Danko Jones - Fire music

Chronique CD album (37:00)

chronique Danko Jones - Fire music

Causer en 2016 d'un album de Danko Jones sorti en 2015, c'est un peu comme s'arrêter sur le Beaujolais de l'année dernière : tout le monde s'en branle un peu, parce qu'il y en a un autre qui arrive très vite.

Danko Jones est du genre productif et enchaîne donc pas mal les albums, studio / live / compilations. Les fans ont déjà ce "Fire music" dans leur discothèque Ikea. C'est bien. 

Mais les autres ? Ceux qui ne connaissent pas les canadiens ? Ceux qui hibernent depuis 2014 parce que ce monde les insupporte ? (Vous pourrez retourner vivre en ermite les gars, ça ne s'est pas arrangé depuis votre départ)
Tous ces gens ne connaissent pas "Fire music", et devraient jeter une oreille dessus.

 

Pour la faire courte (si tu as pensé à dire "comme ta bite", tu peux aussi aller vivre dans les bois) : ce Danko Jones est un bon cru. Pas de goût de banane, de relents de cerises moisies ou autre : pas de chichi chez les nord-américains.

Danko Jones a une recette bien personnelle pour faire du hard-rock légèrement influencé par le punk et le blues...et ça ne changera surement pas. Sauf que contrairement au Beaujolais, ça ne tâche pas (ça c'est évident) et ça n'est pas dégueulasse, puis tu peux te l'envoyer tout seul sans avoir honte...

Parce que cet album a une efficacité attirante : les refrains s'impriment, donnent la patate et, plus fort, de piste en piste ça fonctionne sans qu'on ne sente la redite et qu'on finisse par s'emmerder.

Faut dire aussi que le groupe a décidé d'appuyer sur le champignon dès le début.
Entre le lancement aussi puissant que groovy de "Wild woman", suivi par "The twisting knife" qui est un cas d'école (refrain entêtant, solo simple et bien hard dans l'esprit, rythme rapide) : l'album monte en puissance pour que "Gonna be a fight tonight", soit bien plus speed et patator.

Après trois morceaux on pense avoir atteint le paroxysme lorsque se lance le bien keupon hardisé "Body bags" avec ses choeurs de mono-neuroné que l'on reprendra à tue-tête.

Une fois le soufflé monté, Danko Jones le fait dégonfler d'un seul coup. Cela n'empêche pas de faire une suite carrément bonne avec la même recette : un sens de la mélodie aussi rare que fin.
Toujours groovy ("Do you wanna rock" et ses influences quasi-funky avec le jeu de casserole du batteur), bien hard de "Getting into drug" : le groupe joue les montagnes russes avec le rythme de "Fire music" : les titres sont toujours courts, durent moins de 3 min 20 et vont à l'essentiel. L'album est donc court, et c'est tant mieux comme ça.

On prend notre pied avec ce chanteur qui pique quelques mimiques vocales à Hetfield (Metallica), un néo-batteur qui imprime sa personnalité (certes limitée par le genre) et un bassiste dont la rondeur s'exprime pleinement sur bien des passages.


En fait, ça parait tout con le rock'n'roll quand on écoute "Fire music"

photo de Tookie
le 23/09/2016

2 COMMENTAIRES

Crom-Cruach

Crom-Cruach le 23/09/2016 à 12:40:10

Un très bon Danko : nerveux et catchy. Une énergie keuponne, des refrains au poil, oui. Le rock c'est "ça".

papy_cyril

papy_cyril le 24/09/2016 à 17:26:40

Excellent album de Danko (excellent album tout court d'ailleurs) !

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