Adrestia - The Wrath Of Euphrates

Chronique Vinyle 12"

chronique Adrestia - The Wrath Of Euphrates

Vous connaissez le Rojava vous ? Non ?

Et bien les Suédois d'Adrestia oui. La preuve, ils ont pondu un split avec les grands frères de Martyrdöd pour soutenir cette région plus connue sous le nom de Kurdistan occidental.

Le désormais Système fédéral démocratique de Syrie du Nord est autonome et a résisté à Assad et à Daech. Ces partisans soutiennent une politique laïque, fondée sur des principes démocratiques, l'égalité des sexes, l'écologie et qui se reflètent à travers sa constitution.

Qu'est-ce que tout cela à foutre dans une chronique musicale ?

Et bien disons que les gars d'Adrestia ont pris fait et cause pour ce coin paumé dont toute le monde se fout.

Le dernier morceau de la plaque rend ainsi hommage à Arîn Mîrkan capitaine des Unités de protection des femmes (YPJ) pendant la guerre civile syrienne. Elle meurt au combat le 5 octobre 2014 au début de la bataille de Kobané.

 

Les Suédois causent plus généralement également, de la chienlit religieuse et des conflits qui tournent autour. Les gars ne sont pas des rookies, faut dire aussi, puisque provenant des très bons Shades Of Grey, de Future Ruins et de Ognemot.

Avec les rangeos bien plantées dans le Crustpunk trad de Suède (ou kängpunk), Adrestia se nourrit de ses ancêtres, Martyrdöd en premier lieu et déjà cité plus haut mais aussi les darons de Wolfbrigade. Le côté mélodique est donc bien présent et un aspect rockenwall dans les leads bien prégnant.

 

Mais, fougue de la jeunesse, Adrestia ne fait ni dans la dentelle de Limoges ni dans la porcelaine de Bayeux comme avec les furax "Fight Back" et "Punks For Rojava".

D-Beat grognant, basse rapeuse, soli brefs, les Metal Punks ne lèvent la botte qu'à partir du sixième morceau, un exercice hurlé tout en pesanteur.

 

Le skeud de révèle alors une grosse usine à riffs, avec l'orientalisant (enfin vite fait quoi) "Afrîn"  (rapport à l'opération Rameau D'Olivier du 20 janvier 2018), en guise de produit de guerre absolue. A peine plus loin, "Dödsdömd" se fait aussi gavé de rage.

Mais Adrestia brasse aussi ses munitions dans d'autres râteliers, le Death, le Thrash slayerien ("Throne Of Lies"), le con de ta sœur et les fesses de ton frère.

Au rayon des featuring, y'a même Tomas Jonsson, premier chanteur de Wolfpack/Wolbrigade qui vient brailler un coup sur "The Message".

 

L’essentiel de la scène suédoise est là.

Manque plus qu'un supplément de folie, pour vraiment tout faire péter.

photo de Crom-Cruach
le 30/09/2019

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