Dancefloor Disaster - Death Machine Vol. 1

Chronique CD album (61:00)

chronique Dancefloor Disaster - Death Machine Vol. 1

Je commencerai par une évidence :

"Les blagues les plus courtes sont les moins longues".

 

Je vais continuer par une seconde : 

"Les meilleures blagues sont les plus drôles".

 

Et enfin, par une expression populaire, qui ne se vérifie qu'à l'occasion : 

"Les blagues les plus courtes sont les meilleures".

 

Ce premier album de Dancefloor Disaster est une belle occasion de la ressortir.

Parce que j'me suis bien marré sur la démo.

28 min c'était cool...puis c'était la 1ère du groupe. Y'avait ce petit vent frais d'une poilade musicale entre copains.

 

La sauce semble avoir prise entre musiciens...avec le public...et des occasions de tourner, bouger, jouer se sont présentées.

L'appel de l'album s'est fait si fort (à raison !) qu'il n'a pas fallu attendre longtemps pour que les merdes radiophoniques de la fin du XXe et du début du XXIe trouvent grâce aux yeux de musiciens motivés par le challenge.

 

Tous ces titres trop entendus, insupportables lorsque le voisin du dessous a décidé de le mettre à fond avec ses copains kékés ou lorsqu'un abruti en 405 tuné fait cracher le titre par ses enceintes qui valent un smic et des "basses réglées sur 11"...

 

Bref. Metalliser du Scatman, du David Guetta et du Psy peut apparaitre osé...mais le groupe s'est un peu flemmardisé dans la personnalisation des morceaux...("Oh men !" pastiche de l'énorme "Omen" de Prodigy méritait mieux !)

Certains me donnent tort : "Groove is in the art" dans son intégralité  ou "Love is gros" partiellement, parmi d'autres, il est vrai...

 

C'est d'autant plus dommage que la démo augurait de bonnes choses dans le style...d'où la déception.

MAIS SURTOUT...que c'est LONG ! 

 

61 minutes ! 

Deux fois plus long qu'une démo sympathique...mais qui était largement suffisante !

Au fur et à mesure que l'on avance et découvre, ou rééecoute l'album, une question demeure et se fait de plus en plus insistante : A QUOI SERT CET ALBUM ?

 

Il arrive un moment où l'on ne s'amuse plus...Sur la démo on se plaisait à retrouver des morceaux détournés. Là, on se lasse de réentendre des titres que le groupe n'a pas su se ré-approprier.

La spontanéité semble s'être évanouie, il y a quelque chose d'éteint (hormis quelques soubresauts).

 

Un DJ complétement bourré pourra peut-être lâcher "Mocoreno" à un mariage de métalleux ? 

Ce morceau est d'ailleurs très réussi : court, métal, personnel.

Mais rares sont les occasions qui mettront en valeur cet album.

 

Dancefloor disaster est au métal djent ce qu'Ultra Vomit est au grind.

Mais U.V le fait en 34min...

 

Par contre, sur scène, tout prendra sans doute son sens (celui de la connerie et de la bonne blague pleine de bonnes vibes)...

Pour ce qui est du studio, il y a de quoi rester de marbre...

photo de Tookie
le 29/01/2014

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