Blueneck - The Fallen Host

Blueneck - "The Fallen Host"
chronique Blueneck - The Fallen Host
Créé en 2004, Blueneck, quatuor anglais, sort son second album. Quasiment inconnu, tombant souvent dans l'anonymat, excepté lors des rares lives ou sorties d'albums, Blueneck est un groupe vaporeux et énigmatique tout comme leur musique. Le post-rock mélancolique que propose le groupe est à l'image des décors et des ambiances dont il s'inspire pour créer.

Blueneck sait parfaitement comment faire rêver l'auditeur et l'écoute de "The Fallen Host" se révèle être tel un voyage mille pieds au dessus du sol, dans un ciel nuageux, survolant les plaines et les côtes anglaises, décors dont s'est inspiré le groupe.

Au travers de la douceur et timidité de cette musique s'échappe un aspect dramatique que Blueneck tente de cacher de temps en temps, comme pour mieux le faire exploser par la suite. Drame qui tente de s'exprimer par les quelques montées en tension des mélodies. Mélodies qui explosent inévitablement laissant s'échapper des palpables émotions. Les mélodies sont souvent très timides, ne se répétant qu'au travers d'un tendre piano ou de cordes à la gorge nouée ("Depart From Me, You Who Are Cursed"). Le piano, semblant mener discrètement le voyage tout au long de l'album comme pour mieux guider les cordes et la guitare ("Weaving Spiders Come Not Here"). Cordes jouant et s'amusant avec nos émotions, qui viennent déclencher tout le lyrisme latent des morceaux lors de fragiles montées en puissance.

Telle une chute au ralenti dans le vide, la musique donne cette impression de se laisser aller, tomber on ne sait où. Seule le voile cotonneux et délicat tissé par le groupe est là pour nous rattraper. Groupe qui se laisse aller à quelques passages chantés, où la voix diaphane de Duncan Attwood vient mettre en emphase la mélancolie déjà exacerbée des morceaux. Ainsi, le magnifique "Lilitu" sonne comme la fin, l'apogée d'une tristesse tourmentée. Explosant à nos oreilles et mettant à bas notre émoi. Désemparé.

"The Fallen Host" ne réinvente rien, ne s'éloigne jamais des codes d'un post-rock peut être un peu trop calibré. Non, sa richesse et sa puissance musicale viennent des émotions et de cette ambiance à la fois froide et confortable que le groupe instaure. Chaque écoute est hypnotique, faisant se dresser les poils dans un frisson de mélancolie. Douce mélancolie.
photo de DreamBrother
le 07/01/2010

1 COMMENTAIRE

the_swell

the_swell le 11/04/2010 à 18:33:35

très bon album. Vu en concert à Lille et c'était assez décevant.... un mauvais soir peut-être.

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