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Angelus Apatrida - "Cabaret de la Guillotine"

Angelus Apatrida - "Cabaret de la Guillotine"
chronique Angelus Apatrida - Cabaret de la Guillotine
7.5/10 0

écouter "Sharpen The Guillotine"

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CD album CD album (52:20)

 

Style musical : 

Thrash metal

 

Année : 

2018

 

Tracklist :

01. Sharpen the Guillotine
02. Betrayed
03. Ministry of God
04. The Hum
05. Downfall of the Nation
06. One of Us
07. The Die Is Cast
08. Witching Hour
09. Farewell
10. Martyrs of Chicago

 

Label : 

Century Media
Dans le même style :
Overkill - The Years of Decay

Ce n’est pas parce qu’un groupe joue du Thrash et qu’il vient d’Espagne que cela définit pour autant son identité musicale. Les sorties consécutives de Against The Odds et Cabaret de la Guillotine sont là pour nous rappeler cette évidente évidence. Car si, fidèle à son patronyme, Crisix fait court et efficace tout en nous mettant méchamment les points sur les I, c’est tout aussi fidèlement à son blaze qu’Angelus Apatrida prend une direction bien différente en allongeant sa sauce sur plus de minutes et de méandres dans l’espoir d’extirper de la bouche de l’auditeur des Ah admiratifs faisant échos à ceux, nombreux, de son nom.

 

Tiré par les cheveux ce parallèle stylistico-patronymique?

 

Peut-être. Mais il reflète pourtant assez honnêtement les approches bien distinctes des 2 formations. Car chez Angelus Apatrida, on ne fait donc pas que bourrer à fond de train au volant de la Simca de Tonton Henri. Non, les Castillans aiment les préliminaires, les ronds de jambe fastueux, les twins et mélodies à flonflons Heavy, les joutes soloïfiques et les imposants mouvements de troupes. Notez que si la stratégie est louable, les résultats, eux, ne sont que partiellement satisfaisants, les Wouaouh! alternant trop fréquemment avec les Mouais-Bof au fur et à mesure que se déroule la tracklist. Mais on vous en cause plus en détail plus loin. Décapsulez donc une autre canette, on passe à la ligne.

 

En effet, avant de vous expliquer dans le détail pourquoi Cabaret de la Guillotine fait osciller Popaul (on a le droit de lui donner un petit nom, non?) telle une barrière de péage de tubes turgescents en raplaplateries flapies, il reste un élément-clé à vous livrer pour comprendre de quel bois le metal d’Angelus Apatrida est fait (amis de l’ébénisto-ferronnerie, bonsoir!). Et cette info, la voici: ce 5e album est comme le Tom Cruise de Cocktail, un expert en mélanges. Il marie en effet avec savoir-faire les répertoires d’Overkill, Destruction, Testament, et Megadeth, pour ne citer que ceux chez qui les emprunts sont les plus fragrants – cette aptitude au mimétisme étant en bonne partie due aux cordes vocales caméléonesques de Guillermo. Ainsi, sur « Betrayed » les Espagnols s’inspirent-ils fortement du Megadeth mélodique qui a livré Youthanasia. Sur le bien vénère « One Of Us », Destruction et Overkill font front commun pour nous soigner les carries à grands coups de fulguro-DocMartens. Sur « The Die Is Cast », la bande de Bobby Ellsworth semble avoir été missionnée pour brûler les terres avoisinantes afin de laisser à un refrain mélo digne d’Annihilator toute la place nécessaire pour atterrir sans encombre. Et comme le groupe ne s’interdit rien, il ouvre « Downfall Of The Nation » sur une cascade de barbelés Meshugguesque avant de prendre des accents Robbflynniens pour voler en rase-motte au-dessus du gymnase où le Groove Metal de Machine Head (celui des débuts) fait de la muscu’…

 

Mais c’est un festival, dites-moi!

 

Tu l’as dit. Sauf que si certains chars de ce carnaval sont particulièrement bien achalandés (cf. le superbe « Sharpen The Guillotine » et son refrain épique dopé au vieux Heavy/Speed, l’attaque fatale « One Of Us », l’habilement contrasté « The Die Is Cast » et les grandioses twins harmonisées de « Martyrs Of Chicago »), d’autres sont quand même plus miteux. « Betrayed » par exemple, qui semble tirer un peu la gueule tout du long de ses 6 minutes. « Witching Hour » également, qui fait dans le Overkill à gros sabots lestés de plomb (burps, ce refrain à 2 à l’heure…). Et pire encore, ce « Farewell » qui tartine le chamallow fondu comme dans le plus sucré des slow pondus par Jeff Waters. Fallait pas vous sentir obligés d’en offrir plus de 6 minutes Messieurs! Ah oui, tiens: voilà un autre point qui mériterait un coup de canif. Quatre morceaux de 6 minutes ou plus, non mais oh: l'objectif c’est de crâner en arborant l’étiquette « Thrash progressif », c'est ça?

 

Ce n’est pas la première (ni la dernière) fois qu’on se fait la réflexion à l’écoute d’un opus mi-Fichtre! mi-résigné, mais Cabaret de la Guillotine est l’exemple parfait de l’album qui se récolte un 7.5/10 bâtard, traduisant mal les grands écarts effectués d’un morceau à l’autre, alors qu’au format EP on aurait eu largement de quoi lui attribuer un 8,5 – voire un 9/10. Il va peut-être falloir changer de mentalité et réaliser qu’à l’heure d’internet, alors que ce n’est plus la vente de CD qui constitue le gros des revenus des groupes, il vaudrait peut-être mieux sortir plus souvent des formats courts que de charger bêtement cette pauvre mule pour proposer un album « complet ». A méditer (une fois de plus)…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: vous aimez les cocktails? Ça tombe bien, Angelus Apatrida vous propose 10 créations originales mélangeant Overkill, Destruction, Testament, Megadeth, de larges doses de guitares mélodiques Heavy, et même un peu de Machine Head. Le problème avec les mélanges, c’est que ça ne fonctionne pas à chaque fois, et qu’à haute dose ça peut vite saouler. Heureusement, si les 10 compos du Cabaret de la Guillotine ne sont pas toutes des réussites, quelques jolis coups d’éclat font qu’on ne regrette pas la petite heure passée accoudé à ce sympathique comptoir plein de surprises… Chef, remets-nous une tournée!

photo de Cglaume
le 25/05/2018

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