Barbarian Koala - Coming down with a crash

Chronique CD album (20:00)

chronique Barbarian Koala - Coming down with a crash

Si pour certains 2012 devaient être la dernière année de l'humanité, il faut bien l'avouer : on s'est bien fait chier cette année là. Alors, aujourd'hui, que reste-t-il de 2012 ?

 

Poutine et Obama étaient alors réélus à la tête du monde.
Pierre Mondy et Thierry Roland nous quittaient. Petits anges partis trop tôt.
Barbarian Koala sortait aussi son premier EP après une petite démo et deux années d'existence.

Depuis cette éternité ? Plus rien.


Depuis on communique en émoji et en gif, personne n'a remplacé le talent de Pierre Mondy dans le cinéma français, Poutine est encore maître du monde et Coreandco publie toujours des chroniques sans savoir monétiser tout ça.

Mais alors pourquoi diable parler d'un groupe dont tout le monde se branle 5 ans après son unique création ? Et pourquoi ne pas chroniquer l'actualité brûlante des musiques -core ?

 

Parce que Barbarian Koala c'est bien; que tu peux télécharger l'album en donnant ce que tu veux au groupe sur son bandcamp; que tu peux apporter un peu de joie à ta morne vie grâce à ce disque.

Non. Inutile de le nier, ta vie est morne.

 

Cet EP a des inspirations qui pourraient humidifier un petit cercle de ton boxer DIM.

En vrac, ça donne : Dillinger escape Plan (période "Calculating infinity") Botch, Norma Jean.
Barbarian Koala c'est pareil, en moins sombre, certes, mais bien plus allumé.

Avec une puissance de feu capable de te faire vibrer aussi puissamment qu'une douzaine de Nokia 3310 qu'on t'aurait délicatement enfoncé dans le colon, le groupe fait du post-mathcore.

 

28 minutes d'un puissant chaos avec un chanteur hurlant, puissant, écorché qui répond à la guitare hyper-incisive, à la basse qui s'amuse à passer de la rondeur funky à la folie des passages accélérés / syncopés (la folie de "Shaman") avec un batteur intenable.

Explosif, nerveux, hypnotique, atypique, frénétique, complètement cramé : les adjectifs ne manquent pas pour qualifier les compos de Barbarian Koala dont les influences sont sensibles sans que cela ne ressemble à une vague copie.

 

Il y a 5 ans, il aurait été de bon ton d'achever ce genre de chronique par un joyeux (et peu inspiré) : "Bla bla bla, wesh vivement l'album ! blablabla...suçage de boules...chauvinisme à la con...bla bla bla".
Mais aujourd'hui, Barbarian Koala n'est plus. Le temps a simplement prouvé que cet EP au son idéal pour l'écoute d'une musique aussi brutale n'a pas vieilli...et que l'optimisme est vain : les meilleurs partent en premier...en témoignent Pierre Mondy et Thierry Roland...

photo de Tookie
le 18/05/2017

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