Anti Cimex - Scandinavian Jawbreaker

Anti Cimex - "Scandinavian Jawbreaker"
chronique Anti Cimex - Scandinavian Jawbreaker

Avec la sortie, cette année, chez Dissonance, d'une anthologie finalement pas si exhaustive que ça (manque les Lives), autant se fader une kro de l'ultime et second album studio des légendes suédoises. Et qui constitue le CD 2 de la compil évoquée. En plus. Donc le chef va être content.

 

Des bordéliques débuts du groupe, il ne reste quasi plus rien sur ce Casseur de Bouche Scandinave. Et c'est tant mieux. Car écouter Anarkist Attack (1982) ça fait trVe mais c'est bien relV au final. Un peu comme avec Penis Envy de Crass : ça impressionne seulement les teubs.

 

Scandinavian Jawbreaker a bouffé du Motörhead et a sniffé des salières de speed pour faire raccord. Quand on connaît la conso de Cliff (guitare) et futur Driller Killer, on n'est pas heurté.

Oui, l'ombre de Lemmy plane sur toutes les compos de ce Punk HxC suédois (appelons cela du Käng, soyons esthète, nom d'une pute) agissant comme la somme d'un genre passé et à venir.

Car après Jawbreaker, pour les intimes, tout ne sera que redites dans le genre. Ce n est pas le Disfear de Tompa qui me contredira.

J'aime pas pondre ce genre d'élucubrations de bloggers ayant tout intégré depuis les premières percus du chalcolithique ou des vrais journalistes en papier recyclé mais cette plaque est une pierre glandulaire totale pour toute une génération de quadras désormais embourgeoisés ou morts.

 

Anti Cimex se fait ici un peu moins politique sur le fond et toujours bien idiot sur la forme à l'image de l'Orc figurant sur la pochette du skeud. "Scandinavian Jawbreaker Part II" convoque alors la horde de mongoliens à crête du Mordor. Elle est naze ta gul, de toute façon.

Pourtant la qualité des riffs, sponsorisés par Husqviagra, et l'énergie colossale du bouzin exposent chacun des douze titre en place publique, comme les visages d'un Dieu ivre à un athée abonné à Charlie (désormais à 3 euros, les sales capitalos).

Le très dischargien Johnsson "Freke", au mic, balance sa gorge et la jettera plus tard encore dans Wolfpack, on connaît l'histoire, plus sûrement qu'un cancéreux du poumon en phase terminale.

 

Fichtre, on est des méchants. Et on en est fier. Comme l'intro de "Rust Never Sleep" qui vous met la pointe de la santiag dans le sphincter. Les mecs se foutent aussi vraiment du monde sur le dernier titre, écoutez et vous pigerez. Apprenez et vous craindrez.

 

Cramage total des dernières cartouches, ultimes gouttes de jus, glaviot craché dans le carbu pour refroidir la bagnole à Max, Scandinavian Jawbreaker est la dose d'insecticide définitive d'un groupe qui n'y survivra pas.

Pourvu que les mecs se détestent encore assez pour ne pas se reformer.

photo de Crom-Cruach
le 04/03/2018

2 COMMENTAIRES

Xuaterc

Xuaterc le 04/03/2018 à 10:56:40

ça donne envie de se pencher sur ce dossier. Merci Cromie!

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 04/03/2018 à 11:15:14

De nada mon Xudulu !

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