Aüralskit - Survive-Resurface-Repeat

Chronique mp3

chronique Aüralskit - Survive-Resurface-Repeat

« Liverpool. Le nom même évoque des images d’une histoire maritime glorieuse, d’un patrimoine musical de renommée internationale, de deux des équipes les plus grandes de la Première Division, et non pas une, mais deux cathédrales majestueuses. Cette ville du Nord-Ouest et sa région urbaine est certainement toutes ces choses, mais pas uniquement. Liverpool est entrée dans une nouvelle phase de renaissance, relancée par le succès de son année (2008) en tant que Capitale Européenne de la Culture.Liverpool.

Maintenant, à Liverpool vous trouverez de fabuleux magasins, des restaurants de renom, des hôtels et des bars très branchés, ainsi qu’une offre culturelle de classe mondiale avec plus de musées et de galeries d’art que n’importe autre ville (Londres mis a part). Cette année voit également l’ouverture du spectaculaire musée de Liverpool dans un bâtiment emblématique sur les quais. »

 

Pas sûr que cette pub repompée sur un site touristique à la con satisfasse les ptits gars d'Aüralskit originaire de cette ville du Nord-Ouest de l’Angleterre.

En effet, à l'écoute de cette première démo de ce tout jeune groupe (formé en mars 2013), on ressent plus la crasse et la violence des ruelles insalubres où règne l'odeur de pisse et de vomi, la pauvreté d'un population ruinée au début des 70's par un déclin industriel ayant produit des exclus à la pelle.

Pas vraiment une bonne carte de visite pour mettre en avant les mérites de cette cité donc.

 

Car Aüralskit (Sons de Merde) est, de toute évidence, plus du côté des parias que des nantis.

 

L'intro classique à base de sirène est relayée par des arpèges lugubres et un curieux rythme de batterie presque à contre temps : bigre dans quoi mettons-nous les pieds ?

Rapidement un beuglement rauque, une ligne de basse barbare et un grésillement (de guitare) rassurent l'auditeur amateur de ce genre de torture auditive.

Ici, on parle de D-Beat Crust méchamment burné. Un Raw Punk, avec un son parfaitement honorable pour le genre, où surnage un batteur peu inspiré mais très endurant. De toute façon, le rythme D-Beat n'est pas synonyme de démonstration technique affolante. D'ailleurs, on s'en fout un peu en général.

Le son de basse omniprésent fait beaucoup pour la violence des morceaux comme les bruits d'un arc électrique rôtissant la couenne d'un gamin jouant à pisser sur un transfo.

Le chant se double de chœurs dévastateurs empruntés au Grind, parfaitement incompréhensibles, évidemment, et dipensés par la furie tenant la basse. Il faudra avoir les paroles sous les yeux pour piger que le monde d'Aüralskit n'est pas celui des Bisounours (bon, on s'en doutait un peu, tout de même) et que vivre à Liverpool n'est pas forcément synonyme de réussite économique miraculeuse. Les Liverpudliens ne croient pas au miracle d'ailleurs.

 

Alors, plutôt que de se faire sauter le caisson en emmenant le maximum de monde avec soi, autant jouer dans les caves pour les hors castes.

 

In Frust I must... non... In Brust I Rust... non plus... oh puis zrust !!

 

photo de Crom-Cruach
le 08/11/2013

2 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 08/11/2013 à 11:39:05

C'est: "In Lust we Fuck" ! :)

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 09/11/2013 à 19:44:19

Toi tu aimes Nashville Pupu, ça se sent.

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