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Atomwinter - "Catacombs"

Atomwinter - "Catacombs"
chronique Atomwinter - Catacombs
7/10 0

écouter "Necromancer"

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CD album CD album (39:59)

 

Style musical : 

Death metal

 

Année : 

2018

 

Tracklist :

01. Intro
02. Catacombs
03. Dark Messiah
04. Sadistic Intent
05. Ancient Rites
06. Gathering of the Undead
07. Carved in Stone
08. Necromancer
09. Morbid Lies
10. Funeral of Flesh

 

Label : 

Trollzorn Records
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En entendant le blaze Atomwinter, certains auront peut-être pensé à Ophélie qui, il fut un temps, pouvait prétendre au qualificatif de bombe atomique. Perso, ce qui a fait Pop! dans ma caboche quand j’ai lu ce nom, c’est le titre « Nuclear Winter ». Et bien que Catacombs ne fasse pas vraiment dans le Thrash, on ne peut nier que le parallèle soit carrément plus pertinent que celui renvoyant à la poupée à qui Dieu a donné la foi. Parce que non seulement le groupe dont il est question ici vient des mêmes latitudes teutonnes que Sodom (Gelsenkirchen Vs Göttingen, je vous laisse vérifier), mais son Metal se vautre lui aussi dans le « proto- » le plus crasse, le genre avec prod’ granuleuse, structures basiques mais efficaces, atmosphères suintant des fluides pas très clairs, et énergie punk mal dissimulée derrière la pile de cadavres pas frais.

 

Pour présenter cet album, mes confrères de la toile usent et abusent des références aux pontes du courant Swedeath. Alors certes les guitares patinent gras et profond comme des gueules noires dans le ventre minéral de la Lorraine. Certes il n’est pas rare d'y croiser un zombie égaré dans la brume. Certes ce côté punky, cette attention particulière portée aux ambiances, cette prédominance des tempos trainants sur les blasts sauvages constituent un habit qui n’est pas loin de faire le moine. Sauf que Atomwinter fait souvent plus dans le crapoteux, dans le purulent, dans le visqueux que dans le spectral et le brumeux. Pour le dire autrement: on a plus souvent l’impression d’entendre un Obituary ou un Autopsy – dans un costume européen par contre  – qu’un Entombed cavalant dans les sous-bois. ‘coutez donc le début de « Carved in Stone »… z’avez pas l’impression que John Tardy va soudainement nous lâcher l’un de ces bleuargl-vomitos dont il a le secret? Et sur le démarrage de « Gathering of the Undead » alors? Vous voyez? Et cet écho morbide et ces pas trainants lestés de plomb – qui sont légion sur la 2e partie de l’album – ça ne vous fait pas penser à Tonton Chris Reifert? Mais pas de jaloux: dans le genre lourd et crapuleux, Atomwinter a d’autres références, et on entend également parfois du Morgoth période Cursed (« Dark Messiah » démarre sur un petit arrière-goût de « Body Count ») ou du Asphyx.

 

Ce cocktail régressif est tout particulièrement jouissif pour qui est à la recherche de « sensations pures », de groove simple et de frissons nostalgiques. Et la première moitié de l’album fait parfaitement le taf (malgré une courte intro pleine de cordes qu’on se demande ce qu’elle fout là – aussitôt écoutée, aussitôt oubliée), d’autant qu’Oliver n’est pas avare de tous ces gimmicks vocaux dont on est friands (les « Ûurgh! », « Hiii-YAAAAH! » et autres « Euh-ââârh! » singeant tous les plus grands). Par contre la combinaison:

* d’un manque total d’imagination

* de structures simples de chez simples, qu’on croirait le pitch d’un Marvel movie

* d’une recrudescence de tempos doomy en 2e mi-temps

m’a fait passer d’un état de contentement bienheureux à un sentiment de lassitude contrariée.

 

Eh oui, la perception de ce genre d’album est question de timing et d’état d’esprit. Si vous êtes « dans le mood », Catacombs vous ravira comme la sympathique série B old school qu’il est. Si par contre vous êtes un poil irritable et / ou en manque de substances abrutissantes, certaines errances à la rythmique gastéropode vous sembleront mollassonnes et soporifiques (« Funeral of Flesh »). M’enfin je suis sûr que ce genre d’exercice recevrait la bénédiction, voire le soutien actif d’un Kam Lee ou d’un Rogga Johansson s’il leur passait à portée d’oreille.

Vous savez donc ce qu’il vous reste à faire!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: c’est visqueux, sale, souvent doomeux, parfois vénère-punky. Ça porte la combinaison sonore du Swedeath tout en mangeant aux râteliers d’Obituary, Autopsy ou Morgoth. C’est putride, épais, humide, simple, groovy, morbide… Bref, ça a mûri dans les catacombes du Death old school, et les adeptes du « Pas de Surprise = Pas de Mauvaise Surprise » avec des grumeaux dedans peuvent liker sans attendre.

photo de Cglaume
le 16/07/2018

Commentaires

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 16/07/2018 à 10:33:51

Ophélie aussi, depuis, est granuleuse et suinte des fluides pas très clairs...

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