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Destrage - "A Means to No End"

Destrage - "A Means to No End"
chronique Destrage - A Means to No End
8/10 0

écouter "Symphony of the Ego"

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CD album CD album (55:50)

 

Style musical : 

Modern Metal pétillant

 

Année : 

2016

 

Tracklist :

01. A Means to No End
02. Don't Stare at the Edge
03. Symphony of the Ego
04. Silent Consent
05. The Flight
06. Dreamers
07. Ending to a Means
08. Peacefully Lost
09. Not Everything Is Said
10. To Be Tolerated
11. Blah Blah
12. A Promise, a Debt
13. Abandon to Random

 

Label : 

Metal Blade

 

Lieu d'enregistrement : 

RecLab Studios
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7.25, 7.75, 8… Et à nouveau 8! La "courbe" des notes attribuées par le jury cglaumien aux albums successifs de Destrage connaît une progression ascendante tout ce qu'il y a de plus saine. D’autant que je ne trouverais pas exagéré qu’un collègue colle même un bon 8,5 à ce A Means To No End tout frais sorti d'un studio milanais. Parce que tout en gardant intact certains des éléments qui font sa force (grosse patate de jeunots qui-n’en-veulent, maîtrise technique de petits prodiges, penchant pour les expérimentations juteuses, et de manière générale: gros appétit), le groupe a su progresser intelligemment, innovant par-ci, peaufinant par-là, ceci sans bouleverser l’équilibre délicat [bœuteries / mélodie / modernité / technique / feeling] qui caractérise sa patte.

 

« Bon, maintenant que tu as bien épousseté le cadre, tu nous brosses un peu le tableau ou bien? »

 

Ça vient, ça vient! Si le côté « modern » du troisième album est toujours bien d'actualité, il prend désormais des atours plus ouvertement Djent. En sachant que l'univers dans lequel s'épanouissent les Italiens reste avant tout un Modern Thrash délicieusement technico-progressif. Par ailleurs, là où Are You Kidding Me? No. péchait encore un peu par une dimension « Teen » trop marquée, cette 4e offrande n’en a gardé que la patate « naïve » et l’énergie tourbillonnante, les mélodies à gros cartable lourdingue n’étant plus trop présentes – ou alors à la sauce Textures plutôt qu'en mode Periphery. Qui plus est le groupe a cette fois encore fait attention à conserver une dimension Rock – presque Punk Rock parfois – qui, additionnée à ses tendances plus progressives, lui permet de ne pas être bêtement relégué dans la catégorie « clivante » du Djent basique pour nerd. Du coup les fondations de l'édifice s'avèrent plus que saines. Et pour ne rien gâcher les divers coups d’éclat qui illuminent ce 4e volume sont désormais mieux répartis entre les différents morceaux, sans qu'aucun de ces derniers ne tire véritablement à lui toute la couverture.

 

« Alors explique, ‘spèce de sagouin: pourquoi tu maintiens sadiquement leur courbe des notes sur le plateau du 8? ‘zauraient pas mérité de progresser encore d’un cran tes zébulons là? »

 

Tu sais pertinemment, ma couille – permets moi cette familiarité, vu comment qu'tu m'causes –, que la notation reflète une appréciation forcément extrêmement subjective. Et il se trouve que sur A Means To No End, Destrage a décidé que, je cite: « Circus days are over ». De fait, même si ça pétille toujours sévère dans les écouteurs, on constate en effet que nos amis ont complètement abandonné le petit côté Nawak qui nous les rendait si sympathiques.

 

... Et ça, ça se sanctionne: bam dans ta note!

 

Plus sérieusement, en effet, ce nouvel album laisse voir un groupe qui continue de progresser dans la "bonne" direction (celle du succès et de la maturité). Mais bien qu'il soit question de progression, on peut toujours parler – pour les décrire rapidement – d’un Protest The Hero plus jeune et plus « Djentcore ». Ou d’un mélange entre Periphery, Scale The Summit et Psykup. On aura d'ailleurs cette fois encore l’occasion de s’extasier sur ces trips Tom Morellesques auxquels les deux guitaristes semblent se livrer avec délectation (à partir de 2:29 sur « Silent Consent », lors du solo extraterrestre de « Dreamers », au début de « Blah Blah », etc). A vrai dire, en dehors de la dénawakification précédemment évoquée et d’un emprunt un peu trop clairement The Hauntedien sur une partie de « Dreamers », pas grand-chose à reprocher au groupe sur ces 13 nouveaux titres. D’autant qu’il nous propose une belle collection de nouveaux tubes, parmi lesquels « Symphony of The Ego » (le premier single), « Not Everything Is Said », « To Be Tolerated » et surtout « Blah Blah » sont les plus beaux spécimens.

 

Du coup, oui: cela valait bien le coup d’attendre avec impatience ce A Means To No End qui réussit avec brio à remplir le contrat du progresser-sans-se-dénaturer sur lequel tant de formations butent. Alors n’attendez pas la visite biannuelle chez votre dentiste pour empoigner votre caddie virtuel et mettre le dernier Destrage dedans.

 

** Note de la Fédération Nationale des Professionnels de l'Entretien Bucco-Dentaire: nous nous désolidarisons totalement du jeu de mot pourri ci-dessus… **

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La chronique, version courte: plus homogènement accrocheur, plus fin, moins « d’jeune », moins Nawak (snif), mais toujours aussi brillant dans son mélange personnel de Thrash moderne & progressif, de Math-truc-core et de Djent’n’Roll, Destrage livre avec A Means To No End le très bon 4e album que sa trajectoire discographique – et ses fans – réclamait.

photo de Cglaume
le 21/10/2016

Note des commentateurs : 8/10 (sur 2 votes)

Commentaires

mcmetal

Sa note : 8/10

mcmetal le 21/10/2016 à 18:13:25

Totalement d 'accord avec toi , un bon 8 car ils restent très doués

Tookie

Sa note : 8/10

Tookie le 15/11/2016 à 21:38:07

Un album de Destrage facile d’abcès ! (et excellent en effet)

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