Bolt-thrower - War Master

Bolt-thrower - "War Master"
chronique Bolt-thrower - War Master

Remontant le temps suite à la chro (de mon regretté collègue Sepult') du "LE"  dernier album de la Horde anglaise "Those Once Loyal"...

Car franchement (avec l'accent canadien de Céline, ça prend plus d'ampleur. Réessayez, vous verrez) chroniquer de BOLT-THROWER, ça fait pas hipster, quoi !

Surtout que les Barbares viennent de spitter. Là.

 

Bon déjà, pour les noobs, le blase du groupe de Coventry renvoie directement à une arme de destruction massive du monde du jeu débile et bourrin.

Et puis : l'appellation BOLT-THROWER raisonne dans toutes les consciences collectives des anti-pop (I am Antipop. I'll run against the grain till the day I drop. I am the Antipop, the man you cannot stop... mais je m'égare.), comme un impondérable absolu. Avec une fille, à la basse, en plus.

 

De leurs débuts cradingues (deathpunk as deathfuck), Bobolt (appellation attendrie toute perso) possède, sur cette plaque, à la pochette « plus adaptée tu dégueules ta tripaille par la bouche », un son qui ne subit pas les outrages du temps.

Lourdingue

Pesant

Parfait

Même après 25 ans

 

Les titres sont longs, pour moi, prenant le temps d'appuyer le propos. Comme une botté ferrée et sadique sur la tronche d'un con de paladin, ayant paumer son heaume au milieu du béhourd.

 

Béhourd (nom masculin venant du vieux français buhurt) : affrontement de masse opposant une horde de gros débiles aimant flinguer les 800 euros de matos histo qu'ils portent sur le dos à grands coups de masse à ailettes, d'hallebardes et de fauchons.

"Je ne suis pas raciste. Noir ou blanc, je te pète la gueule à coup de fauchon."

 

Le mid-tempo made in Bobolt prend ici tout son sens et son ampleur, au milieu de coups de speed tétanisants, pétrifiant sa lopette de Légolas.

L'atmosphère générale se vautre benoîtement dans la fange du champ de bataille, dans les remugles d'ichor et de sang, soutenue par des guitares et une batterie, juste monstrueuses.

 

War Master pose ainsi les bourses du groupe, les lourdes, les pleines, qui gicleront, par la suite, sur toute une discographie et sur une quantité d'autres groupes. Oui, les trois albums suivants de la horde sont énormes mais War Master est le vrai début du carnage.

photo de Crom-Cruach
le 22/01/2017

2 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 22/01/2017 à 13:12:27

Bobolt... J'adopte ! :D

Xuaterc

Xuaterc le 22/01/2017 à 13:23:45

Bobolt, j'adore...
"Like the hammer hits the cantaplop"

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