Blazcooky Gang - No Concessions

Chronique CD album (25:62)

chronique Blazcooky Gang - No Concessions

Blazcooky Gang, ou Blazcooky tout court, c'est plus de 15 ans d'existence, 6 albums au compteur, une scène partagée avec un paquet de groupes.

 

Blazcooky, c'est le batteur et frontman, Tit, qui fait partie des fondateurs de l'association Eightball Society (ndlr: regroupant école de musique, studios de répétitions et d'enregistrement, salle de concert et mini rampe de skate) à Meaux (77). Studio dont certaines productions ont déjà étés chroniquées dans nos pages (complètement au hasard: le dernier Danforth, dont Tit est aussi le batteur).

 

Blazcooky, c'est s'affranchir des étiquettes musicales pour faire ce qu'on aime, un peu comme quand gamin vous vidiez tous les condiments de tonton Roger pendant qu'il avait le dos tourné dans la casserole, en espérant faire une super recette. Le résultat n'était généralement pas à la hauteur et vous finissiez dans votre chambre, mais vous vous étiez bien éclatés pendant la réalisation.

 

Globalement le gros coup de force de Blazcooky sur l'ensemble de sa discographie est justement d'arriver à faire un consensus entre mélange et expérimentation de ses différentes influences (Punk, Hardcore, Fusion, Hip Hop...) sans que le résultat ne soit complètement indigeste, voire soit bon. Leur avant-dernier album, Now or Never (2010) est d'ailleurs à ce niveau là un bel exemple et l'un de leur meilleur, avec à la fois un genre bien défini pour chaque titre, tout en formant un tout assez cohérent. L'album avait d'ailleurs été unanimement salué à sa sortie.

 

Environ 5 ans après, le groupe remet le couvert avec ce No Concessions. No Concessions c'est d'abord une approche plus Rock que son prédécesseur, un chant plus agressif (le chant était quand même le principal point faible du précédent), et un album plus homogène (On est constamment entre Rage Against The Machine et  Mudvayne en incluant des influences Hardcore et non pas dans un patchwork de genres avec du Hardcore comme fil conducteur comme sur Now or Never) et avec une aussi bonne production.

 

6 titres homogènes mais qui sont aussi bien identifiables: le très bien nommé Tribute to RATM , No More Lies, Completely Déglingos et leur rythme Funky très reconnaissable, les autres titres mêlant Hardcore (Do it Yourself, Don't Underrate Yourself), Hip Hop (Blizzard), les textes reprenant une position politique un peu moins à gauche que RATM, en tout cas plutôt bien écrits et dans un Anglais correct, ce qui est toujours agréable.

 

Le principal manque de No Concessions est ce grain de folie que l'on trouvait sur le prédécesseur et qui est globalement absent de cet album, hors Completely Deglinguos. On a un peu trop l'impression d'entendre du déjà très entendu sans vraiment de nuance, ou pas dans le bon sens (la tirade à la fin de Blizzard pas forcément bien placée, le refrain de No More Lies qui s'intègre assez mal, les chants qui manquent toujours de cohésion...). 

 

Malgré ses défauts, No Concessions reste un album qui s'écoute bien (avis aux amateurs de solos) mais qui risque d'avoir du mal à trouver sa place dans un genre déjà bomdé et mieux traîté par d'autres, bien  qu'il dégage lui aussi de la passion, comme chez Danforth.

 

Finalement la soupe n'est pas trop salée, on va pouvoir passer à table.

 

 

 

photo de Al Maazif
le 01/07/2016

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