SEPULTURA - Chaos A.D.
Dans les années 80-90, 4 groupes s'accaparaient le devant de la scène Thrash Métal: Slayer, Metallica, Pantera et bien sur Sepultura. Ce dernier, souvent qualifié de Slayer brésilien (totalement injustifié), fit taire les critiques avec ce sublime opus: Chaos A.D. Tout fan de métal se doit de posséder cet album.
Attention les vertèbres, l'album débute fort avec un trio magique cultissime.... Tout d'abord, l'irremplaçable Refuse/Resist. Une intro tribale, un riff monstrueux, non par sa technique, mais par sa terrible puissance. Un morceau lourd, sans aucuns artifices. De la patate et encore de la patate, un Andreas Kisser qui nous envoi un solo bien criard, Igor Cavalera qui explose ses fûts, Paulo Jr. qui nous fait entendre sa basse au son métallique et bien sur Max Cavalera qui nous surprend par sa justesse. Avec le morceau qui suit, l'indétrônable Territory, c'est une entrée bien "roots". Ce titre semble venir du fin fond d'une tribu (sisi ils ont des guitares aussi!!). On adore tout simplement, chaque membre apporte sa touche sans en faire trop et le résultat est grandiose. Le morceau suivant: Slave New World, est lui aussi d'une lourdeur implacable, les guitares sont lentes et très grasses. Max Cavalera nous montre toute sa colère à travers un chant qui vient du plus profond de lui-même. Amen fait son entrée avec comme d'habitude une intro tribale à la batterie. Le morceau part lentement et on s'attend à une petite trêve dans l'album. Oui et non, Amen est moins rapide, mais non moins entraînant. Un titre plus relax tout de même avec quelques ambiances sympas mais quelques peu répétitif. Et voila Kaiowas. Morceau instrumental tout simplement majestueux. Guitares sèches, batterie et percus éthniques. C'est une pause dans l'album mais on ne s'ennuie pas une seule seconde. C'est beau, c'est profond, avec une ambiance un poil malsaine qui s'en dégage. En bref, c'est une pure tuerie, qui fait du bien à nos tympans et qui groove un max! Sepultura nous montre ici tout son talent.
Cette "trêve" terminée, le thrash pur et dur reprend avec Propaganda et Biotech Is Godzilla. Morceaux rapides et toujours aussi gras sans pour autant que ce soit une bouillie inaudible. Le son (à l'image de l'album) est très bon, chaque instrument est parfaitement représenté. Nomad fait son entrée: lent, riffs cassants et saturés. Le morceau est plaisant mais on commence à décrocher, normal vu l'avalanche de tueries juste avant. Cependant, la deuxième partie de la chanson monte en puissance et c'est pour notre plus grand bonheur. We Who Are Not As Others aurait été un parfait morceau pour clôturer l'album, ambiance glauque et malsaine, mais qui au milieu de l'album, calme un peu trop le jeu. Mais Manifest est là pour nous réveiller, enchaînant les parties rapides et lentes avec une efficacité et une simplicité telles qui nous prouve encore une fois tout le talent des brésiliens. The Hunt poursuit la descente de l'album vers une ambiance sombre bien que ce morceau ne casse vraiment pas de briques. On s'ennuie profond. Les guitares ne s'entendent pas beaucoup et pas de concrète originalité. L'album commence petit à petit à s'essouffler, comme le démontre Clenched Fist. Ce morceau est bon mais Sepultura semble nous avoir tout montré au début et au milieu de l'album, donc la découverte s'est épuisée.
Là je me trouve dérouté avec le bonus track Chaos B.C., un remix de Refuse/Resist limite "techno" bien que ce soit un grand mot. Ce n’est pas mauvais mais on ne comprend pas vraiment l'utilité. Le second bonus track et dernier titre de l'album: un tribal jam de Kaiowas. Cool, mais le son n'étant pas au top, on adhère moins que le morceau en lui-même. Apparemment une édition limitée comporterai 2 morceaux en plus: Territory et Amen/Inner, tout deux en live.
Finalement, Sepultura nous ravie avec ce Chaos A.D. somptueux mêlant technique, vitesse, puissance, lourdeur et du tribal en veux-tu en voilà! Igor Cavalera est tout simplement parfait: carré, il en met juste ce qu'il faut où il faut et quand il faut. Max Cavalera, bien que identique tout le long de l'album nous surprend. Andreas Kisser et ses riffs d'anthologie accompagnés de solos parfaitement exécutés et finalement Paulo Jr., qui assure son poste de bassiste à la perfection. On adore et tout cela fait de cet album incontestablement un des meilleurs de la carrière des brésiliens.
Les autres chroniques du groupe Sepultura : - Sepultura - Morbid Vision (1986) - Sepultura - Beneath The Remains (1989) - Sepultura - Arise (1991) - Sepultura - Roots (1996) - Sepultura - Against (1998) - Sepultura - Nation (2001) - Sepultura - Under a pale grey sky (2002) - Sepultura - Live in Sao Paulo (2005) - Sepultura - Dante XXI (2006) - Sepultura - The Besf of (2006) - Sepultura - A-Lex (2009)
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9/10
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Support : CD album
Tracklist :
1. Refuse/resist 2. Territory 3. Slave New World 4. Amen 5. Kaiowas 6. Propaganda 7. Biotech Is Godzilla 8. Nomad 9. We Who Are Not As Others 10. Manifest 11. The Hunt 12. Clenched Fist 13. Chaos B.c. (bonus Track) 14. Kaiowas [tribal Jam] (bonus Track)
Année : 1993
Label :Roadrunner
Durée : 69 minutes
Lieu d'enregistrement :
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