Cryptopsy - None So Vile

Cryptopsy - "None So Vile"
chronique Cryptopsy - None So Vile

L’anthropophagie (du grec ἄνθρωπος / anthrôpos, « être humain », et φαγία / phagía qui se rapporte à l'action de « consommer ») est une pratique qui consiste à consommer de la chair humaine.

Premières traces : dès le Paléolithique.

 

Au Canada dont est issu Cryptopsy, cette pratique culinaire rituelle a donné naissance à la légende du Wendigo. A écouter ce deuxième album culte de la formation, désormais bien souffreteuse, on se dit que le combo est fan de folklore local.

En effet, monument de brutalité extrême, None So Vile ne se consomme pas lors du dîner nauséeux pour la communion du dernier merdeux.

Folie furieuse parfaitement maîtrisée est ainsi une expression qu'on peut coller à l'écoute de cette petite demi-heure. La technique, souvent je m'en balek, mais quand on aligne autant de plans de maboules, de riffs de dingos et de cassages de nuque rythmiques, faut pas passer pour un faisan.

 

La scalpation est une pratique guerrière, à finalité religieuse dans les religions animistes qui consiste à arracher tout ou partie du cuir chevelu (« scalp » en anglais) d'un adversaire, mort ou vivant.

Premières descriptions : par Hérodote.

 

Ici, les lignes de basse flagellées et les solos de psycho sont parfaitement alignés pour décalotter les crânes. Le groove terrassant de la horde s’exprime aussi en mode Blitzkrieg. Écoute le fabuleux "Graves Of The Fathers" et tente de ramasser tes rognons, mon mignon. Le chant est à l'avenant également, venu du fin fond des âges, quand l'homme abandonnait des nouveaux-nés au fond des bois mais ne regardait pas encore les Marseillais. Et quand le batteur fait le beumeux au cœur de la meule, on touche le scientifiquement violent.

 

La roue est un moyen de supplice. Dans l'Antiquité, on attachait les condamnés aux rayons pour les faire tourner jusqu'à la mort. Au XVIII ème, on leur cassait les os.

Première mention : 388 av JC.

 

Car, évidemment, on ne peut passer sous silence le talent du frappeur/tabasseur/éclateur de fûts. La prod, toute en sécheresse, met ainsi en avant l’inhumanité de son jeu.

C'est plus un poulpe, c'est Cthulhu le mec.

 

Le Caravage aurait pu étaler son réalisme brutal sur la pochette du monstre mais c'est une œuvre d'Elisabetta Sirani (1638-1665) qui a trouvé grâce aux yeux des Canadiens. C'est raccord.

 

Et culturel. Bordel.

photo de Crom-Cruach
le 16/06/2019

2 COMMENTAIRES

cglaume

cglaume le 16/06/2019 à 11:24:45

Phobophiiiiiiiiiiiiiiiile !!!

Matt666

Matt666 le 16/06/2019 à 15:53:31

Gros album, grosse beigne à l'époque... Petite préférence pour Slit your guts, avec un pont assez fou au milieu du morceau.

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