Crawl - Rituals

chronique Crawl - Rituals

 Crawl (hommage évident au titre d'Entombed de 1991), sent le chat crevé.

 

Avec des ex-Demonical, Decomposed (et actuel Dråp) et Discarnate (thrash death moins connu que les combos précités) dedans, le Tahiti Douche ne peut qu'avoir été oublié.

Ainsi ici, point de jeunes métisses peu vêtues se savonnant les mamelons sous une feuille de bananier. Ouais les pubs aussi, c'était mieux avant.

Regardez le chouette artwork de Jonas A. Homlberg, chanteur de This Gift Is The Curse : aucune légère érection ne pointera. A moins d'être sérieusement atteint.

 

Pourtant niveau musical, Crawl en déclenche une, direct. Pour tout amateur de swedish cradosserie, y'a eu cette année, d'excellentes choses (Just Before Dawn), des biens bonnes (Gutter Instinct, les Belges de Carnation, les Américains d'Angerot) et des mouais mouais (Wombbath / Down Among The Dead Men).

Ce Rituals joue de ses coudes croûtés et se place alors dans le peloton des coups de tête. En effet, le trio, devenu par la suite quatuor, se la pose sur l'épaule, pas loin de vos combos préférés, Dismember ("Reject The Cross") ou Grave ("Trail Of Traitors").

Fastoch oui, on se dira tout bas, avec un sourire condescendant destiné aux rookies. Ceux qui pensent encore que les gars de Bloodbath sont des boss. Mais Crawl fait sa marinade dans une sauce crust bien cradocoulie.

Et c'est cet aspect foncièrement underground et keupon animant les 25 petites minutes de Rituals qui extrait la plaque du commun du Métal Mortel. Larsen, D-beat, vocaux possédés et intensité permanente nous pulvérisent les roustons sans aucun soupçon de regret.

Une grosse louche de vers purulents et grouillants, donc, rappelant un peu la démarche des excellents Repugnant et qui comblera tout amateur de oldskull pas si bête mais très méchant. Aucune baisse de pression ne se pointe à l'horizon. Pas le temps, pas l'envie, faut que ça dégueule la mort. Ce bâtard de batteur y fait pour beaucoup, faut dire.

La galette sera ainsi réservée aux clébards les plus rustres d'entre vous, ceux qui profitent de la journée internationale du chat (le 8 août, oui) pour en manger.

 

Rituals est, en fait, une déclaration d'amour, pas aux félins horripilants dont les facéties écœurantes pullulent sur le net (Sooo cute, il m'a fait caca dans la bouche) mais à une scène toute entière. L'album peut ainsi aussi bien servir à découvrir le genre qu'à patauger encore et encore dans le chenil swedeath.

Un chez eux où tout le monde peut se sentir chez soi en somme.

 

Mais chez qui ça sent le chat crevé.     

photo de Crom-Cruach
le 21/09/2018

3 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 21/09/2018 à 10:22:00

Bordel j'ai loupé ça cette année ! :/

Motoraide

Motoraide le 22/09/2018 à 18:15:48

Ça brasse large niveau références, je nage dans le bonheur !

Dams

Dams le 22/09/2018 à 22:06:44

Oh là, cette bastos !

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