DD/MM/YYYY - Black square

DD/MM/YYYY - "Black square"
chronique DD/MM/YYYY - Black square

Quintet venu de Toronto, DD/MM/YYYY n'en est pas à son coup d'essai, en termes de sorties d'albums, et cela s'entend sur ce nouvel opus qui fait feu de tout bois à l'aide d'un rock noise intelligent, étoffé par des synthés remarquables et basé sur des changements de rythmes bien en place.

 

Sorti à l'origine en 2009 au Canada, 2010 pour l'Europe via Invada Records (Beak et Anika, entre autres perles de ce label recommandable) que relaye Differ Ant, Black Square allie superbement fulgurances sonores et accalmies judicieuses ("They") et offre des morceaux solides, originaux et ingénieux, et une diversité d'atmosphères qui en accroit l'intérêt. Les Canadiens peuvent faire dans le fonceur saccadé ("Bronzage", excellente ouverture, que suit le non-moins réussi "No life"), pour ensuite nauncer leur propos et partir sur des bases electro et aussi très Foals dans le contenu (les gimmicks de guitare de "Infinity skull cube").

 

Le début est donc de taille, singulier, et nous noterons que DD/MM/YYYY tiendra ses promesses sur l'intégralité de Black Square, l'ambiance psyché de "Birdtown", après un interlude dispensable, amenant, en plus de son contenu exclusivement instrumental, autre chose à l'ensemble avant que le fracas sonore de "Sirius" n'amène lui une touche "noisy synth" appréciable.

On souhaite cependant, à l'issue de ces deux plages, retrouver le chant et une trame significative de la première moitié du disque, et "Real eyes" nous offre cette possibilité, valorisant d'autant plus ce petit aparthé. La touche du groupe est d'ores et déjà bien présente et même l'éphémère "50,000 guitar head" se montre probant, suivi d'un "I'm still in the wall" que les Marvin auraient acclamé, avec ses parties de claviers récurrentes et obsédantes et ce chant hallucinant, aussi présent que distant.

 

Enfin, c'est "Digital haircut", assez aérien et doté de brefs excès sonores, qui met fin avec le même brio à un excellent album, porteur d'une singularité qu'on approuvera entièrement, signé par un groupe dont la survenue fait beaucoup de bien à la scène internationale.

photo de Refuse to keep silent
le 27/12/2010

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