A Failing Devotion - A failing devotion

A Failing Devotion - "A failing devotion"
chronique A Failing Devotion - A failing devotion

 

Le métalcore de base ayant fait son temps, ceux qui ont dans le slip et dans les mains le talent de tenter d'autres choses en partant de cette étiquette pullulent.
Il n'est donc pas toujours facile de s'y retrouver, bien que certains sortent du lot (A lost fear en tête), la liste ne tient que sur un mini post-it.
Il faudra tout de même se demerder rajouter le nom d'A failing devotion (Dunkerque-59) grâce aux quart d'heure de son ep (ou plutôt son 3 titres et demi)
 
Prenons la pochette : c'est classique dans le genre mais c'est beau. Prenons la piste multimédia de la galette qui contient le clip du groupe : pareil. C'est tout bêtement le groupe qui joue, mais les images sont bien sympas et retranscrivent bien l'énergie autour de ce groupe et ses compos. Puis parlons de l'enregistrement qui a eu lieu pour la batterie à l'Electrik Box, guitares et chant au Boss Hog (vous savez General Lee tout ça) et la basse avec le concours d'un certain Remyboy (la sommité régionale en matière de mastering).  Le groupe ne s'entoure pas de pébranles et ça c'est souvent rassurant.
 
Je parlais plus haut de 3 titres...et demi.
Le demi c'est l'interlude, assez improbalement casé sur la 3e piste d'un ep si court. D'une durée de 2 minutes, cette courte piste instrumentale est certes sympathique mais plus courante en guise d'intro pour le titre suivant, de césure sur un LP ou de clôture. Là on ne sait pas pourquoi elle s'est perdue sur un ep trop court.
 
Oui trop court parce qu'il est vraiment bien. C'est un peu comme si on ré-écoutait Caliban (avant que ça ne devienne chiant comme la mort)...mais en mieux et autrement. En fait parler d'A.F.D n'est pas si aisé sans l'écouter. Avec un effort d'imagination tout peut s'arranger.
 
On peut partir d'une base métalcore avec tout ce qu'elle a de plus "bateau" en 2012. Du rentre-dedans, de l'effacité. On syncope ce qu'on peut syncoper (la double pédale et quelques riffs bien lourds), on met un chant criard plutôt brutal que l'on rend mélo-sucré en 2.2 (le "sucré" est pour un passage de "Catharsys" carrément cliché).

On est tous d'accord : après 5 minutes on s'emmerde.
 
Là où ça devient plus intéressant c'est de retrouver des influences comme As I lay dying (bon rien de surprenant pour l'étiquette, mais c'est sans doute le meilleur groupe de métalcore américain depuis 5 ans) mais aussi du scandinave. Et là ça change tout. 
Prenez In flames (dans son glorieux passé évidemment), penchez vous sur le boulot des frères Riff et Solo d'Arch Enemy, resongez au travail de The haunted : et là il y a de quoi rester éveillé.
AFD en rajoute une bonne couche avec un accent anglophone propre, des traces HxC histoire de muscler le ton et surtout un résultat équilibré quand il s'agit de laisser les guitares parler : elles ne résonnent pas comme toutes les super-prod' actuelles qui en usent et abusent. 
 
C'est toujours trop court, mais c'est suffisant pour deviner ,qu'en live, il y a tout ce qu'il faut pour se faire des bleus.
photo de Tookie
le 03/09/2012

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