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Les interviews Godswounds - Interview du 15/11/2014

Godswounds - Interview du 15/11/2014 | COREandCO

Membre(s) interviewé(s) :
Lachlan Kerr

Les interviews Godswounds
Godswounds

Avec Death To The Babyboomers, Godswounds a sorti l'un des meilleurs albums de 2014. Ouaip. Et avec cette interview (que nous mettons en ligne longtemps après qu'elle ait été réalisée - mes plus sincères excuses Lachlan !), Godswounds a fourni les réponses les plus ardues à traduire qui me soient passées entre les mains (en même temps, l'anglais et moi...). Et sans doute les plus intéressantes aussi. Alors c'est parti pour un safari dans le "monde merveilleux des babyboomers australiens"...

(English version available here)

 

 

Commençons cette interview par une question qui intéressera principalement les fans français (…et plus généralement non-anglophones) pour lesquels le terme “Godswounds” n'évoque pas forcément grand chose… Je suppose que celui-ci dérive de l'expression “By God’s Wounds!” (NDLR: littéralement "Par les plaies de Dieu!") pas vrai ? Ou bien y a-t-il une autre signification cachée que tu pourrais nous dévoiler ?

Exact! "Godswounds" est un très vieux juron anglais. C'est l'un des premiers mots qui ait été victime des tentacules de la censure. Même pendant l'ère élisabéthaine, celui-ci était déjà maquillé en “Zounds.”

 

Allez, encore une petite question qui n'a pas de lien direct avec la musique de Godswounds: le titre “Death To The Babyboomers” est assez inattendu mais carrément excellent - en particulier considéré comme un tout avec le chouette artwork de la pochette. Est-ce qu'il faut prendre celui-ci comme une “dénonciation” à l'encontre d'humains nombreux et particulièrement peu soucieux du devenir de Mère Nature ?

Eh bien je ne dirais pas qu'il s'agisse d'une charge orientée à 100% sur des considérations écologiques. D'ailleurs, petit avertissement préalable: les propos qui suivent ne se basent que sur ma propre expérience en Australie au cours des 10 dernières années... Du coup je tiens à rappeler que mes propos ne se veulent pas des vérités universelles. Quoiqu'il en soit, à l'époque où ma femme et moi avons emménagé à Sydney, nous sommes tombés sur ce jeu télévisé intergénérationnel au cours duquel, à un moment donné, le candidat qui représentait la génération 80s--2000s se retrouvait exhorté à “se bouger et faire quelque-chose". Le public, constitué principalement de Babyboomers et de conservateurs post-Babyboom, trouva la remarque particulièrement hilarante. Cela reflète en grande partie l'attitude que la génération de nos parents avait envers notre génération à cette époque. Et puis un bon nombre d'entre nous est arrivé à l'âge du droit de vote et, tout à coup, on s'est retrouvé avec ce connard intolérant à la tête de l'état et ce premier ministre parlant couramment le mandarin et maîtrisant l'usage du web. A partir de là, nous avons été dénigrés comme une génération manquant de recul, des consommateurs élevés par des marchands ayant fait leur beurre en vendant de prétendus biens de consommations – ces derniers s'esclaffant à la moindre tentative de remise en cause de la société de consommation par leurs rejetons. Comment dès lors s'extraire de cette caricature de nous-mêmes dressée par nos aînés ? Beaucoup des Babyboomers sont toujours en colère contre des parents qui les ont cognés quand ils étaient mômes... Du coup ils n'éprouvent aucun scrupule à les traîner de long en large à travers les couloirs de maisons de retraite jusqu'à ce qu'ils finissent par atterrir enfin aux soins palliatifs. De même ils sont en colère contre nous autres qui n'avons pas été frappés lorsque nous étions enfants. Ils abhorrent l'idée que nous puissions hériter de l'argent qu'ils ont durement gagné une fois qu'ils seront morts, mais masquent avec beaucoup de difficultés derrière des funérailles solennelles l'euphorie qui s'empare d'eux lorsque tombent en leur possession les biens d'un parent décédé. Et le plus intéressant est que – au lieu de les traiter comme des losers, des minus, la pire des générations qui n'ait jamais été – nous restons sans réaction face à cette ségrégation générationnelle et en arrivons trop souvent à ce constat bovin: “Ouais, on est des minables, c'est vrai!”. Du coup il faut quasiment voir une double accusation dans ce titre d'album. Je voulais qu'il incarne une caricature de ce qui se pense et se dit de pire à propos des personnes de ma génération en Australie... Très bien : donc vous pensez qu'on ne fait qu'attendre que vous mourriez les uns après les autres ? Eh bien emmenons ça un cran plus loin, et appelons de nos vœux votre mort dès à présent: “S'il vous plait, lancez vos voitures de sport à plaques d'immatriculation personnalisées depuis le dernier étage d'un parking de Westfield.” “Vous pensez que l'endroit où vous avez envoyé vos parents mourir est sinistre? Attendez de voir ce qu'on vous a concocté pour vos vieux jours.” Je voulais également que ça sente à plein nez le mouvement post-moderniste dans lequel nous avons tous grandi, une sorte de substance cancérigène pour l'esprit, blindé de saccharose; la saturation par un trop plein d'informations face auquel nul ne possède la capacité d'attention nécessaire pour l'ingérer dans son intégralité....

J'espère que tout ça sonnera un peu moins psychotique une fois traduit en Français (NDLR: hum... Avec un meilleur traducteur sans doute!).

 

Quand on décide de démarrer un nouveau groupe, à quel moment arrive l'idée saugrenue de mélanger de la musique metal/rock avec des sonorités 8bits, une trompette et 2 batteurs ? Est-ce que cela découle de la consommation de substances illicites ?

La boisson la plus forte que je consomme, c'est le lait entier ! Je ne me soucie pas tellement des conventions stylistiques en fait. C'est juste que j'aime manipuler différents types de sons en même temps; j'aime les contrastes forts. On dit que le pire ennemi des Celtes était la page blanche, et je pense définitivement que je dois souffrir du même maux. J'ai énormément de chance de pouvoir jouer avec mes partenaires de Godswounds; il n'y a pas un jour qui passe sans que je bénisse le ciel de cette chance!

 

On entend souvent parler de la “fuite des cerveaux”, mais il semblerait qu'il existe également une “fuite des musiciens de Mr Bungle” en direction de l'Australie. Après la formation d'Umläut par "Bär" McKinnon dans les alentours de Melbourne, c'est maintenant au tour de Danny Heifetz d'apparaître dans les rangs d'une formation de Sydney. L'Australie leur a-t-elle voté des avantages fiscaux taillés sur mesure ? Plus sérieusement, d'après toi: pourquoi trouve-t-on autant d'excellents groupes de “nawak metal” dans ton pays (... où l'on trouve également Darth Vegas, Shanghai, Toehider, Flatstick, Twelve Foot Ninja, The Barons of Tang, Troldhaugen) ?

Je vois ce que tu veux dire. Je ne pense pas que quiconque emménage en Australie pour des raisons économiques ou artistiques. Néanmoins il est vrai qu'on a beaucoup de chance d'avoir récupéré ces perles. La musique d'Umlaut est tellement riche, tellement bien composée: elle me scotche méchamment! To your poverty... contient des passages "Pop de chambre" qui, à mon humble avis, sont aussi bons que ce que Brian Wilson ou Joe Meek ont pu faire à leurs meilleurs moments. En ce qui concerne Danny, il joue dans plusieurs groupes d'ici, en dehors de Godswounds. Il y en a un que j'apprécie tout particulièrement d'ailleurs: The Fantastic Terrific Munkle. J'écoute ce que fait Danny depuis le tout début de mon adolescence. Il n'y a rien que ce mec ne puisse jouer au quart de poil tout en injectant dans son interprétation une saine touche d'ironie. Et pour en revenir au Nawak, je suppose que l'abondance locale peut s'expliquer par le fait que Mr Bungle a vraiment marché très fort en Australie, et que la Bunglophilie continue de faire des ravages par chez nous. Néanmoins je n'ai pas l'impression qu'il y ait de véritable parenté musicale entre Godswounds et les groupes que tu as cités (Je suppose d'ailleurs que chacun de ces groupes émettrait la même objection). Nous avons joué avec la plupart d'entre eux à un moment ou à un autre, et je connais donc quelques-uns de ces musiciens, mais je me sens plus à l'aise comparé à des groupes comme Toy Death, The Mool King Device ou encore Fag Panic (de Sydney) au jeux de 7 familles stylistiques.

 

L'un des gros plus de Godswounds par rapport à ses nombreux collègues œuvrant dans le Nawak, c'est son aptitude à créer des morceaux qui sont non seulement des "chansons" – ce qui est déjà un exploit en soi vu les structures tarabiscotées et les sonorités étranges impliquées dans l'affaire – mais plus encore: de vrais hits (comme les merveilleux “Hadron 2”, “Boson Loves Fermion”…). Quel est ton secret pour réussir à écrire des titres aussi cohérents et sexy en utilisant des matériaux de base aussi peu orthodoxes ?

Merci Cyril, ce sont des propos qui font vraiment plaisir. J'apprécie les conventions de la musique pop telle qu'elles se sont développées depuis les années 50s. Et là il faut comprendre mon propos à l'aune de ce que disait Tim Smith quand il parlait de Cardiacs en tant que d'un groupe pop, autrement dit comme un genre axé sur l'écriture de chansons et non pas sur l'art de tirer la tronche de circonstance lors de concerts pour bobos-geeks.

 

Comment vous êtes-vous retrouvés avec cette offre de passer 6 mois à Taïwan pour y donner quelques concerts, alors que vous n'aviez pas même encore un seul single de sorti ?

C'est assez marrant. Ces mecs nous ont vus lors de notre premier concert et nous ont proposé dans la foulée de nous booker une série de concerts là-bas. Ça semblait trop beau pour être vrai, et dans un certain sens ça l'était. Ils se sont révélés être des mecs sacrément ravagés. Heureusement on a finalement réussi à les court-circuiter pour gérer l'affaire nous-mêmes. Et ça a été super: Taiwan est vraiment un endroit incroyable! J'espère vraiment que nous pourrons y retourner un jour.

 

Il y a beaucoup d'invités prestigieux sur Death To The Babyboomers: comment as-tu réussi à les convaincre de participer à ce 1er album ?

Le line-up était encore assez nébuleux au moment où l'on a enregistré l'album; ça se résumait à Muel et moi pour les sessions d'enregistrement à L.A., Toshi se chargeant des parties de guitare que j'étais trop mauvais pour réussir à jouer. Je suis alors entré en contact avec certaines personnes afin qu'elles viennent jouer avec nous, et je dois dire qu'on a eu la chance qu'elles acceptent quasiment toutes. Vers la fin, Danny a été "embauché" à plein temps, ainsi que Sam, Sim et Paul, ce qui fait que cet album peut être vu comme une sorte de pont jeté entre nous tous, pont qui aura permis l'émergence de notre line-up définitif (...enfin espérons-le).

 

Pour donner une description lapidaire de votre musique, on pourrait la comparer à un mélange de ce que Pryapisme et Chrome Hoof proposent… Connais-tu ces formations ? Et du coup est-ce que tu es d'accord avec ce raccourci ? Y a-t-il d'autres groupes dont on pourrait dire qu'ils évoluent dans (ou du moins “pas trop loin”) les mêmes eaux stylistiques que celles de Godswounds ? Des recommandations, peut-être, pour nos lecteurs ?

J'adore Chrome Hoof. Pryapisme, je n'en avais jamais entendu parler jusqu'ici. Je pense néanmoins qu'il va falloir qu'on bosse notre côté disco et notre garde-robe avant de pouvoir réellement mériter d'être comparés à ces artistes! J'avoue ne pas vraiment connaître un seul groupe qui ferait exactement le même genre de mixture musicale que nous autres... Cela étant dit tout le monde devrait écouter Squawk!, Live Nudes et Ten Thousand Free Men And Their Families autant que faire se peut.

 

Je sais bien que l'Australie est très éloignée de l'Europe, mais vu que vous avez réussi à vous déplacer jusqu'à Taiwan, peut-être qu'il y a une chance de vous voir sur une scène française l'un de ces jours prochains ?

Nous adorerions venir en France. D'ailleurs peut-être pourrais-tu nous trouver un promoteur européen recommandable afin de nous extraire de nos antipodes et de nous faire suivre un régime à base des meilleurs pains et fromages ?

 

Les derniers mots seront les vôtres: usez-en et abusez-en à votre guise !

Que votre gouvernement dédie tout son budget à ressusciter Jarry!

 

---------------------------------------------------------- English Version ----------------------------------------------------------

 

 

Let’s start with a first question intended for French (…and other non-native English speakers) fans that might not understand what “Godswounds” mean… I guess that it comes from the idiom “By God’s Wounds!” right ? Or is there some other hidden meaning behind it that you could unveil for us ?

Absolutely! "Godswounds" is a very old abusive term in English. It’s one of the first words that coiling tentacles of censorship. Even in the Elizabethan era it was already hidden beneath “Zounds.”

 

One more question that stays away from the actual music you play: the title “Death To The Babyboomers” is quite unexpected, but really great - especially when coupled with the nice album cover art. Should we understand this as your “accusation” against the numerous and oblivious human beings that don’t take care enough for their Mother Earth ?

Well, I wouldn’t say it’s a completely environmentally centred harangue, per se. Firstly, the following is purely my experience in Australia over the last decade, so I preface this by saying I don’t know if what I’ve seen is universal, anyway, but when my wife and I first moved to Sydney we were watching this inter-generational game show and there was this moment where the Millenial representative was told to “hurry up and actually do something.” The audience were mostly Boomers and conservative Gen. Xers and found this incredibly funny. And this was by and large the attitude most of our parents’ generation were expressing about Millenials at that time. Then a bunch of us came of voting age and, all of a sudden, this bigoted, atavistic shithead got ousted as our head of state and we ended up with a prime minister who spoke fluent mandarin and knew how to use the internet. After that, we were deemed I, with no sense of delay; denigrated as a consumer generation raised by people who made the cash from said consumables who’d once again guffaw when we started to speak out against consumerism. How do you step out of that little archetype? Lots of the Boomers are still angry at their parents for beating them up when they were kids, so they feel no qualms shuffling them into nursing homes and flipping through the door signs until it says palliative care. They’re also still angry at us for not getting beaten up when we were kids. They loathe the chance we may benefit from money they’ve made after they’re dead but struggle to hide the elation of the cash hit from a deceased estate beneath the solemnity of their parents’ funerals. And the most interesting thing is in spite of being seen as losers, bottom feeders, the “worst generation ever,” we’re so passive about this sort of ageism that we usually agree: “Yeah, we suck. It’s true!” So, there’s almost a sort of double jeopardy in the album name. I wanted it to embody a caricature of the worst things thought and said about people my age in Australia. You think we’re all waiting around for you to die? Then let’s take it further, let’s call for your death right now. “Drive your sports car with personalized number plates off the top floor of a Westfield car park at your earliest convenience, please.” “You think the place where you sent your parents to die is depressing? Wait until you see what we’ll have for you in your dotard years.” I wanted it reek of the post modernist movement we all grew up in, a sucrose crusted carcinogenic for the spirit; saturation by information and no one with the attention span to take it all in. I hope this all sounds less psychotic in French.

 

When someone starts a band, how does he/she get the idea to mix metal/rock music with 8bits sounds, a trumpet and 2 drummers playing together ? Does it involve a high consumption of illegal products ?

My hardest beverage is full cream milk. I don't really think too much about genre conventions. I just like different sounds at the same time; I like stark contrast. There's a saying that the Celt's worst enemy was a blank page and I definitely think there's some of that sickness in me. I’m very lucky to play with the guys in Godswounds; there’s not a day that goes by I don’t feel grateful for that.

 

We often hear about “brain drain”, but it looks that there is also a “Mr bungle musicians drain” to Australia. After "Bär" McKinnon that set up Umläut somewhere around Melbourne, it’s now Danny Heifetz’s turn to be featured in a band from Sydney. Are there tax benefits tailor made for them in Oz ? By the way, according to you: why is there so many great “nawak” bands in your country (I’m also thinking about Darth VegasShanghaiToehiderFlatstickTwelve Foot NinjaThe Barons of TangTroldhaugen) ?

I know what you're saying there. I don't think anyone's moving to Australia for artistic/economic reasons. We're very lucky to have them about, though. Bar's Umlaut stuff is such rich, beautiful writing, it just blows me away; some of that Chamber Pop stuff he does on To your poverty... in my opinion, it's as good as Brian Wilson or Joe Meek at their peak. Danny plays in a bunch of different bands in Sydney, outside of us. There is one I really like called the Fantastic Terrific Munkle. I've listened to Danny's playing since my early teens. There's nothing the guy can't play spot on and do it whilst making fun of it at the same time. As far as the Nawak thing, I guess it may have something to do with the fact that Mr Bungle were pretty big in Australia and Bungoeponyphillia is fucking rampant down here. I don't feel Godswounds have much of a musical kinship with the bands you’ve mentioned, though. (I guess any of those bands would dispute that though, right?!) We've played with most of them at some stage and I know some of the guys but I feel a lot more comfortable in association with bands like Toy DeathThe Mool King Device and Fag Panic in Sydney if we're playing the genre grooming game.

 

What makes Godswounds one step ahead of numerous “different metal” bands is its ability to come with tracks that are not only actual songs – which is already an exploit given the strange structure and sounds involved in the making – but also big hits (like the wonderful “Hadron 2”, “Boson Loves Fermion”…). What is your secret to achieve such coherent and great songs when using such unusual raw materials ?

Thanks, Cyril, that's a really nice thing to say. I really enjoy the conventions of pop music as they unfurled from the 50s. I really relate to how Tim Smith refers to Cardiacs as a pop band, because it really does make it feel more about writing songs than wearing a fake hump for the geek show ticketholders.

 

How come can one get offered to spend 6 months in Taïwan, playing gigs here and there, when one does not even have a single release under one’s belt ?

It's pretty funny. These guys saw us out our first gig and offered to book a run of shows over there. It sounded too good to be true and it kind of was. They revealed themselves to be hilariously damaged humans but we were able to circumvent them and ran the tour ourselves. It was great, Taiwan is an incredible place. I really hope we can get back there some day.

 

There’s a lot of great guests on Death To The Babyboomers: how did you get them to accept to take part in your 1st album ?

The line up was really nebulous when we recorded that album; it was just Muel and I for the recording in L.A. with Toshi playing the guitar parts I was too shit to play. I approached some people to play with us and we were lucky enough for almost all of them to want to do it. Towards the end, Danny started playing with us full time and Sam, Sim and Paul too, so the album's kind of a bridge to the emergence of our (hopefully) final lineup.

 

In order to draw a quick description of your music, it’s possible to compare it to a mix of what Pryapisme and Chrome Hoof play… Do you know these bands ? Do you agree ? Are there other bands that could be said to do something similar to (or let’s say “not to far from”Godswounds ? Any other recommended bands for our readers ?

I love Chrome HoofPryapisme, I have not heard before now. I think we'd have to work on our disco feel and wardrobe before we make an attempt to compare ourselves to these guys! I don't really know any bands that are really doing what we're doing, but everyone should listen to Squawk!Live Nudes and Ten Thousand Free Men And Their Families as much as possible.

 

I know Australia is far away from Europe, but given that you got to Taiwan, maybe there’ a chance that we see you guys on some French stages in a near future ?

We would love to go to France. Can you find us a wealthy European promoter to drag us out of the antipodes and feed us on the finest cheese and bread ?

 

Last words are yours: use or abuse them as you like !

Put all your government's money into bringing Jarry back to life!

 
photo de Cglaume
le 20/03/2015

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