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the Devin Townsend project - "Deconstruction"

the Devin Townsend project - "Deconstruction"
chronique The Devin Townsend Project - Deconstruction
7/10 0
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CD album CD album (70:49)

 

Style musical : 

Out of this World Metal bordélique

 

Année : 

2011

 

Tracklist :

01. Praise the Lowered
02. Stand
03. Juular
04. Planet of the Apes
05. Sumeria
06. The Mighty Masturbator
07. Pandemic
08. Deconstruction
09. Poltergeist

 

Label : 

InsideOut
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On était prévenus. Et d'ailleurs on était prêts. Chauds-bouillants même. On allait enfin se reprendre LE fameux mur du son en pleine poire. Sur Deconstruction, c'était garanti: Devin déterrait la hache de guerre et remettait du SYL dans son moteur. Le pied sur l’accélérateur et le splif Physicisto-Ziltoïdien au coin du bec, ouaip. Bref, ça allait être l’orgie les copains, d’autant qu’à la soirée bunga bunga étaient conviées de belles petites starlettes bien sexy, jugez plutôt: Mikael Opeth Åkerfeldt, Ihsahn, Joe Gojira Duplantier, Dirk Scarve / Soilwork / … Verbeuren, Greg Dillinger Puciato, Fredrik Meshuggah Thordendal, j’en passe et des mieux gaulées! *** bave, bave ***

 

On nous promettait une nuit avec Katsuni quoi… Et on se retrouve au pieu avec Christine Bravo!!! Allez, j’exagère: disons plutôt que c’est une Brigitte Lahaie vieillissante, non épilée et passablement déboussolée qu’on retrouve sur l’oreiller.

 

Maiiiiiiiiiiiiiiis euuuuuuuuuhhhh…!!?

 

Non mais d’abord c’est quoi ces 2 premiers morceaux? Il nous refait le coup d’« Olives » (cf. Terria) le père Townsend? Il veut démarrer un nouvel album fabuleux en mode « bretzel coincé dans la trachée », c'est ça? C’est quoi ce « Praise The Lowered » cotonneux, léthargique… autiste presque? J’ai mis Ghost par erreur dans la platine ou quoi? Ou Ki peut-être?

Ah, mais il semblerait que Devin finisse par montrer enfin les crocs sur « Stand »… Oui mais non: on poireaute pendant longtemps, dans l'attente de L’explosion, mais la sauce ne prend jamais vraiment. Il manque la touche de génie habituelle, le déclic, même si sur la forme – c'est vrai – on retrouve nos petits.

 

Merde alors…

 

En même temps rappelez-vous: vous n'aviez pas déjà un peu tiqué, vous, en lisant que si Devin avait pondu Deconstruction, c'était poussé par les fans? Et que cet album était plus le fruit de son talent que de ses tripes...? Eh oui. Et effectivement, il semble bien que l’album en question soit le résultat tristement logique de cette démarche. Comment cela se manifeste-t-il? C’est simple: les parties transcendantes "larger than life" qui sont la marque de fabrique du canadien fou sont bien au rendez-vous – pour ça ne vous inquiétez pas – mais elles sont disséminées de ci de là, au petit bonheur, au sein de morceaux-fleuves sans queue ni tête, succédant à des plages indigestes et confuses, et diluées sur de looooooongues minutes dilapidées bien trop généreusement. Prenez « The Mighty Masturbator », morceau emblématique de cette dérive: doté d’un début splendide à pleurer et d’un développement éblouissant (à 1:22, préparez-vous à tomber à genoux), le titre alterne sans fin entre badineries légères, passages chaotiques banals, et parties éblouissantes. Si au lieu de 16 minutes et des ‘cahuètes Devin avait condensé le génie à l’origine de ces multiples moments forts en 5 à 6 minutes, il aurait accouché d’un monstre à coller dans le top 5 de ses plus grandes réussites. Même topo avec « Deconstruction », lui aussi trop long et trop confus, alors qu’il recèle par ailleurs des moments de sublime folie comme l’explosion d’excuses à 7:15 qui fleurit après un excellent crescendo de double courtesy of Dirk V. Et « Planet of the Apes » tiens: cette visite ponctuelle des platebandes Meshuggah-iennes est tristement plate pendant 5 bonnes minutes avant de complètement redresser la barre sur la 2nde moitié. A l’opposée « Sumeria » commence de façon grandiose, tout ça pour, petit à petit, perdre toute direction, si ce n’est tout intérêt...

 

‘tain ça fait mal d’en arriver à devoir écrire un tel pamphlet! Croyez-moi je suis fan de ce dingo depuis le tout début, et c’est sans doute ce qui me fout tellement les boules, cette impression d'un gâchis monumental, ce triste constat: "il a tout salopé bordel, alors que c'était juste là, à deux doigts!".

 

A quoi bon l’Orchestre Philarmonique de Prague (intelligemment utilisé, soyons objectifs)? A quoi bon tous ces invités (hormis un Dirk impressionnant, une Floor After Forever Jansen qui s’extirpe magnifiquement de la déferlante « Pandemic » et Ihsahn qui apparait sur « Juular », meilleur morceau de l’album)? A quoi bon si c’est pour « déconstruire » ainsi ses morceaux au lieu de les ficeler intelligemment afin qu'ils resplendissent au firmament des œuvres avec un grand Œ? Parce que – mais oui! – j'en ai entendu arguer que « ça fait partie du concept de Deconstruction d’être chaotique et sans fil directeur fixe »… Tttttttt, pas à moi, pas à un fan de metal barré et kaléidoscopique! Fourmillement et profusion ne signifient pas incohérence et confusion; il ne faut pas tout confondre petit scarabée.

 

Alors heureusement, il y a tous ces passages magnifiques disséminés régulièrement tout au long de l’album. Heureusement il y a un « Pandemic » punitivement et magnifiquement SYLien. Heureusement il y a l’excellentissime « Juular » qui a lui tout seul vaut l’achat de l’album. Heureusement il y a ces clins d’œil légers et sympatiques à Ziltoïd, Meshuggah, Physicist et Infinity. Mais bordel, pourquoi écrire un album dont on se dit « heureusement il y a … » quand il y avait moyen de proposer un nouveau monstre de puissance et de majesté, hein?!!

 

Enervé je suis tiens… Deconstruction ne mérite pas plus de 7. Et toc. Na! Vlan!

Evidemment c’est un 7 à considérer relativement à la notation des autres œuvres du canadien, pas un 7 qui voudrait dire « Deconstruction vaut tout juste aussi bien que le dernier My Dark Project (pour prendre une chro au hasard dans la base) ». Allez, que tout cela ne vous empêche pas d’acheter l’album, celui-ci contenant plus de moments d’anthologie que bien des discographies. Mais bordel, quel gaspillage quand même…

 

 

 

La chronique, version courte: un excellent foie gras accompagné de coca éventé, ou si vous préférez un Château Margaux cuvée 1961 dégusté avec un jambon Leader Price périmé.

photo de Cglaume
le 06/10/2011

Commentaires

Ukhan Kizmiaz

Ukhan Kizmiaz le 06/10/2011 à 13:30:55

IP : 81.243.224.135

ça fait plaisir de te lire en forme Lapin
bises

t'es sur qu'il y'a pas un peu de Zara White qui traîne quand même ^^

cglaume

cglaume le 06/10/2011 à 14:09:34

IP : 90.80.1.65

Du Zara White ? Allez va, si, on va dire qu'il y en a... Mais en 2011, ça lui fait quel âge à la grand mère ? "Deconstruction", un album pour gérontophile ! :))

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