Do Or Die - The downfall of the Human race

Do Or Die - "The downfall of the Human race"
chronique Do Or Die - The downfall of the Human race

Do or Die surfe sur le palindrome du 11 novembre 2011 pour publier son sixième albumThe Downfall of the Human race. Au programme, Hardcore, metalcore, quelques pointes death  et une respiration quasi prog-metal que l’on jurera sortie du dernier double album de Guillaume Pingard qui s’appelle « Phoenix ».  Comme pour les autres albums, le propos est sombre même s’il glorifie à nouveau la rue et le respect de soi-même comme le respect de la « scène » (sic). La chute du genre humain est programmée et Do or Die nous en délivre la bande-son idéale, histoire de pouvoir donner le dernier coup de rein pour se hisser au-dessus de la mêlée des moutons qui bêlent leur mal-être à n’en plus finir. Pour peu ou prou, ça fait une douzaine d’années que la rage non-contenue du combo vitupère dans nos esgourdes. Do or Die est une machine de live et de Bomal sur Ourthe à Pétaouchnok en passant par New-York, ils ont pris plaisir à faire suer les murs. Voilà c’est à peu près tout.

 

Musicalement me direz-vous, Do or Die fait du Do or Die ou plutôt applique une formule à la lettre en n’y touchant que le moins possible. C’est efficace et personne n’a à l’idée de reprocher à Unsane, par exemple,  de continuellement faire du Unsane ! Leur potion metal-HxC a fait ses preuves et elle permet toujours au combo de vivre ses frustrations et ses rancœurs.   Oui, c’est peut-être la marque de fabrique du groupe, être perpétuellement en guerre contre quelque chose, quelqu’un à commencer par eux-mêmes (psychanalyse quand tu nous tiens).  Il faut se pencher sur le chemin déjà parcouru par le groupe et plus particulièrement son indéboulonnable leader pour comprendre ce degré de tension. 

 

C’est qu’il en a fait pour cette scène le Chris, on serait tenté de dire que dans son plat pays, s’il n’est pas le premier à l’avoir promeut, il fut l’un des passionnés les plus engagés de la cause hardcore. En Belgique, impossible de ne pas l’avoir déjà vu à l’œuvre (avec Stuck UP/ DoD première mouture) ou sur le coin gauche devant une scène pour qui se rend modérément à des concerts.  N’importe qui, qui a vécu un festival de Dour l’a vu, lui et son groupe. C’en est même une blague récurrente, Do or Die joue quasi chaque année « à la Cannibal Stage » ! En même temps, c’est facile pour le boussutois d’aller fouler les terrils voisins, à l’aise en tongs en traversant son jardin presque.

 

 

Do or Die, le Hardcore, la scène belge… Ça en mériterait un dossier, tiens ! Histoire aussi de comprendre par un autre biais la situation géopolitique belge, tant que nous y sommes.  D’un côté le H8000, la Flandre occidentale , les labels Goodlife Recordings et Genet (je ne parlerai pas de Pyrrhus) et tous les Liar, Morning Again, Comin’ Correct et Length of time (encore des références pour les plus anciens et les curieux) ; à Bruxelles les cultes Deviate  et en Wallonie Chris avec Stuck Up et Do or Die.  Et allez savoir pourquoi, cette maladresse qui le pousse à être l’outsider rêvé. Au final un peu moins de 20 ans que ça tangue, et il est toujours là… En même temps ce ne sont pas des remous qui peuvent effrayer un ancien gars de la marine. Oui l’organisation d’un côté et la débrouille, la rage au cœur de l’autre.

 

Ce qui est touchant, c’est qu’à presque chaque sortie d’album, « on va voir, ce que l’on va voir ». Au final l’expérience, le partage de scènes avec des cadors du milieu (en même temps à Dour, c’est plus facile), le même engouement intact à faire bouger le pit et une belle tripotée de morceaux emballants qui nagent avec d’autres plus dispensables sur chaque plaque.  Do or Die, on ne voudrait  pas que cela change,  pour rien au monde. 

photo de Eric D-Toorop
le 17/02/2012

1 COMMENTAIRE

john duff

john duff le 17/02/2012 à 10:43:52

"Do Or Die surfe sur le palindrome du 11-11-2011 pour publier son 6e album". C'est naze !

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