Bara Bandai - Une nuit sans sommeil

Bara Bandai - "Une nuit sans sommeil"
chronique Bara Bandai - Une nuit sans sommeil

Bara Bandai est l'affaire d'un seul homme. Clément, dont les talents avaient déjà marqué le zine pour les créations de Grand Détour.

Il a sans doute passé plus d'Une nuit sans sommeil pour écrire, jouer, enregistrer ce titre de 15 minutes...
 
Derrière le patronyme de ce morceau se cachent quatre temps, quatre mouvements, clairement identifiables. C'est peut-être là le seul défaut de ce titre : on bascule d'un mouvement à l'autre avec une certaine brutalité qui ne correspond pas à l'ambiance générale de ce morceau...
...et pourtant.
 
Une nuit sans sommeil porte peut-être ce nom parce que ces quatre temps rythment l'état d'esprit que l'on peut avoir durant une pénible nuit blanche.
Il y a le temps du repos recherché. Le premier temps du coucher. La vie extérieure devient un bruit de fond,  les bras de Morphée sont tendus, il ne reste plus qu'à s'y plonger, mais on ne bouge pas, les yeux restent grands ouverts : la machine ne semble pas partie pour s'arrêter.
Vient donc le second temps, celui d'un cerveau qui refuse de se mettre en veille. Les pensées s'échappent : le temps ne passe plus que très lentement.
Le spleen envahit la tête, engourdit le corps : troisième temps.

S'ensuit le dernier mouvement, celui de l'acceptation et de l'action. Cette nuit sans repos se doit d'être productive et active.


Ces quatre temps, interprétables de 1000 façons (tout dépend du vécu et ressenti de chacun) sont rythmés par la guitare, centrale dans ces quinze minutes de post-rock.

C'est elle qui détermine l'ambiance, le caractère déprimant, envoûtant, reposant ou au contraire secouant de ce long titre.

 

Dans Une nuit sans sommeil, il n'est pas question de démonstration technique, mais plutôt de se laisser porter par l'atmosphère du morceau.
Une nuit sans sommeil est surtout sans démesure. Pas de grandes envolées, ni de bascules inattendues (et incohérentes) : Une nuit sans sommeil est formé de quatre morceaux mis bout à bout avec un fil rouge (une guitare qui change d'effet, qui joue sur les boules) en fond. Une approche artistique soignée, presque timide mais empreinte d'une véritable et belle sensibilité.
photo de Tookie
le 13/09/2018

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