Call The Cops - Bastards

Chronique Vinyle 12"

chronique Call The Cops - Bastards

Z'allez me dire qu'ils ne se sont pas foulés les Keupons italiens, là, en collant les 7 titres de leur split avec Random Blackout sur leur premier LP, là.

Pas grave du tout.

Car, co-prod de pas moins de 36 structures indépendantes dont eux-mêmes, ce Bastards donne envie d'acheter du vinyl tellement le « produit » est chiadé à l'intérieur, avec photos à gogo, poster et paroles illustrées façon comic book.

Et puis la pochette classe a été pondue par Simon Chognot (dessinateur et tatoueur ultra-talentueux, bise à lui) de Lust For Death, reprenant le design du T-shirt Swiss Bastards Police Can Kiss My Ass Series. Je passe sous silence l'histoire ayant amené le groupe à sortir ce t-shirt de soutien. J'en ai acheté deux. Mais, c'est une erreur de ma part. C'est con.

 

Donc, on n'est pas dans le foutage de tronches. Loin de là. Voilà. Pour 10/11 euros.

 

Les sept premiers titres, comme déjà dit, ne sont pas des nouveautés, vous pouvez ainsi vous reporter à ma chro du bouzin pré-nommé. Prenez vous le titre "Call The Cops" dans la poire et on causera de Punk après.

Mais les énervés transalpins en ont rajouté sept autres de plus pour prolonger le plaisir de l'écoute de leur Raw-Punk HxC Créteux D-Beat, et hargneux comme un flic évacuant une jungle.

Mais que fait la Police ? Appelez-la là (lalèèèèèère). Pas possible : elle manifeste illégalement, avec un porte parole nazillon, la truffe.

 

Nanti d'un son très agressif, Bastards abandonnent l’Anglais sur le premier titre de sa face B, au profit de la langue maternelle du groupe pour une reprise de Carogna (un des multiples groupes dans lequel Marconcio a joué). Il y revient bien vite pour un terrrrrible "Punk Attitude" dont l'intro aurait pu être pondue à la fin des 80's.

Call The Cops, c'est ça : un parfum du passé dans un écrin de riffs à fond les ballons et de rythmique canine. Car les Apaches ont les dents longues, la mousse à la main et la mousse sur les lèvres. Les menus changements de personnel n'entachent pas leur férocité. La p'tite nouvelle fait ainsi des merveilles à la basse.

Et quand Nwoon de Nun and The Gangbangers pousse la chansonnette sur "Agony Of Living" c'est pour nous foutre une leçon de Punk HxC en pleine race.

 

J'ai une vision étriquée et sclérosée du genre, ouais et je vous le dit crotte de crotte : Bastards est LE Punk.

photo de Crom-Cruach
le 24/11/2016

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