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Revel In Flesh - "Death Kult Legions"

Revel In Flesh - "Death Kult Legions"
chronique Revel In Flesh - Death Kult Legions
7,9/10 0

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CD album CD album (49:11)

 

Style musical : 

Death Metal mel-old school

 

Année : 

2014

 

Tracklist :

01. In the Name of the Flesh
02. When Glory Turns to Ruin
03. Black Oath Impurity
04. Graveyard Procession
05. Death Kult Legions
06. Frozen Majesty
07. Hurt Locker
08. Cryptcrawler
09. As Souls Descend
10. Leviathan
11. Necropolis (Manilla Road cover)

 

Label : 

Cyclone Empire

 

Lieu d'enregistrement : 

Vault Studios
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« Crénom que ça fleure bon l’amour du bon vieux Death Metal moulé à la louche, celui de la 1e moitié des 90s, ### Attention Cap’taine: j’enclenche le mode Vieux Con! ### en cette décennie bénie où les groupes en vue développaient une personnalité propre, et où le genre n’était pas aussi clairement fragmenté en de multiples sous-chapelles hyper spécialisées!! »

 

Voilà la réaction classique du vieux Death Metalleux formé aux compils Masters of Brutality et usé par des années de Deathcore, de Tech-Cyber Hyper-Blast Death et de Saccade Growlcore, quand il pose la 1e fois ses vieilles feuilles sur Death Kult Legions, le 3e album longue durée de Revel In Flesh. Tant de passion, d’application, de respect des traditions: eh oui, ces rétro-Deatheux de bon goût sont bel et bien allemands. Par ailleurs un Death aussi caractéristiquement old school, aussi viril et pourtant aussi mélodique et accrocheur: oui oui, bien deviné une fois de plus, vous êtes bien au sein de l’écurie Cyclone Empire – sans doute le meilleur fournisseur de décibels grumeleux from Scandinavia.

 

Bon, par contre avec ces « personnalité propre » et autres « pas aussi clairement fragmenté » balancés dans le paragraphe précédent, il ne faudrait pas non plus que je vous berce de faux espoirs. En effet, et de 1) si Revel in Flesh se réfère à une époque où l’on pouvait reconnaître dès les premières notes un Obituary d’un Carcass, ou un Deicide d’un Pestilence, il n’en va pas de même de nos tonitruants teutons qui – certes – proposent un délicieux cocktail aux saveurs puissamment naphtalinées, mais ne réussissent pas eux-mêmes à développer leur propre marque de fabrique. Et de 2) Death Kult Legions est loin d’être un album multi-facettes échappant aux sous-catégorisations en vigueur en l’an 15 après le bug fantôme du passage dans le nouveau millénaire. En effet celui-ci (Death Kult Legions, pas le bug) est typique du Death à l’européenne, sans trace des réflexes de son jumeau d’Outre-Atlantique. Plus pointu encore, il baigne clairement dans le bain mélodique nourricier des influences scandinaves, scope que l’on pourrait encore réduire à la seule Suède. Car si « When Glory Turns To Ruin » (… ça ne vous titille pas ce titre?) évoque clairement Bolt Thrower, que ces langueurs atmosphériques habitées par un grizzli mal luné rappellent parfois les tout débuts de Septic Flesh, et que la mâle mélancolie de certaines pistes ravive l’esprit du Amorphis époque Tales…, la liste des autres formations dont l’ombre plane sur ces 10 titres se cantonne aux pages Acier & Inox du catalogue Ikea: Hypocrisy, Dismember, les groupes de la constellation Dan Swanö, Bloodbath, Godgory, Amon Amarth, Dissection… Un vrai Whø’s Whø du genre! On pourrait également ajouter à tous ces noms celui des allemands de Fleshcrawl, mais ceux-ci étant plus ou moins les précurseurs du mouvement revivaliste rendant hommage aux productions Sunlight, cela n'apporterait pas plus de poids à la colonne « influences européennes non suédoises ».

 

L’avantage, c’est que comme tout cela est très bien fait, cultive une atmosphère occulte, assure un niveau constant de testostérone (notamment grâce à un growl particulièrement profond et rocailleux) tout en restant mélodique et relativement varié, on passe près de 50 minutes à se pourlécher les babines. D’autant que les âmes noires apprécieront ces shrieks qui régulièrement apportent leur soutien au Cookie Monster de service, ainsi que ces riffs joliment glacés qui clignent de l’œil vers la scène Death/Black. Par ailleurs, ce n’est pas une mais 2 cerises qui trônent sur ce grumeleux Strudel: une reprise particulièrement réussi du « Necropolis » de Manilla Road en tomber de rideau, et la présence de Dan Swanö au mix et au mastering (...ainsi que le temps d’un solo sur « Graveyard Procession »).

 

Alors, elle est pas Miam la vie?

 

Et pourtant, malgré la jouissance procurée par les « In The Name Of The Flesh », « When Glory Turns To Ruin », « Leviathan » et autres « Death Kult Legions », une fois de plus on aura un peu de réticence à faire grimper trop haut la note attribuée à l’opus. Pas seulement du fait du manque de personnalité précédemment évoqué, mais surtout à cause d’une propension un peu lourde à proposer des tempos plombés typiques de la Grosse Déprime de Fond de Crypte. Notamment sur la 2e moitié de l’album, particulièrement engourdissante. A un tel point que j’ai un peu hésité à parler de Doom/Death au niveau de l’étiquette stylistique accrochée à la chose. Car les « Black Oath Impurity », « Frozen Majesty », « Cryptcrawler » et autres « As Souls Descends », bien que ne déméritant aucunement, font à la longue naître une envie certaine d'envoyer tout blaster aux alentours… D'autant que personnellement, je n’ai jamais été un fanatique de la branche narcoleptique de la famille Bleuargl.

 

OK, une fois de plus il aura été nécessaire de consacrer un paragraphe "grise mine" pour vous expliquer que, non non, le spécimen aujourd’hui étudié n’est une fois de plus pas Ze Next Big Death Thing. M’enfin les Plus l’emportent ici nettement sur les Moins, à un tel point que je compte bien mettre le grapin sur les opus précédents du groupe dès lors qu’ils me passeront sous le nez. Alors fans des brûlantes coulées de lave sucrée from Tout Là-Haut Loin Au-dessus de Lille, n’hésitez pas à aller vous faire Deathkultlégionniser!

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: une louche de gras-gressivité à la Dismember / Fleshcrawl / Bloodbath, de la mélodie à la Edge Of Sanity / Amorphis / Hypocrisy, une pointe épico-guerrière à la Bolt Thrower / Amon Amarth, plus une nette tendance au Doom/Death atmosphérique de sortie de caveau familial… Ce 3e album de Revel In Flesh apportera tout ça aux amateurs de bon vieux Death suédois mélodique-mais-viril…

photo de Cglaume
le 02/12/2015

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