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Converge - "The Dusk in Us"

Converge - "The Dusk in Us"
chronique Converge - The Dusk in Us
9/10 0

écouter "The Dusk in Us (full)"

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CD album CD album (43min)

 

Style musical : 

Hardcore/Punk

 

Année : 

2017

 

Tracklist :

1."A Single Tear"
2."Eye of the Quarrel"
3."Under Duress"
4."Arkhipov Calm"
5."I Can Tell You About Pain"
6."The Dusk in Us"
7."Wildlife"
8."Murk & Marrow"
9."Trigger"
10."Broken by Light"
11."Cannibals"
12."Thousands of Miles Between Us"
13."Reptilian"

 

Label : 

Deathwish Inc/ Epitath

 

Lieu d'enregistrement : 

Godcity
Dans le même style :
Punch - They Don't Have to Believe

Evolution:

    1) Changements d’idées ou de conduite des personnes ou des collectivités.

    2) Changement graduel qui modifie les conceptions ou les procédés.

 

Les deux définitions ci-dessus du mot "évolution" peuvent complètement s'appliquer à Converge. Pourquoi? Car le groupe évolue au fur et à mesure du temps et de sa vie personnelle.

Les membres du groupe sont des Hommes, comme nous, et donc ont un vie qui influence leur musique. Beaucoup de groupes ne font pas évoluer leur musique et c'est peut-être un mal ou un bien selon les opinions divers (cf Metallica, Deftones, Paradise Lost, remote pour l'évolution ou Iron Maiden, Korn, Soulfly pour les plus connus, pour le côté stagnant). Mais encore une fois, selon les opinions et l'état d'esprit de chacun, on aime ou pas.

 

L'Art est justement fait pour cela, évoluer, mais surtout grandir avec son temps. Pourquoi toujours regarder dans le passé et se dire: "ah avant c'était mieux, il peignait mieux avant", ou bien "tel groupe avait plus de couilles y a 30 ans". Essayez donc de faire quelque chose que vous faisiez quand vous aviez 10 ans et vous verrez que votre corps a bien évolué également.

 

Pour quelles raisons je vous parle de tout ça? Bah avec The Dusk in Us, il est justement question d'évolution. Pas mal de choses ce sont passées en cinq ans, depuis la sortie de All We Love We Leave Behind. D'ailleurs, après tout ce temps, si j'avais à re-noter cet album je lui mettrais la note de 7 et non 10 (oui j'ai évolué aussi là dessus).

Fan de Converge depuis You Fail Me, soit treize ans, le groupe ne m'a jamais déçu. Et la raison est bien simple: je m'attends, à chaque album, à être surpris, à ressentir quelque chose de nouveau par rapport à ce qu'il a fait auparavant. Sans jamais vouloir entendre quelque chose que les autres galettes ont pu offrir.

 

Le groupe passe les décennies comme nous finalement: 90's en mode ado qui se cherche sans vraiment être sûr de ce qu'il est (Halo in a Haystack (1994), Petitioning the Empty Sky (1996), When Forever Comes Crashing (1998)); 2000's avec une force que l'on a pendant la vingtaine et trentaine, la rage au ventre et envie de tout casser (Jane Doe (2001), You Fail Me (2004), No Heroes (2006), Axe to Fall (2009)); 10's avec une maturité que l'on ressent en approchant la quarantaine (All We Love We Leave Behind (2012), The Dusk in Us (2017)).

 

Chaque membre se dévoile un peu plus sur ce neuvième album, de par l'émotion qui s'en dégage. Jacob Banon est devenue père et ses paroles sont énormément influencé par cet évènement, mais pas que, et on ressent toujours cette amertume sur la voie que prend le Monde dans son ensemble. Ballou et Newton jouent des riffs de grandes qualités sur chaque morceau, toujours dans l'agression qui les caractérise mais d'une manière posée et je trouve qu'ils se cherchent beaucoup moins que sur les deux précédents opus. C'est toujours direct, même si il y a quelques envolées mais le tout est parfaitement maitrisé. Koller derrière ses futs a "simplifié légèrement" son jeu et le tout est très fluide.

 

L'émotion qui se dégage varie vraiment selon les morceaux. Contrairement à Jane Doe où on est à bloc du début à la fin, ici on respire sur certaines parties, comme dans la vie au final: certaines épreuves sont dures à passer mais on y fait face et on repart les affronter afin de les surmonter.

 

Mention spéciale à un morceau en particulier: "The Dusk in Us". Converge a la particularité de pouvoir faire des morceaux lents, somptueux et d'une beauté que peu sont capables de se targuer (Neurosis dans son genre le fait bien).

 

Au final, Converge version 2017 nous fait sortir de notre quotidien pour nous poser cette question à chacun: "As-tu un jour pensé où ta propre vie, ta propre évolution, va t'emmener?"

 

Perso, j'ai la réponse. Mais vous, l'avez-vous?

photo de Jull
le 14/11/2017

Note des commentateurs : 7/10 (sur 1 votes)

Commentaires

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 14/11/2017 à 11:52:47

La vache c'te chro !!!! Voilà : la musique c'est de l'émotion et la technique que certains mettent trop souvent en avant, exposant ainsi leur fatuité, passe bien après. Pas trop creusé l'album, vais vite m'y remettre.

le botch

le botch le 23/11/2017 à 10:41:03

IP : 81.67.44.58

Énorme tout simplement ! Converge vient de sortir là un disque majeur et incontestablement l'un des tous meilleurs de sa discographie. La recette est pourtant sensiblement la même que sur All We Love mais il y a là une richesse, une intensité et une profondeur qui font toute la différence. Ajoutez à celà le talent insolent de ses quatre géniteurs (ballou et Koller en tête) c'en devient limite énervant. Ma claque métallique de l'année, de très loin !!!!

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 24/11/2017 à 19:21:59

Et bien tout simplement pas une évolution qui me botte au final : trop soft, trop nuancée. CONVERGE, pour moi c'est synonyme de pelle à tarte dans la mouille... Trop de passages émo brise burnes plombent le démastiquage de mandibules de ce qui est devenu limite une marque. Un produit bien calibré meanstream underground. Je m'arrête à AXE TO FALL. Point barre. Rien à secouer de la maturité. (Ballou is a pussy)

Tookie

Sa note : 7/10

Tookie le 04/12/2017 à 10:19:17

J'ai pas mal chié dessus durant les premières écoutes, mais je vais me raviser partiellement.
Je disais que c'était un album pas désagréable dont on ne retiendra rien, et si on écoute l'album dans son ensemble, d'un trait, c'est l'avis que je garde.
Et pourtant, en dépit de ce sentiment, pris individuellement, certains titres sont vraiment excellents, énormes (pour 5-6 d'entre eux), alors que les autres sont, au pire, "sympas" comme on dit.
Perso, c'est le sentiment d' "hyper-densité" qui me gêne quand j'avale les 13 morceaux qui va me lasser aux 3/4 du disque. Peut-être que ça s'évanouira comme mon premier avis pour laisser la place à une autre impression, mais c'est du bon.

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