Conan - Existential Void Guardian

Conan - "Existential Void Guardian "
chronique Conan - Existential Void Guardian

Mis à part son premier titre, "Throne Of Fire", j'avais personnellement trouvé Revengeance très pénible à écouter.

Blood Eagle en 2014, dans son ensemble, s'était perdu, lui, dans les brumes du temps, au milieu du continent thurien. Une balade dans le Kara Korum, le désert des sables noirs, moi ça me gonfle. Y'a pas une taverne et pas une cagole 800 miles à la ronde.

En plus j'y connais que tchi en Doom à part Thulsa (Je suis la montagne puissante où tu prends ta source. Quand je ne serai plus, tu n'auras jamais été. Imagine ce que serait ton monde sans moi... tout ça quoi).

Je persistais tout de même, ici, attiré par l'auguste pochette d'Anthony Roberts (j'avais trouvé la précédente particulièrement moche) et ses promesses de Dark Fantasy badass. Les Huns de Liverpool ne changent pourtant pas grand-chose à leur mélasse dégueulasse sur "Prosper Of Path" : ça suinte toujours de mauvaises ondes à la lourdeur d'un mégalithe nous tombant sur la tronche. C'est alors le chant qui me happa.

Toujours féroces, mais beaucoup moins linéaires qu'avant, les vocaux de John Davis renvoient directement aux hurlements des premiers Kylesa avant que le groupe de Savannah ne fume trop de weed. Moins basiquement primitif, ce chant gagne paradoxalement en agressivité viscérale.

 

C'est que ça devient sexy tout ça.

 

Surtout que le titre est plié en un poil plus de 5 minutes. J'suis désolé mais une bonne baston, en réel, c'est court. De ce côté les 55 secondes de "Paincantation" sont parfaitement histos : juste le temps de balancer dix coups de haches grind dans la mouille d'une tribu de Pictes, après 20 secondes de simagrées, histoire de les envoyer zoner, pour l'éternité, sur leur Noire Montagnes Des Morts (à cékonla).

Les accents stoner/sludge de "Eye To An Eye" confirme aussi la volonté du trio d'ouvrir son horizon pour découvrir d'autres terres moins consanguines et puantes tout en gardant l'art de la frite en leitmotiv. Je vous rassure, on ne boit pas encore le thé avec un ambassadeur de Khitaï.

"Amidst The Infinite" nous attache ainsi au monolithe alors qu'une créature de cauchemar se matérialise lentement en son sommet. Trèèèèèèèèèèès lentement.

"Volt Thrower" renvoie aussitôt à qui vous savez. On peut être un primate et aimer les jeux de mots avec un riffing toujours aussi beuaaargh. La six cordes d'"Eternal Silent Legend" nous attendrit alors le steak plus sûrement qu'une manche de Battle Of The Nations face à des Polonais.

Le jeu de Johnny King ayant rejoint la horde en 2017 fait aussi un bien fou. Presque subtil dans son groove, variant les tonches et les mornifles, il enfonce les clous et nous caresse les côtes à la masse d'arme.

 

Se concentrant sur les aspects les plus fight de leur doom, les cavemen rosbifs tapent direct dans la bidoche.

Le but n'est plus de traîner un ennemi agonisant dans la boue pendant des plombes mais de lui écraser la gueule sur une pierre plate et d'offrir ses gonades aux dieux cruels des Royaumes noirs. 

 

J'n'ai pas dit qu'on était là pour se marrer.

 

photo de Crom-Cruach
le 16/11/2018

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