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Polkadot Cadaver - "Sex Offender"

Polkadot Cadaver - "Sex Offender"
chronique Polkadot Cadaver - Sex Offender
8.5/10 0
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CD album CD album (40:32)

 

Style musical : 

Nawak metal

 

Année : 

2011

 

Tracklist :

01. Opus Dei
02. Seagrave
03. Bloodsucker
04. Starlight Requiem
05. Stronger Than Weak
06. Slaughterhouse Striptease
07. Sex Offender
08. Cake & Eat it Too
09. Mongoloid
10. Forever and a Day

 

Label : 

Rotten Records Inc.

 

Lieu d'enregistrement : 

Wrightway Studios
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Il est arrivé le nouveau Polkadot Cadaver, haut les cœurs, bas les culottes! Bas les culottes, oui oui, car pour donner une suite (présidentielle) au superbe Purgatory Dance Party, c'est au Sofitel que nous convient les américains, histoire de se livrer aux pires sévices infligés de mémoire de femme de chambre. Sex Offender se positionne donc en plein dans la continuité logique du 1er épisode des aventures Polkadotiennes, tant sur le plan musical que dans la thématique – la chère petite créature retenue prisonnière dans la cave de « Chloroform Girl » ayant cette fois encore payé cher de sa personne.

 

Première impression: le grand Polkadot Cadaver nous revient en pleine forme, le savant équilibre caresses réconfortantes / folie larvée étant toujours de circonstance. Idem en ce qui concerne les prouesses vocales de l'ami Todd Smith qui, plus que jamais, nous pond des refrains qui trouent (Weakened byyy … the will to beeee … stronger thaaan … your love for meeee … Aargh, bordel que c'est bon!!) tout en continuant d'user et d'abuser de ce gimmick consistant à superposer des susurrements menaçants à une voix aigüe de miel. Ça fait son petit effet. On retrouve donc cette coloration musicale à base de nawak metal-rock très sobrement et occasionnellement teinté de sonorités mécanico-indus, quelque-part entre Faith No More et Killing Joke, avec sur certains titres (« Sex Offender », ou encore la seconde moitié de « Slaughterhouse Striptease ») de ces effluves qui rappellent leurs compatriotes de Circus Of Dead Squirrels.

 

Par contre, bien qu'enthousiasmé par cet hommage inspiré aux rapports sexuels non consentis, et malgré de nombreuses écoutes, je ne peux m'empêcher d'éprouver cette sensation persistante que Purgatory Dance Party reste un petit cran au-dessus sur le podium de la compétition discographique. Et en se penchant sur l'étude du pourquoi du comment, on se rend compte que le groupe a pris le contrepied exact du consensus usuel qui veut qu'un album commence en fanfare, possède un milieu correct, et finisse sur un feu d'artifice qui bluffe efficacement son public. Ainsi sur Sex Offender, Polkadot Cadaver commence tranquillou, sans forcer exagérément son talent, sur un « Seagrave » peut-mieux-faire et un « Bloodsucker » au potentiel commercial un peu trop appuyé. C'est seulement à partir de « Starlight Requiem » que le groupe se remet à casser violemment la baraque, et à retrouver un niveau d'irréprochabilité qu'on imagine décourageant pour la concurrence. Arrivent ensuite un « Mongoloid » sympa mais à qui il manque un petit je ne sais quoi, puis un « Forever and a Day » calibré pour réussir de poignants au-revoirs, mais un peu trop « contractuel » et « radio-isable » pour réussir pleinement son coup.

 

A lire la prose ci-dessus, on pourrait se demander pourquoi la sanction d'un 6 tout-p'tit-tout-sec ne rougit pas le fessier du cadavre à pois. C'est simple: ici ne se manifeste en fait que l'amertume légère d'un chroniqueur qui avait trouvé en Purgatory Dance Party un album quasi-parfait, et à qui ça fait tout drôle d'avoir des reproches – même menus – à formuler à l'encontre de son successeur. Car ne vous méprenez pas: Sex Offender botte des culs, les 2 tiers centraux sont fabuleux, et même les morceaux qui sont quelque peu écornés ci-dessus s'avèrent tout de même assez excellents (le Teens as-pire to become vam-pires de « Bloodsucker » est déjà rentré dans les annales, tout comme le Dade-Dade-Dade-Dade Tedade-Dade dance floor de « Mongoloid »). Sans parler du fait que "Stronger Than Weak" et "Cake & Eat it Too" sont d'ores et déjà inscrits au panthéon des polkadaveries incontournables. Bref, des agressions sexuelles de ce calibre (!) – même vécues du côté passif de la lorgnette – on en redemande!

 

Le jury de cette chronique étant particulièrement tatillon, Sex Offender n'obtiendra qu'une mention « Très Bien » là où Purgatory Dance Party décrochait les « Félicitations du Jury ». Mais bordel, on parle quand même bien d'une mention « Très Bien » là! Alors laissez-donc les légions de « Passable » faire des pâtés dans leurs bacs à sable musicaux, et allez donc écouter ce nouveau manifeste de l'un des chefs de file du metal nawak US.

 

 

La chronique, version courte: un 2e album de nawak metal de très très haut niveau !!

photo de Cglaume
le 26/08/2011

Commentaires

Ukhan Kizmiaz

Ukhan Kizmiaz le 27/08/2011 à 09:01:01

IP : 81.243.233.223

que j'ai ri --'

cglaume

cglaume le 27/08/2011 à 09:10:22

IP : 83.157.57.25

Pas en écoutant l'album j'espère ! :)

Ukhan Kizmiaz

Ukhan Kizmiaz le 27/08/2011 à 18:43:44

IP : 81.243.233.223

Non non, je ne l'ai pas écouté

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