Atreyu - Congregation Of The Damned

Chronique CD album (44 minutes)

chronique Atreyu - Congregation Of The Damned

Atreyu, groupe maintenant bien connu et dont on attend plus vraiment grand-chose, revient à la charge avec un cinquième album nommé "Congregation of the Damned", et cela après un "Lead Sails Paper Anchor" plutôt médiocre. S'étant rendu compte que le précédent opus avait un tant soit peu déçu les fans, notamment à cause d'un son lisse et d'une prise de mou non négligeable, le groupe a décidé de reprendre la barre.

On retrouve donc une légende du hard rock à la production en la personne de Bob Marlette (Slayer, Black Sabbath, Alice Cooper…). Et pour finir, le groupe a dit adieu aux mélodies molles du genou pour effectuer un retour vers une musique un peu plus rentre dedans aux mélodies diablement catchy. Le groupe a toujours adoré le hard-rock d'antan et le bon vieux heavy et nous l'a toujours fait sentir aux travers des lignes de guitares très mélodiques et heavy, sans compter sur des mélodies à la limite du décalage (notamment sur le précédent opus).

Pour le coup, le combo continue dans cette voie, s'y enfonce encore plus et pond quelques titres ultra catchy aux mélodies travaillées et sentant bon les eighties, avec les petits soli de guitares bien sentis, les envolées mélodiques et les effets vocaux typiques de cette période.

 

Autrement, le groupe ne change pas tellement sa recette, avec toujours cette alternance entre chant hurlé et chant mélodique (chacune effectuée par un autre chanteur). Même si les screams sont moins présents que par le passé, ils prennent une place plus importantes dans les morceaux, surtout en comparaison avec "Lead Sails Paper Anchor". Un brin plus endurci et rentre dedans (quelques riffs et passages metalcore), le groupe joue surtout la carte des mélodies accrocheuses, et en envoie à tout va, rendant l'album certes très agréables, mais sentant fort l'allumage de minettes…en atteste le titre final "Wait For You", ballade sirupeuse au piano et aux paroles fleur bleue comme pas permis…alors, second degré ou pas ?

 

Finalement, il est difficile de donner un avis vraiment clair sur cet album tant le groupe peut être dur à cerner. Est-ce que le trip eighties fait vraiment partie d'une démarche artistique, d'où tous les effets et le tralala typique de la période, ou alors est-ce du lissage pour plaire et vendre ? Dans tout les cas, les mélodies sont toujours efficaces et entraînantes, parfaites pour s'éclater un coup...et c'est tout.

photo de DreamBrother
le 18/02/2010

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