Coalesce - Ox

Chronique CD album (35:45)

chronique Coalesce - Ox
Attention dossier ! Dans le flot des reformations de ces dernières années, on a un peu eu le droit à tout. De la simple tournée mercantile, aux effets de pétards mouillés, en passant par les déferlantes de best-of et de compilations inutiles, force est de reconnaitre que la nostalgie n’a pas eu toujours du bon chez nos amis dinosaures. Après, il y a toujours les VRAIES reformations avec de vrais concerts et surtout de vrais nouveaux efforts en studios. La seconde vie de Coalesce s’inscrit totalement dans cette démarche avec la sortie (enfin) de leur nouveau véritable album depuis leur reformation en 2005, Ox.

Si, par ailleurs, leur très court salt & passage en 2007 venait laisser entrevoir de bien belles choses, il est clair que la bande à Ingram et Steineger ne se foutent carrément pas de notre gueule avec ce nouvel album. A partir de là, je risque bien de me borner à dire ce que toute les chroniques vont dire ou ont déjà dite sur la galette :

- On retrouve le Coalesce que l’on a toujours aimé avec ses dissonances, ses bizarreries rythmiques, sa sauvagerie et, bien sûr, la voix d’enculé de Sean Ingram.

- On est pas mal surpris de se retrouver avec un album plus aéré que par le passé, avec des interludes dispensables et des chansons plus originales, mélodiques et surtout moins frontales que d’habitude.

Voilà, tout est dit. Fin de la chronique ? Non, car cet album est loin de n’être que ça, même si ça aurait déjà amplement suffit. Le principal trait de caractère de Ox par rapport à toute la discographie du groupe repose carrément dans le fait que l’on a pour une fois affaire à un véritable album de rock. Rappellons nous : si l’on repense aux excellents Give them Rope et 0:12 Revolution in Just Listening, on se rappelle surtout d’un maelström de riffs et de cris, une usine à tubes, une machine destructrice, une enclume jetée du 15ème étage. Et bien, c’est fini tout ça, plus de fix d’ultraviolence homogène et jouissive comme par le passé. Maintenant, Coalesce, c’est de la réflexion, du recul sur la musique et sur l’unité d’un album comme en témoigne Ox avec son début, sa fin, ses moments forts, ses accalmies, ses explosions. Tout au long de l’album, Coalesce nous parle, essaye de nous faire rentrer dans son monde au lieu de juste nous dégueuler leur haine dans les esgourdes.

Déjà, premier constat par rapport aux efforts précédents du groupe, Ox est assez touffu (quasi 14 titres pour 35 minutes)… Et, évidemment, il est dense, très dense. Si le titre d’ouverture, The plot against my love, reste très fidèle à la tradition en nous infligeant trois minutes de pur Coalesce saccadé, virevoltant et dissonant, tout change dès la deuxième piste. The comedian in question, qui nous surprend donc très vite avec ses guitares mélos noyées d’effets et son chant clair très surprenant. Et ça continue avec The villain won’t deny et son feeling très groovy, The purveyor of novelty and nonsense et sa fin à la limite du postcore (gros riff pachydermique et samples de cloches sabbathienne à l'appui), In my wake for my own et ses rythmiques diaboliques, Dead is dead et sa parenthèse country folk (dernier riff marteau-pilon au programme), There is a word hidden in the ground et ses apparences d’hymne final se terminant dans d’étranges chœurs noyés dans la voix sur-saturée d’Ingram, le tout disposé aux milieu d'une demi douzaine de brulôts absolus plus traditionnels… Un début et une fin, clairement.

Tout aussi clairement et de manière totalement subjective, l’album de l’année pour un mois de juin très hardcore.

merci Coalesce.
photo de Swarm
le 15/06/2009

3 COMMENTAIRES

Pidji

Pidji le 15/06/2009 à 11:03:32

Énorme album, et excellente chronique. Vivement le Hellfest !

Fluoglacial

Fluoglacial le 04/07/2009 à 20:21:21

Album du moment : IRON AGE "the sleeping eye"

sw?rm

sw?rm le 05/07/2009 à 14:30:05

?

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