Captain Zorx - Maps of the Ancient Sea Kings

Chronique CD album (56:27)

chronique Captain Zorx - Maps of the Ancient Sea Kings

Pour obtenir un beau Captain Zorx en uniforme rutilant, rien de plus simple: vous laissez Capitaine Flamme et Ziltoïd copuler dans un caisson de voyage cryo-superluminique, vous habillez la progéniture obtenue au cours de ce long coït intergalactique avec un beau costume à la Flash Gordon, et vous prenez soin de bien lui apprendre la langue de Papa Schultz afin qu’il lâche à intervalles réguliers de seyant Yodleïïï tyroliens… Derrière ce patronyme fleurant bon le space opera grand-guignolesque se cache donc un groupe de cosmo-Nawak teuton qui permettra aux fans de Torm et de Psychostick – mais aussi à ceux des Cool Cavemen, du Sebkha-Chott période Nagah-Mahdi ou de Maïsman – de vivre le plus barré des épisodes de Barbarella qui soit.

 

Bon, depuis le temps qu'on se connait, vous savez que qui dit Nawak Metal dit gros brassage des genres et blagounettes à répétition. Et en l’occurrence, en ce qui concerne nos amis gozmonaudes d’Outre-Rhin, ce que l’on retrouve le plus souvent dans leur tambouille c’est un mélange à parts plus ou moins égales entre rythmes Ragga-fumette, pantalonnades Heavy-Manowariennes déclinant la fresque héroïque du morceau « Defender » à toutes les sauces, Funk joufflu et Space-Rock rêveur façon David Bowie époque Ziggy Stardust. Et sur cette base déjà bien colorée viennent se greffer de la Disco, du Black Metal canidé (« Mops of the Ancient Sea Kings »), du Hip et du Hop, du Doo-Wop façon Pow Wow (l’excellent « Don’t Date a Robot »), Ed 7 et rats, Ed 7 et rats (!)...

 

Ce qui plombe un peu cette joyeuse fiesta par contre, c’est une tendance relativement lourde à la mise en avant de la narration au détriment de la musique. Ajoutez à cela des voix bien débilos partant un peu beaucoup dans les aigus, plus quelques morceaux jouant plus la juxtaposition des styles que sur leur véritable fusion (la séquence chanson-médiévale-à-boire / Ska / Manowar de « Battle of Zorxmore »), et vous vous retrouvez avec un album pouvant parfois limite se placer dans la mouvance du Nawak à la mode U.S. – Crotchduster, Psychostick, Something Involving A Monkey, ‘voyez le genre? –, ce qui n’est pas la meilleure des garanties en terme de digestibilité de l’œuvre. Heureusement le groupe propose quelques petits morceaux qui se démarquent bien – « Zelda » qui peine à démarrer mais finit en vrai petit tube Disco, « Don’t Date a Robot », et le très bon mélange Funk robotique / Country tyrolienne de « Die Bösen » – et gardent intact le capital sympathie de la formation berlinoise.

 

Alors enfilez votre scaphandre jaune à paillettes, attrapez votre sarbacane laser, téléchargez la carte d’Alpha du Centaure sur votre GPS et rechoigniez Captain Zorx avin te dégoufrir de noufelles kalagzies au gours d’afendures egztraortinaires!!!  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: Imaginez Ziltoïd doté d’un accent allemand et parcourant l’espace intergalactique à bord d’un vaisseau "spécial" décoré aux couleurs de Torm, de Ziggy Stardust et de Maïsman, et doté d'un "aérodynamisme" évoquant le savoir-faire du Nawak Metal U.S… Mmmmh, c'est kitsch, goûtu et décalé comme un épisode de Cosmos 1999: c'est Maps of the Ancient Sea Kings de Captain Zorx.

photo de Cglaume
le 28/09/2016

2 COMMENTAIRES

Eric D-Toorop

Eric D-Toorop le 28/09/2016 à 12:25:40

J'ai rien lu, ni écouté mais la pochette whooooo nanmaisdidon !! allez déjà un 7 de circonstances

cglaume

cglaume le 28/09/2016 à 13:08:28

Vas-y-écoute-vas-y-écoute...

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