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Avatar - "Feathers & Flesh"

Avatar - "Feathers & Flesh"
chronique Avatar - Feathers & Flesh
9/10 0

écouter "Tooth, Beak & Claw"

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CD album CD album (1:03:26)

 

Style musical : 

Free Style (Néo-Heavy) Metal

 

Année : 

2016

 

Tracklist :

01. Regret
02. House of Eternal Hunt
03. The Eagle Has Landed
04. New Land
05. Tooth, Beak & Claw
06. For the Swarm
07. Fiddler's Farewell
08. One More Hill
09. Black Waters
10. Night Never Ending
11. Pray the Sun Away
12. When the Snow Lies Red
13. Raven WIne
14. Sky Burial

 

Label : 

Another Century
Dans le même style :
The Dillinger Escape Plan - Irony is a Dead Scene

Pas besoin d’arborer un bronzage de cosmo-schtroumpf ni de courir en pagne à travers la jungle primaire de Pandora pour dénicher un Avatar bourré d’idées brillantes qui en mettent plein les mirettes. Enfin ici ce sont plutôt les esgourdes qui se prennent un gros vortex d’informations tourbillonnantes. Parce que Feathers & Flesh mélange en un joyeux cocktail décalé mais étonnamment cohérent Heavy, Metal extrême, Néo et Nawak. Par contre ne vous laissez pas abuser par la trombine de jeune Alice Cooper arborée par Johannes Michael Gustaf Eckerström (ouf), le leader de la troupe, ni par ces costumes de dompteurs du cirque Zavatar: s'il fallait faire une comparaison foraine, ces zouaves-là seraient plutôt à rapprocher d’audacieux équilibristes ou de brillants prestidigitateurs que de clowns abusant du Pouët et du Prout.

 

Car derrière la folie de surface, ce groupe aguerri – 15 années d’activité, 6 albums dont une partie passés à pratiquer un Death mélo dont il ne reste plus que des traces fugaces –, ce groupe aguerri, disais-je avant de m’auto-interrompre à coups de tirets impétueux, est bien plus respectueux des usages que ce qu’il voudrait bien nous laisser croire. Ainsi, comme tout album intelligemment ficelé qui se respecte, Feathers & Flesh 1) démarre sur un morceau-intro qui déploie ses ailes en allant tranquillo-crescendo, 2) propose la ballade obligatoire (« Fiddler's Farewell », dans l’esprit du Annihilator de Set The Worlf On Fire), et 3) termine sur un générique de fin grandiose qui sort in extremis les orchestrations B.O.esques. Sans parler de 4) la place de choix réservée à un couple de twins qui dégainent régulièrement les sabres–laser pour se lancer dans des joutes spectaculaires.

 

Maintenant ce n’est clairement pas son classicisme qui caractérise le mieux la formation suédoise, loiiiiiiiiin de là! Car bien qu'extrêmement consistant et réussissant à faire preuve d'une personnalité relativement unique, ce 6e opus s’avère être une collection de titres très différents les uns des autres. Du coup il est difficile de décrire l’œuvre en dehors du pur track-by-track. Et si l’on essaie quand même de rester à un niveau de description globale, en dehors des traits listés un peu plus haut, il ne nous reste que peu de choses à dire. Que J.M.G., le chanteur, déploie un très large panel de voix, sans jamais vraiment révéler de faiblesses. Que le riffing à l’œuvre réussit à adresser de nombreux registres – du Stoner au Power metal, en passant par le Néo inspiré (façon Dirty Shirt / System of a Down), le Carcass new school et le bœuterie Slipknotienne. Que l’univers décalé et imagé du groupe ainsi que son iconoclasme le rapproche d’un Ufych Sormeer, tandis que ses mélanges Heavy / Extrême peuvent également évoquer Into Eternity

 

Mais comme Feathers & Flesh est avant tout une usine à tubes, on ne peut éviter d’évoquer individuellement l’hymne pour stade « When the Snow Lies Red », l’excellemment menaçant « Tooth, Beak & Claw », l’hyper énergique et tout autant fédérateur « Night Never Ending », le tube Nawakesque « The Eagle Has Landed », la mouche tsétsé SOADienne « For The Swarm », la superbe épopée « New Land », la merveilleuse pulsation mélodique de l’acrimonieux « Raven Wine », ou encore l’irrésistible mosh attitude de « Pray The Sun Away ». Autant de superbes titres sur 14 morceaux: on frôle l'overdose endorphinienne!!

 

Je sais bien que c’est jouer la facilité que de terminer là-dessus, mais l’info’ en dit plus long que tout le blabla sous lequel je viens de vous ensevelir: avec Feathers & Flesh, Avatar vient de sortir un album qui finira dans mon Top 5 de l’année. CQFD!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: un croisement entre Ufych Sormeer et un Into Eternity légèrement néo-ifié (pour simplifier outrageusement) qui propose un album bourré ras le pichet de tubes très différents les uns des autres… Ça a de quoi vous titiller l’excroissance metalauriculaire, pas vrai? Vous faites bien: Feathers & Flesh c’est de la bombe!

photo de Cglaume
le 09/11/2016

Commentaires

pidji

pidji le 06/07/2017 à 12:08:56

Je dois avouer que leur prestation au Hellfest était plutôt sympa.

cglaume

cglaume le 06/07/2017 à 15:47:51

Je veux mon n'veu !

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