Art Of Burning Water - Between life and nowhere

Art Of Burning Water - "Between life and nowhere"
chronique Art Of Burning Water - Between life and nowhere

Cela a peut être avoir avec la consommation de la pinte plate locale, mais les enragés de Art of Burning Water partagent cette dysentrie discographique avec les illustres mancuniens de The Fall à produire une quantité industrielle de plaques en le moins de temps possible. Avec la rage et une vision un peu autiste du monde qui les entoure, c'est tout ce qu'ils partagent avec la bande de Mark E Smith.

Difficile, voir impossible, dès lors de suivre tous les chahuts organisés par le combo. Ce qui nous occupe aujourd'hui doit être leur sixième long jeu en 13 ans d'existence et 16 sorties sous tous formats.

 

Geith Al-Robei, le leader du combo, a tout du collectionneur de rognures d'ongles, comprenez, le genre de gars calme d'apparence qui s'excite au moindre coup d'oeil sur le monde de merde qui l'entoure. Cultiver sa rage demande un effort de tous les instants, pour les plus courageux, ou une brillante acuité. « Kindness is strength » est le terminus de l'album, le titre le plus remarquable aussi dans la déferlante sonore que nous venons de subir pendant un gros quart d'heure... il est aussi le morceau le plus long. Peut-être bien le titre clé pour bien comprendre où nous mène le « Grief » dans sa mono-maniaquerie.

 

Ah parce que pour ce qui est d'être monomaniaque, on tiens un sérieux client. Titres courts, enragés avec des noms débiles-mais-pas -tant-que-ça, le tout baignant dans un jus de crasse un rien irritant. Ça pique aux yeux, l'eau brûlante ! Et dans le goût ça me rappelle la mayonnaise dans le café bouillant de Nightslug.

 

Cette basse hardcore donne un corps à ce maelström, et parfois la batterie prend la relève comme dans « To be brave ». Ben oui, tout ça ne repose pas sur grand chose, finalement... mais c'est délivré avec tellement de conviction !

Lorsque le ton s'alourdit, on croise les bois avec les belges de [P.U.T], c'est trop court pour penser à Godflesh – tiens, en parlant d'amateur de crasse et de suffocation...

 

Râle, sueur, sang, ongles cassés, bleus, merde, pisse... without flegmatisme !

photo de Eric D-Toorop
le 30/11/2016

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