Billy the Kill - Joy sex and war

Chronique CD album (32 minutes)

chronique Billy the Kill - Joy sex and war
Derrière un pseudo proche du légendaire hors la loi du Wild West américain, Billy the Kill s'impose comme un chanteur compositeur hors des sentiers battus de l'émo-rock français. Si l'étiquette émo colle à la peau de ce jeune homme, c'est en raison de ses antécédents sur le premier album entièrement acoustique. Cette voix tant sur la brèche, qui avait déjà marqué d'une belle empreinte la mémoire auditive de quelques chanceux, n’arrangeant pas les choses.
Des chanceux qui ont connus les prémices de la carrière solo d'un bonhomme qui a déjà son nom gravé dans les pierres de l'édifice punk français. Il est entre autres l'ancien bassiste de Second rate, ainsi qu'ancien chanteur des aussi éphémères que regrettés Lost Cowboys heroes, actuel des Billy Gaz station...un CV incomplet qui fait pourtant déjà forte impression pour un jeune homme né en 1984.

Mais ce qui fait aussi forte impression, et c'est là tout le sujet de cet article, c'est l'album Joy sex and war. Happés par un univers particulier, encore juvénile, parfois très rock'n'roll, teinté de réminiscences des 90's, on se prend une douce gifle durant les 32 minutes de cet opus. Dés la pochette on plonge, dés la première écoute on coule.

Cette fois la mélancolie n'est plus l'unique leitmotiv de cet album. Si le timbre d'écorché vif demeure sur chacun des morceaux (notamment comme mise en bouche avec "Yesterday's gone" ou plus loin "No one can be allright") on retrouve parfois un certain optimisme (uniquement par la vivacité musical) que "All you need is killing me" et "1982 is my best wine" matérialisent.
D'autres surprises ponctuent cet album à commencer par l'inclusion d'un titre purement électrique : "Wondering out". Mais ce n'est pas avec ce titre que l'électrique a fait sa première apparition : "1982 is my best wine" offrait un ton country sur un morceau au rythme entrainant.
Cependant le calme même électrique de « Lucky star » propose une ambiance redonnant au projet Billy The Kill< un penchant émo incontestable. Ce n'est pas le titre "Everything is broken inside" qui me contredira.

Chaque titre revêt un intérêt particulier, or "I've lost my sunshine" n'avait pas encore été abordé. Il est non seulement le titre qui rentre le plus en tête mais aussi celui où le chanteur s'ose partiellement au français avec un certain succès puisque l'efficacité est incontestable.

32 minutes c'est un peu court mais c'est en même temps parfait pour ne pas se lasser d'un album qui nous offre de très bons moments, avec des titres équilibrés, parfaitement distincts des uns des autres et surtout marqués d'une empreinte aussi personnelle que talentueuse.
Encore un coup bien senti par l’excellent label Kicking records qui gère la sortie de ce Joy Sex and War, et qui espérons le déjà trouvera une suite.
photo de Tookie
le 15/08/2009

1 COMMENTAIRE

refuse to keep silent

refuse to keep silent le 19/08/2009 à 13:30:54

Bien vu Toukene! M'oublie pas pour le t-shirt! ;)

Will

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