Deathrite - s/t

Deathrite - "s/t"
chronique Deathrite - s/t

 

Depuis que Cursed a bêtement décidé de rendre les instruments après s’être fait voler leurs armes (à moins que ce ne soit le contraire), je suis d’une tristesse inconsolable. Après, il se trouve que pour dignement fêter la fin du monde toute proche, on a quand même pas mal d’alternatives en matière de hardcore (particulièrement) sombre et (particulièrement) sauvage. Je vais pas me lancer dans une énumération de mes derniers frissons crustisants ici mais sachez que plus le 21 décembre se rapproche, moins je suis triste.

 

Cependant, parmi les armées de coreux sales, violents et pessimistes qui peuplent ma platine, je dois dire que les allemands de Deathrite n’ont pas leur pareil pour me coller un sourire malsain sur les lèvres. Alors, le programme est toujours aussi simple et concis : tu prends les aspects les plus colériques du hardcore, les travers les plus violents du deathcore et les velléités les plus sombres du metal… On connaît bien la recette maintenant. Mais, force est de reconnaître qu’avec Deathrite, elle est préparée avec un savoir faire et une urgence peu commune. Les (nombreux) riffs blastés rappellent furieusement les derniers efforts de Cursed donc. Même remarque pour ce chant hurlé qui pue la haine, la colère et le goudron brûlant… Assez ultime dans le genre. Vous l’aurez compris, question violence, les allemands n’y vont pas avec le dos de la cuillère (en même temps, je crois pas que ce soit leur spécialité).

 

Le cahier des charges se serait clos là dessus et j’aurais déjà été amplement satisfait ; cependant, la tambouille de Deathrite ne se limite pas juste à suivre la posologie à la lettre mais se permet quelques petits assaisonnements bien sentis. Le groupe se permet donc quelques ralentissements pachydermiques (et jamais trop longs), des dissonances en veux tu en voilà, des larsens stridents itou. Concernant les compo, on dépasse jamais les trois minutes… à une exception près, « locust swarm » et ses 3 :12… Pas de morceau fleuve donc. On se retrouve donc avec à peine 18 minutes de musique ce qui est diablement (niark ! niark !) court pour un 12’... Intense as fuck mais court. Bon, ok, le groupe compense plutôt bien cette concision excessive avec un bien bel artwork à base de messes noires pas originales mais bien senties ainsi qu’une face B sérigraphiée dans le même esprit.

 

Excellent disque… Achat obligatoire… Décrochage de nuque à domicile… etc.

photo de Swarm
le 11/06/2012

1 COMMENTAIRE

daminoux

daminoux le 12/06/2012 à 11:56:16

tres gros carnage.... a écouter absolument

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