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Cilice Orchestra - "Cilice Orchestra"

Cilice Orchestra - "Cilice Orchestra"
chronique Cilice Orchestra - Cilice Orchestra
8/10 0
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CD album CD album (29:52)

 

Style musical : 

Modern experimentorchestral metal

 

Année : 

2016

 

Tracklist :

01. Razo Sting
02. Hydrocephalus
03. Spirit Crusher

 

Label : 

Autoproduction

 

Lieu d'enregistrement : 

WArning Studios
Dans le même style :
Destrage - Are You Kidding Me? No.

Amis de la Fusion osée et de l’œcuménisme musical, bonsoir! Vous appréciez les grands écarts instrumentaux de Secret Chiefs 3? Vous mouillez votre liquette devant l’audace d’un Pryapisme? Vous avez trouvé un goût de trop peu aux expérimentations saxo-djenteuses de Resurrecting Id? Vous éprouvez une admiration sans borne devant les prouesses de Panzerballett? Vous kiffez la démarche de Kong mais la trouvez quand même un poil trop peu organique, trop peu fofolle?

 

Si vous avez un maximum de réponses A, vous allez ressentir une excitation folle en découvrant Cilice Orchestra. Si vous avez un maximum de réponses B, votre crâne va violemment heurter la poutre lors du sursaut de surprise que va provoquer l’écoute de cette première offrande discographique. Si vous avez un maximum de C, reposez immédiatement cet exemplaire de Marie-Claire: vous ferez les autres questionnaires et consulterez votre horoscope plus tard!

 

Cilice Orchestra, c’est d’abord une belle histoire. Celle du « Nieuw en Meer », communauté d’artistes située à la périphérie d’Amsterdam, qui fêtait ses 25 ans d’existence en 2013. Pour l’occasion, afin de célébrer comme il se doit ce sanctuaire du cosmopolitisme musical, il fut demandé à Theo Holsheimer, habitué des lieux et guitariste du groupe Cilice, de composer des morceaux originaux symboliques de l’esprit des lieux. Le bonhomme ne se fit pas prier. La prestation scénique lors de laquelle les titres en question furent présentés fut accueillie avec un enthousiasme fiévreux et des paillettes dans les yeux – je vous dis ça, mais je n’étais pas là: c’est ce que j’en ai lu. Le résultat appelait donc naturellement un prolongement discographique…

 

Cilice Orchestra est le fruit de cette logique. Et cachés derrière l’artwork « King Kong et Causette n’auraient pas dû prendre du LSD » qui sert de pochette à l’objet, ce sont 3 morceaux d’environ 10 minutes chacun (… non non, ça ne fait pas mal. Pas d’anesthésie Prog à l’horizon) qui voient cohabiter rythmiques Math/Djent typiques, orchestrations fournies, solos de trompette, de violon, d’accordéon, accents Klezmer et touches Jazzy. En sachant que tout ceci est pensé par un musicien qui est avant tout métalleux... Mais très ouvert d’esprit.

 

Le résultat de ces élucubrations artistiques pourrait sans mal accepter l’étiquetage « Experimental Contemporary Instrumental Djent Jazz Metal », comme le suggère lui-même Theo. Quoique la chose soit carrément moins indigeste que ce que l’appellation pourrait laisser penser. Car malgré le généreux foisonnement sonore dont accouchent ces collaborations multiples, les compos résultantes coulent assez naturellement, et se révèlent agréablement harmonieuses… Limite « évidentes », même. C’est qu’on est conquis par l’accroche de « Razor Sting », et la fougue quasi Nawak d’un « Spirit Crusher » plus déluré, plus fantasque que la moyenne. Au détour d’un break, on tombe même sur de merveilleux instants de grâce, où cuivrent frétillants et saccades télégraphiques rentrent en résonnance pour nous décoller magistralement la plèvre (cf. « Razor Sting », à 3:17).

 

« Hé, dis papy: il est où le paragraphe des râleries? »

 

Eh bien cette fois il n’y en aura point. A moins que vous trouviez que l’approche 100% instrumentale et l’absence de structure couplet / refrain / couplet constituent un grave manquement au bon goût. Du coup on arrête là les doctes considérations, et on appuie sur le frein à l’approche du point final: c’est le moment, une fois n’est pas coutume, de vous conseiller d’essayer de porter au moins une fois le cilice – du moins celui-ci. Il ne vous mortifiera point les chaires, mais pourra par contre peut-être bien vous élever l’âme.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: Cilice Orchestra, c’est tout plein de bonnes intentions musicalo-œcuménistes qui voient s’associer Metal moderne, cuivres, accordéons, bidibips mutins et autres violons dans une belle aventure instrumentale qui séduira les fans de Panzerballet, Resurrecting Id, voire même Pryapisme ou Secret Chiefs 3

photo de Cglaume
le 15/06/2017

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