Cabestro - ¿Crónica de Sucesos?

chronique Cabestro - ¿Crónica de Sucesos?

Cabestro, c'est la société espagnole vu par un taureau.

 

Une expression (ou divagation) musicale, et graphique aussi, montée par des vieux de la vioc de la scène amplifiée barcelonaise où Lazarillo De Tomes se doit de côtoyer les moulins à vent, la culture de masse, les gangsters vintage, le sexe et la mort.

Si vous pigez quelque chose à ce concept général dites-moi tout. En fait non, finalement ne me dites rien. Car vu la forme que prend la « performance », on se doute rapidos qu'on se trouve en plein 567 ème degré.

 

En effet, Cabestro bazarde un porridge caustique qui doit autant à Napalm Death qu'à Brujeria pour le côté Tu Madre Es Una Puta Cabron.

Thrash, D-beat, HxC, Death, Grind et Crust se tamponnent alors le front à la masse d'arme dans une joyeuse Bar Mitzvah organisée par Marc Dorcel avec au programme des festivités : un lancé de nains à la catapulte, un concours d'introduction de pénis dans une fourmilière de Magnans, et une course à pied en plein Paris avec ceinture de saucisse autour de la taille, fausse barbe et drapeau de L'E.I. dans le dos.

Désolé pour ces images mais Cabestro impose un visuel. Le mien n'a aucun rapport avec la culture espagnole et son folklore. Cependant.

Récréatif et foutrement galvanisant, ¿Crónica de Sucesos? s'apprécie à la fois de façon immédiate à trois grammes dans chaque bras mais aussi le lendemain en remplacement de la citrate de bétaïne. Chacun s’amusera alors à vouloir reconnaître telle ou telle influence mais je rapprocherai directement les Espagnols de nos Prognathe bien d'ici.

Ainsi, on rigole au début et puis la plaque s’impose petit à petit avec juste un côté plus keupon que notre duo paléo-grind préféré.

D’apparence foutraque, la musique de Cabestro est en réalité placée sous le signe de la brutalité parfaitement maîtrisée ménageant des moments de joie bête et méchante.

Le côté dansant de "Gogidas", le total brutal "Escenas Obscenas", le break jouissif à de 1:55 de "Gozo Y Tortura", l'intro "De Tiembla" sont autant de purs défouloirs.

 

Nanti d'une sévère précision d’exécution, que n'aurait pas reniée la famille Sanson si elle avait vécu dans la péninsule ibérique et non en Normandie, Cabestro plante ses banderilles bien profond et nous les coupe sans anesthésie locale.

Mais c'est pour notre bien.

photo de Crom-Cruach
le 27/06/2018

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