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Umläut - "To Your Poverty Quietly Go"

Umläut - "To Your Poverty Quietly Go"
chronique Umläut - To Your Poverty Quietly Go
5/10 0
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CD album CD album (31:56)

 

Style musical : 

Nawak [metal]

 

Année : 

2014

 

Tracklist :

01. Party Socks
02. Day at the Office
03. Don’t Pull a Mustaine Bro
04. Bear Claws and Butterhorns
05. Trutes
06. Dominate Television Snack-Time
07. Food Baby
08. The Eleventh Victim
09. Day at the Office part deux
10. Bella Lucia
11. Jealous..?
12. SFDA
13. To Your Poverty Quietly Go

 

Label : 

Romero records
Dans le même style :
Umläut - Umläut

« Nawak Êli, Nawak Êli, lama sabachthani? »

 

Non c’est vrai: tel le Jésus du metal barré faisant sa dernière séance de bronzette en haut du mont Gogol-tha, je me sens abandonné par l’un des piliers du metal bunglien.

 

Ok ok, bon, c'est vrai: je sur-dramatise un brin. Mais quand même, bien que les lapins soient des animaux réputés gentils – un peu cons sur les bords, certes, expéditifs en matière de crac-boum-hue, c'est vrai, mais gentils –, là je me vois obligé de montrer les crocs. Groâââr-pas-content-déçu le lapinou! Car le nouvel album d’Umläut est loin d’être le monument attendu.

 

Arf…

 

Pourtant, initialement il était peu probable que je sois amené à bouder, voire à médire de ce 2nd album. C’est que – excusez-moi vous qui êtes déjà au courant, m’enfin ce petit rappel s’impose – Umläut n’est rien de moins que l’émanation de "Bär" McKinnon, saxophoniste en chef de feu Mr Bungle et auteur d’un superbe 1er album éponyme contenant le tube oh-oui-oh-oui-c'est-bon-vas-y « Atlas Face ». Vous pensez bien que dans ces conditions, pour moi c’était du tout cuit. J’avais d’ailleurs enclenché par avance le mode « Rhââ Lovely, grosse note stratosphérique & Qui veut la chro’ de Roger Ravi ». Sauf que combiner l'impatience fiévreuse de l'éjaculateur précoce et l'abrupte conclusion du coitus interruptus tout moisibus, c'est foncer la tête la première dans la frustration la plus douloureuse. 

 

En même temps, non non, Umläut ne s’est pas mis à jouer du goth-sludgecore. A vrai dire, sur la forme To Your Poverty Quietly Go ne modifie pas tellement la donne stylistique. Ni sur le fond d’ailleurs. On reste sur un « soft Bungle metal » principalement instrumental, doucement barré, et souvent orienté B.O.. Sauf que cette fois la sauce ne veut pas prendre: moins accrocheur, moins pertinent, moins metal aussi, le nouvel opus échoue à reproduire l’exploit de son brillant prédécesseur. A l’exception du titre « Don’t Pull a Mustaine Bro » qui reste une petite gâterie semblant tout droit sortie de l’opus de 2009, ces 13 titres ne nous emballent que peu, ceux-ci hésitant entre atmosphères rétro-ramollo-chamallow, légèreté à la limite du tout creux, et indigence loungy-jazzy-easy-listening. Pourtant, bien que n’étant pas un terrain hyper favorable, les musiques doucereuses peuvent quand même, quand elles sont mises entre les mains expertes d’un Devin Townsend, réussir à produire des poussées de félicité musicophile. Mais dans le cas présent, rien à faire, les compos manquent sérieusement de mordant, d’énergie, de cohésion et de vision.

 

...Et ça fait mal d’écrire ça quand on se remémore le panard pris à l’écoute de l’œuvre précédente. Les éléments semblent pourtant tous réunis, mais dans les faits on reste trop souvent englué dans les mièvreries sirupeuses (« Bella Lucia »), dans les zouaveries sans conséquence (« Day at the Office », pourtant le 2e meilleur morceau de l’album) et les interludes sans fond. Et puis à quoi bon le néant vaporeux d’un « Jealous…? »? A quoi bon la paresseuse léthargie jazzy de « SFDA »?

 

Sans doute la branche « roudoudou easy listening aseptisé » des fans de musiques barrées va porter To Your Poverty Quietly Go au pinacle. Mais ceux qui, comme moi, veulent que ça move, que ça swingue, que ça latte, que ça rebondisse follement sur les murs de la salle des fêtes vont tirer la gueule. Du coup on ne lui reprochera même pas d'être trop court.

 

Snif: c’est sympa de me fournir un album pour mon Top of the Flop 2014 Bär, mais vraiment, ‘fallait pas te sentir obligé…

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: To Your Poverty Quietly Go est une déception. Après un 1er album vraiment inspiré et stimulant, Umläut nous offre un album de nawak-pas-hyper-metal aseptisé, rose-bonbon et mou du genou. Une vraie déception – bien qu’il n’y ait pas de retournement de veste stylistique ni de renoncement à déplorer. Juste un sérieux manque d’énergie et d’inspiration… Snif!

photo de Cglaume
le 14/10/2014

Commentaires

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 14/10/2014 à 21:58:47

Ce sont les Trap Them du Nawak ?

cglaume

cglaume le 14/10/2014 à 23:43:57

Du point de vue de la note du dernier opus, oui

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