Cowards - Shooting Blanks And Pills

Cowards - "Shooting Blanks And Pills"
chronique Cowards - Shooting Blanks And Pills

Rêve et douce illusion, avec le line-up que nous présente Throatruiner je m'imaginais déjà prendre un coup de mailluche de gros métal de la mort croisé grind et autres joyeusetés war métal en tous genres. Après quelques passages sur les bandcamp et autres myspace de Death Mercedes (groupe que j’encourage à découvrir), Dacast (sans doute trop chaotique pour moi) et Colossus of Destiny (j’ai vite jeté un coup de cages à miel sur ce qui m’a semblé être une musique vachement trop hardcore pour moi), c'est la queue entre les jambes que je scrute la pochette noire et grisâtre dans des tons marronnasse cradingues contrariant de plus en plus MA vision du truc.

 

Mais une fois tous les éléments examinés aussi sérieusement que la musique l’exige (nan je déconne ; je ne suis pas un prétentieux prout-prout la bouche en cul de poule qui écoute de LA GRANDE MUSIQUE et qui dit - chose véridique et entendue à la radio - "allez à une représentation d'une œuvre symphonique, ce n'est pas aller à un simple concert c'est un rendez-vous avec soi-même" - le jour où je deviens comme ça merci de me tuer)... Donc pour en revenir à nos corbeaux (quel humour) ce n'est pas déçu, car je n'attendais rien de particulier de la part de Cowards, que je découvre en écoute gratos sur le bandcamp de Throatruiner. Avant de m'aventurer dans une comparaison pas des plus adaptées voici ce que j'en retiens : Cowards joue une musique aussi métallique qu'hardcore, le genre de cross-over à la mode ces temps-ci. Ou quand des métaleux pur souche s'adonnent à une musique pour coreux ça donne un hardcore où le x est remplacé par un 6.

 

Au début, ça m'a fait penser à Burn Hollywood Burn en plus massif, moins punk, et plus mosh de l'enfer, et aussi en moins urgent. Je vais continuer ma chronique en comparant les deux groupes : chez Burn Hollywood Burn l’émotion était bien plus dans l’urgence que chez Cowards.

Par contre vu que chez Cowards ils ont des gars d'Eibon et de Hangman's Chair, ils ralentissent le tempo pour l'alourdir et l'urgence devient vile et urbaine, coincée dans un flux que l'on abandonnera une fois arrivé à destination. Pour continuer cette comparaison foireuse : chez Burn Hollywood Burn on s’arrête devant l’établissement "Antonin Arteaud rock’n’roll hospice" ; avec la musique toute aussi urbaine de Cowards on passe par le trou du grillage de la station d’épuration de l’abattoir où sont organisés des combats d’animaux.

Finalement c’est plus à une lutte entre le hardcore et le metal qu’à une décharge de Burn Hollywood Burn que ce Shooting Blanks And Pills doit être comparé.

 

Alors oui il y a bien un peu de tous les groupes précités, ça gueule sauce hardcore de l'enfer, il y a bien un petit relent de stoner doom guerrier sur divers riffs de guitare, il y a du larsen, et tout ce que l'on peut rencontrer chez les groupes en contact direct avec Cowards. L’ambiance ne dépareillerait pas tellement dans les différents groupes des gaziers. L’ambiance et noire, ça flirte avec un hardcore chaotique (c’est juste un flirt sans approfondir ni rentrer totalement dans les mimiques les plus tordues), mais ça reste très proche du metal. L'ensemble reste quand même très personnelle et distincte, aucun des styles pratiqués en dehors de Cowards prend le dessus, Shooting Blanks And Pills est un mélange très homogène.

Le son signé Francis Caste est monstrueux, ample et lourd à la fois, noir nuit d'encre, métallique, du gros bonheur pour chevelu en poil et t-shirt obscur, les porteurs de marcels et bandanas passeront peut-être leur chemin.

photo de Sepulturastaman
le 11/09/2012

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