Billybio - Feed The Fire

Chronique CD album

chronique Billybio - Feed The Fire

Billy Graziadei n'a jamais lâché l'affaire.

Que ce soit dans Biohazard quand Seinfeld est parti en cavale, avec Powerflo et Sen Dog (Cypress Hill), en rejoignant Blood For Blood pour remplacer White trash Rob ou encore en ayant formé Suicide City avec Jennifer Aroyo (Kittie), Monsieur Billy reste un acharné.

Là, il s'entoure encore de potes, notamment l’actuel bassiste de Suicidal Tendencies, pour pondre son premier album solo.

 

Ami du crossover HxC des Bad Boys De Brooklyn (Biohazard donc, motherfucker), tu ne vas pas être déçu, tellement la patte de Monsieur Billy transpire ici.

Oui, on peut transpirer des pattes.

Et oui je l'appelle « Monsieur Billy » car quand le gazier répond avec gentillesse à un chtit chroniqueur français (qui écoute sa musique depuis 1992, Urban Discipline donc, fatherfucker), ben ça lui fait bien plais' au chtit chroniqueur.

"Freedoms Never Free" déboule alors sans crier gare et là on fait : wow, waa ou encore wiiiii.

Petite ogive de HxC sauce NY, le titre débite, décalque et Billy postillonne comme si les années n'avaient pas de prise sur lui. Simple, bourrin, rythmé, parfait. La suite a alors un peu l'effet d'une douche froide.

En effet, le titre éponyme de l'album fait pâle figure en comparaison, principalement à cause de ses sing alongs pas folichons. Heureusement, le troisième titre repart direct en mode Thrash HxC option chœurs de hooligans en se terminant sur le bruit caractéristique d'une machine à tatouer.

Il en sera un peu comme cela du reste de l'album. Un partage entre titres jouissifs et morceaux beaucoup plus dispensables comme l'instru "Trepidation", l'intermède "Remedy" et les balourds "Generation Z" (en mode Oï!) et "Disafected World" bien trop long à mon goût. Mais "Sodality", un HxC rap délicieusement vintage, "STFU" avec son gros martelage rythmique et "Enemy" au parfum d'Agnostic Front mérite amplement de bomber le torse et de se tagger I Love Mum sur le biceps, avec un feutre lavable à l'eau.

 

Feed The Fire possède bien plus de qualité que de défauts. Totalement anachronique et sans un soupçon de prétention, l’album rafraîchit comme le canon à eau d'une brigade antiémeute sur les Champs-Élysées. 

photo de Crom-Cruach
le 13/12/2018

3 COMMENTAIRES

el gep

el gep le 14/12/2018 à 09:53:02

Nom de dieu, je rêve d'un montage de la pochette avec un gilet jaune à la place de son marcel, ça serait gé-nial!!!

(salut Cromy)

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 14/12/2018 à 12:41:20

Même la pochette est d'une autre époque: j'ai de la tendresse pour cet album.

(salut Gepeto)

Shinji

Shinji le 17/01/2019 à 22:48:15

J'avais envie d'y croire à l'écoute de "Freedom's never free", mais au final je ne garderai en plus que "Untruth" et à la rigueur "Sodality"...

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