Black President - Black President

Chronique CD album (31)

chronique Black President - Black President

 

Dès l’entame de l’album, nous entrons de plein pied dans ce que le punk ricain a fait de plus efficace depuis ces 25 dernières années. Ça joue vite et fort, ça braille, ça rockabillyse à l’occasion. Pour se démarquer la bande de ce vieux routard de Martucci mise sur un savoir faire hors pair et un patronyme des plus « percutants » en phase avec l’actualité de ces dernières années.

A ce propos, un passage sur leur Myspace explique comment le nom a été choisi. « Notre nom est Barack Obama ! Il était destiné initialement à être un majeur levé à l’encontre de l’administration Bush… Nous ne sommes pas anti-américains… Nous aimons ce foutu pays… Nous connaissons mieux les gens, les villes, les ruelles que ces foutues marionnettes. Nous savons que ce pays à besoin d’une refonte. Lorsque nous sommes arrivés avec le nom de Barak Obama, il n’avait pas encore annoncé son intention de se présenter aux élections. C’était notre façon de dire que l’Amérique a besoin d’un changement, il ne trouve rien de plus qu’un système sans âme d’un président noir. La triste vérité est que nous ne soutenions aucun candidat à ce stade. »

 

Aux commandes du projet, on retrouve donc Christian Martucci qui a sévi au sein des Chelsea Smiles et fut gratteur de pointe pour Dee Dee Ramone lors de sa dernière tournée.  Last fucking hope qui ouvre l’album est un hymne véritable à cette frange rock’n’roll un poil redneck qui généralement nous fait sourire et taper du pied.  Le premier riff d’une belle série. L’album ne s’arrête pas là. Black President est un groupe qui maîtrise son sujet.  On les sent aussi à l’aise dans une cave à vélos  qui peut accueillir 160 personnes que dans n’importe quel festival. Sur disque les esprits chagrins vont trouver l’ensemble calibré, et il l’est (Not Enough, Iron Fist), mais il convient de souligner les arrangements toujours rock’n’roll (Last fucking hope, So negative) à l’ancienne – ça peut surprendre dans le cadre d’un pur combo punk-rock.  Des samples en introduction  plus loin sur Not Amused et Ask your Daddy (à la mélodie terriblement efficace), des cuivres sur Elected – ben tiens ! – (reprise… d’Alice Cooper), une intro indus sur Vacate the Vatican,  le tout pour un ensemble cohérent, bien en place et jouissif.

 

Le groupe a joué toute l’année 2009, il pourrait s’agir d’un one shot… Skeud Keupon Sing-a-long (peut-être) ultime à ne pas louper.

photo de Eric D-Toorop
le 04/08/2010

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