Corpsessed - Impetus of death

Corpsessed - "Impetus of death"
chronique Corpsessed - Impetus of death

Moi, je vais vous soutenir Mordicus, que le Death finlandais est Funebre et file vite des Convulse.

Bon, j'ai pas trouvé de phrase débile pour caser Abhorrence, Belial ou encore Decaying (The Last Days Of War est tout de même un sacré morceau d'Ashyx-like).

 

Tout ça pour me la raconter.

 

Et placer Corpsessed, actif depuis un poil plus de 10 piges et un peu toussif, kof kof, jusque là.

Stop le sirop car : ténèbres, passage à tabac et sacrifices humains vont nous accompagner ici.

Grosse ambiance donc dès le titre d'ouverture des gaziers. Les mec ne sont pas là pour se bidonner. L'artwork de l'album, particulièrement glauque (ou raté, c'est selon) et pondu par le talentueux (ou tocard) suédois Mattias Frisk du combo Vanhelgd, est une parfaite illustration du cauchemar dans lequel nous allons être baignés.

 

Plongeant ses boots fourrées dans le Vieux Crâne des 90's, les Finlandais peignent ainsi un tableau d'horreur littéraire/cinématographique permanent.

Voir l'avant dernier paragraphe du bouzin.

La menace suinte et dégouline sur la parka. Sous une rythmique nous clouant au sapin ("Graveborn"), ici la Mort devient un élan, une impulsion nihiliste, une force vive de destruction.

L'empreinte de Tyranny d'où provient Jussi-Peka (batterie), Matti (backing growl/guitare) et Jyri (guitare) apparaît alors limpide comme une pierre tombale. Écoute l'intro carrément doomesque de "Forlorn Burial". C'est open deuil passé et à venir, pour tous.

 

Le mid tempo règne aussi, écrase, lamine, ponctué de gros blasts fugaces, preuve éclatante que la vitesse écumant de l'ichor des dieux ne fait pas tout. Linéaire pour certains et enivrante pour les autres, la structure de l'album trouve son point d'orgue sur sa fin. "Starless Event Horizon" et ses 10 minutes 27 supprime alors toute lueur, tout espoir sur le navire où l'humanité a embarqué.

La compo t'emmène comme à la suite de la Fondation Derby Pickman en Antarctique. A moins que ce ne soit le cauchemar de MacReady, 50 ans plus tard... Oui, les Norvégiens savaient du haut de leur hélicoptère.

 

Les gars de Corpsessed prennent leur temps, peaufinent, excisent et cisèlent ce noir méfait.

Une plaque de glace parfaite pour passer l'hiver, les bourses au froid.

photo de Crom-Cruach
le 07/01/2019

2 COMMENTAIRES

Paf le chien

Paf le chien le 07/01/2019 à 11:57:58

Sacrée baffe. Et quelle basse. Je prends.

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 07/01/2019 à 19:30:00

Peu s'intéresse à cet instrument dans le genre: y'en a que pour les grattes et la batterie. Pourtant, il sait faire bien mal comme sur le dernier Obscenity.

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