005) (2006)
Pigskin / Starve Allready (2006)
Smash The State EP (2007)
Split Tour Double 7 (2007)
Nude with boots (2008)
Pick your battles (2009)
The Bride Screamed Murder (2010)
Hurray For Me Fuk You / Paraquat Plus (2010)
Black Betty Split 7'' (2011)
Amphetamine Reptile Records Cage Match Tour Split 7 (2012)
The Bulls And The Bees (2012)
1983 (2012)
Freak Puke (2012)
Tres Cabrones (2013)
Melvins 1983 - Gaylord (2013)
Live At Third Man Records (2013)
Everybody Loves Sausages (2013)
Hold It In (2014)
Three Men And A Baby (2016)
Basses Loaded (2016)
Dans le même style :
Melvins + Halo Of Flies - Split Tour Double 7

CANADA BUZZ HAS A WAY TO SEE THROUGH MY EYES

Pour une vraie-fausse discographie des MELVINS - Chapitre 56 -

Pour comprendre le pourquoi de ces gourmandises gargantuesques, se référer à l'introduction du chapitre 1...

 

Salut les gaarls and boyz and in-between ! Vous allez bien ? Je vais vous raconter ma vie, z'êtes prévenus. Bientôt, je vais monter un égozine où je pourrai m'étaler honteusement et raconter tout le mal que je pense de vous, de vous tous, de tout le monde ! C'est ma cent-unième chronique pour Core and Co. Ça s'arrose. Et c'est mon cinquante-sixième texte sur les Melvins. Hallucinant, non ?

Franchement, quel groupe mérite autant de gracieux travail sans rien attendre en retour, rien de rien ? Réponse : AUCUN, bien-sûr ! Ha-ha !

Je vous arrête tout de suite : je ne me suis jamais considéré comme un fan. Et vous ne devez pas le faire. Dans fan, y'a « -atique » qui est caché et Atique, c'est un sacré cinglé. Plutôt méprisable, aussi, incapable d'humour, de recul ou de raisonner un tant soi peu sur sa passion maniaque, concentré de sexualité détournée, frustrée, un vrai trou-noir de non-sens et de folie. Évitez les fans, fuyez-les comme la peste ! Faites-les taire, et vite ! A peine ouvrent-ils la bouche que le mal est déjà fait, Le MAL est là, je vous dis !!!

Mais que voulez-vous... Ce groupe m'a sauvé – musicalement, j'entends, tout le reste est perdu à jamais, soyez rassurés – avec quelques autres et aussi, j'ai toujours trouvé que Buzzo avait un jeu de gratte proche du mien. Si, si, il m'a tout volé. Enfin, presque tout : il n'a pas pris les rasguedos et les accords augmentés – 'tention, ça cause technique. Signe de bon goût, me direz-vous, mais bon moi je m'appelle Perrez (avec deux 'r'... un gars à l'état civil, il y a très très longtemps, devait en tenir une bonne) alors je n'y peux rien, la terre d'Andalousie me colle aux basques.

(Hé, il y a un splendide jeu de mots dans ce que je viens d'écrire, vous avez noté ?)

 

Pouf.

Cinquante-six chapitres de chroniques, cinquante-six ! Et j'ai toujours pas chroniqué le live - tout à fait officiel et trouvable aisément chez Ipecac - Sugar Daddy. Qui l'avait remarqué ? Personne. A la place je vais parler de ce Live At Third Man Records limité et épuisé, bien-sûr. Allez comprendre.

Non, surtout ne cherchez pas !

Alors c'est un disque un peu spécial pour plusieurs raisons. Tout d'abord, il a été gravé directement sur le master acétone, en direct, oui. Incroyable, on fabrique le master pour le vinyle en direct-live dans le labo de Third Man Records qui est aussi le club de Jack White, vous savez, le mec de ce petit groupe, là, White Stripes. Être millionnaire, ça a du bon, on peut s'amuser au moins...

Ensuite, dans l'esprit de leur série Endless Residency (encore peut-être de magnifiques chapitres à venir, z'êtes gâtés mes petits), les Melvins ne jouent que des vieux titres, en l’occurrence ici des extraits de Eggnog et Bullhead, deux disques sortis en 1991, deux pépites malades et malsaines qui font partie de la crème de la crème de leur discographie. Avec aussi des bouts de Stoner Witch. Oui, LE disque. Donc voilà un petit mélange des familles des plus alléchants, dirait l'apprenti chroniqueur amateur soucieux d'une introduction totalement prévisible et lèche-bottes.

 

Les Melvins, eux, sont des vrais pros qui ne font pas les choses à moitié, et ne se comportent jamais comme le petit chroniqueur amateur évoqué ci-dessus. Si bien que la face A est entièrement consacrée à une version revisitée du terrible "Charmicarmicat" du dit Eggnog. Dix-neuf minutes, c'est sept de plus que la version originale, déjà. Et puis quand je dis revisitée, c'est pas pour rien. Ils font durer, durer, avec un son de mammouth enragé, dans la lenteur, l'agonie interminable d'une série de riffs sournois, bestiaux mais stériles et froids, tournant en rond dans l'anus du grand rien, du gros Sludge abscons, quoi. Mais complètement unique et personnel, étrangement mouvant, vivant dans l'illogique et la psychose.

Le riff en alternance grosses cordes graves sous-accordées / bends arrache-phallanges dans les médiums a été remanié par Buzzo, tirant de nouvelles harmonies et harmoniques pas loin de l'inouï, à faire pleurer tous les Doomsters stagiaires.

Le klang-klang-klang de gratte vers les huit minutes sonne comme une immonde machine indus amenant un fameux passage discordant de tirés de maboules enchaînant avec le ...euh... « couplet ». King Buzzo sort sa grosse voix grasse éructée et dédaigneuse. Effet garanti après toutes ces douleurs : le grand prêtre cruel nous achève de salmigondis vaudouesques et ubuesques.

Je ne comprends toujours rien aux paroles. Sans doute pour mieux nous dérouter, ils changent des mots quand ça leur chante – quand ils n'usent pas tout simplement de néologismes bien à eux. Les Melvins ne parlent pas la même langue, est-ce vraiment surprenant ? « Charmicarmicat ! », bordel !

Sinon, on aimerait mieux entendre la basse éléphantesque de Jared Warren ; et les batteries, pas de problème, elles sont là !, à taper la caisse claire toutes les dix secondes au moins, à faire des bruits de ferrailles et à enterrer tout ça à coups de massues.

Une version de niqués qui fera fuir la majeure partie des auditeurs. Tant mieux, restons entre rejetons du diable, et pas de pitié pour les tièdes !

Je me dis d'ailleurs que commencer un concert par pareil morceau, c'est pas la meilleure façon de se faire des potes.

Faites chiant et méchant !

 

Pouf-pouf.

Retournons mentalement le vinyle que nous ne possédons pas.

 

Et c'est reparti avec du Rock'n'Roll, les batteries puis la basse relançant le bousin avec un entrain qui fait du bien après toutes ces horreurs annihil-lentes.

"It's Shoved" c'est un des tubes de Bullhead, qui en dégorge.

Ouah, z'imaginez ça ? Dégorger, vomir des tubes, avec des tubes dans les tubes dans les tubes qui sortent de l’œsophage qui n'est rien d'autre qu'un autre tube lui-même ! Des tubes matriochkas ! матрёшки de Satan ! Mise en abyme du Démon !

C'est presque étonnant qu'ils n'aient pas poussé le vice jusqu'à nous empalentuber avec le légendaire "Boris", qui tutoie "Charmicarmicat" dans l'approche austère et schizophrène du riffage lourdingue à en crever. Dommage. Il aurait fallu graver un deuxième vinyle, vous m'direz...

Mais par contre ils enchaînent avec "Anaconda", morceau nauséeux et putride, cependant énergique. Un tube, encore. Un bon tube de gras.

Mouarf... Le son semble s'être détérioré, on entend un peu moins la guitare, ou alors c'est parce que ça joue plus vite que l'équilibre sonore n'est plus le même. Des éléments de la batterie sonnent bizarrement (aaaaaaaaaah putain les toms ! Les toms, merde!), peut-être un micro qui a bougé ou qui s'est pris un pain... Alors que la face A avait un son pas loin d'être nickel.

On replonge dans la lourdeur – en plus onirique ceci dit – avec "At the Stake" tiré de la Sorcière Stoner. On remarquera que Buzzo sait tenir en mauvaise haleine au moyen de sa seule voix puissante, et c'est encore plus flagrant dans son récent album solo acoustique (note à bonhomme : je prévois une chronique pour plus tard). Mais ce n'est pas la meilleure version que j'aie entendue. Je chipote un peu ?

Suit "Queen", sans temps mort, au riff d'intro légèrement modifié. Et le son commence à me taper sur le système. Vraiment dommage. Y'a trop de flou là-dedans ! Z'étiez bourrés dans le labo de Jacky ou quoi ? Pédale douce sur la tequila, bon sang, y'en a qui bossent !

On se finit sur une version honnête de "Cow" (meuh!) et un bon "Your Blessened" conquérant.

 

Voilà.

Un énième disque qui vaut son pesant de bananes en tube pour sa face A, Affreusement titAnesque, et qui tire plus sur le documentaire pour collectionneur en face B. Mais attention, ça c'est parce que j'ai entendu quinze-mille versions des mêmes morceaux depuis des années, alors forcément, ça rend exigeant – ou un peu lassé, blasé, que sais-je ? – dans l'écoute pépère, hein...

Rassurez-vous, en vrai dans le club qui tremblait de partout, ça devait être la B.R.A.N.L.E.E. !

 

Bastards take the other way
They back away !

photo de El Gep
le 10/07/2014

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