Disowning - Human Cattle

Disowning - "Human Cattle "
chronique Disowning - Human Cattle

Après un premier Ep sorti en 2018, l'alliance franco-québécoise constituée par Disowning pond sa première galette.

En jetant un œil sur la pochette, on se doute que le combo ne fait pas dans la synth-pop hispanisante à tendance psychédélique.

Les membres du combo ne sont pas d’illustres inconnus d'ailleurs, au passage.

The Butcher a déjà braillé chez Offending (Brutal Death), Jérome et Peb tenant les deux grattes ont officié dans Hyskal (Metal prog) Voilà pour le pedigree expédié et dont pas mal de monde se moque, avec raison, pour pouvoir se concentrer sur le son, le gros, le bon.

 

Pas de souci ici, Human Cattle désosse de façon carré. "Ghost Area" chaloupe d’entrée par sa structure maligne, ses blasts fugaces et ses vocaux. La fin du morceau se la joue roublarde aussi, vous verrez, avec une baisse de son progressive : ça peut passer ou pas.

Le combo a une approche résolument oldskull du truc oui, on est d'accord. Mais les compos étalent de bonnes grosses tartines de riffs soulignés par des soli de très bonne fracture.

La monotonie n'est pas de mise ici car le moindre break sert une efficacité de tout les instants. Les plans pesants ou véloces s’enchaînent mais sans prétention. Pas de démonstration vaine de technique juste du Death qui nique. Et tout le monde fait rudement bien son job. La prod laisse ainsi la place à une basse affûtée comme le hachoir de mon boucher préféré et à un chant puissant résolument poilu.

 

L'atmosphère se rapproche alors peu à peu d'un Immolation à mesure que l'album s'installe dans les oreilles. Il ne manque pas grand chose pour que Human Cattle nous prenne vraiment à la gorge pour nous broyer la trachée. Un soupçon de folie, un remugle de fosse commune aurait ainsi fait de ce premier essai longue durée un coup de hache sur la nuque qui nous laisse en fauteuil. Seul "Inner Emptiness" nous colle réellement le frisson alors que les autres morceaux nous font simplement sourire méchamment.

 

En l'état, cette plaque bien construite et respirant le bonheur de faire le mal, donne envie d'y retourner mais pas forcément d'accrocher un poster du groupe dans les WC.

photo de Crom-Cruach
le 05/09/2019

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